Dossier bailleurs — étape sombre · publication à la signature du mandat (8–9 juillet 2026) DFI dossier — staged dark · publishes on mandate signature (8–9 July 2026)

Note de Concept ADFIC — architecture souveraine & annexes techniques

Document de référence agnostique au bailleur : la note de concept et les annexes techniques de l'Agence, indépendamment de la fenêtre de financement. Les dossiers de soumission spécifiques — AfDB, Banque Mondiale, GCF — sont téléchargeables en packs depuis le sommaire bailleurs.

Établissement institutionnel de l'ADFIC — Assistance technique

République de Côte d'Ivoire



Note de bas de page sur le nom de travail : ADFIC est le nom de travail ; le nom officiel sera fixé par le Conseil des Ministres en Phase 1. (F-RV-006)

DIVULGATION OBLIGATOIRE DES RELATIONS ENTRE ENTITÉS

Relation entre entités (Doctrine 1 — chaîne Emprunteur → Ministère → AT → ADFIC)

La chaîne de logique institutionnelle qui régit cette Note Conceptuelle est la suivante :

flowchart TD
  n0["République de Côte d'Ivoire (bénéficiaire de la subvention / emprunteur)"]
  n1["MINHAS (ministère de mise en œuvre)"]
  n2["AT du Bailleur Concessionnel (subvention de la facilité concessionnelle + facilité concessionnelle) — le mécanisme financé"]
  n3["établissement de l'ADFIC — NIVEAU 1 : EPIC souverain de droit public ivoirien.
L'ENTITÉ FINANCÉE. Détient la propriété intellectuelle de la méthodologie (OHADA-CI), les équipements, la plateforme de données.
Rôle = substrat de MRV / readiness / origination. PAS un détenteur/émetteur d'obligations."] n4["RV Iroko SA — NIVEAU 2 : consortium privé d'architecture de capital
(OHADA-CI, filiale de Regenerative Ventures Advisory FZCO).
PAS le bénéficiaire, PAS l'emprunteur, PAS un propriétaire d'aucun instrument.
Deux contrats sans lien de dépendance avec l'ADFIC : licence de méthodologie (Stream C 15 %)
+ contrat d'exploitation des équipements. LES HONORAIRES DE RV SONT EXCLUS DU COFINANCEMENT."] n0 --> n1 n1 --> n2 n2 --> n3 n2 --> n4

L'Assistance technique proposée financera l'établissement et les opérations de première année de l'Agence pour le Développement, le Financement et l'Infrastructure Climatique (ADFIC¹), un nouvel EPIC souverain (Établissement public à caractère industriel et commercial) de droit public ivoirien. L'ADFIC est le produit institutionnel à créer ; le bénéficiaire de la subvention / emprunteur est la République de Côte d'Ivoire ; le ministère de mise en œuvre est le Ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), désigné chef de file de l'agence. Le rôle de l'ADFIC est de fournir le substrat de MRV, de méthodologie et de préparation au financement climatique qui dé-risque le pipeline d'eau du Grand Abidjan du Bailleur Concessionnel et permet l'éventuelle obligation bleue d'ONEP-SA — elle ne détient, n'émet ni ne reçoit aucune obligation ni produit de cofinancement.

¹ ADFIC est le nom de travail ; la dénomination officielle sera fixée par le Conseil des Ministres lors de la Phase 1. (F-RV-006)

Rôle de RV et des affiliés — Divulgation du pare-feu à double niveau (Doctrine 2)

Iroko Climat est structuré sur une architecture à double niveau. Niveau 1 = ADFIC, un EPIC souverain de droit public ivoirien, qui détient la propriété intellectuelle de la méthodologie (enregistrement OHADA-CI), les équipements et la plateforme nationale de données ; c'est l'entité financée par l'AT du Bailleur Concessionnel. Niveau 2 = RV Iroko SA (OHADA-CI, filiale de Regenerative Ventures Advisory FZCO), le consortium privé de conception d'architecture de capital qui a conçu et mettra en œuvre la licence de méthodologie et le contrat d'exploitation des équipements dans le cadre de deux accords sans lien de dépendance avec l'ADFIC. RV Iroko SA et ses affiliés ne sont ni le bénéficiaire de la subvention, ni l'emprunteur, ni des propriétaires ou émetteurs d'aucune obligation bleue ou instrument de cofinancement. Le bénéficiaire de la subvention est la République de Côte d'Ivoire. Les honoraires de RV sont exclus du cofinancement et ne constituent pas une utilisation des fonds du Bailleur Concessionnel (voir §2.5.4 et le bloc Cofinancement ci-dessous). Onze mécanismes de pare-feu vérifiables régissent cette séparation (F1–F6 fondamentaux ; F7–F11 régissant les Streams D+E), dont un plafond de concentration des revenus affiliés à RV de 60 % (F9), un seuil d'appel d'offres ouvert pour les mandats dépassant 100 000 US$, et une revue triennale des redevances du Stream C.


FICHE D'INFORMATION DU PROJET (mini)

ChampEntrée
Titre du projetÉtablissement institutionnel de l'ADFIC — Assistance technique
PaysRépublique de Côte d'Ivoire
Bénéficiaire de la subvention / emprunteurRépublique de Côte d'Ivoire
Ministère de mise en œuvreMINHAS — Ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité (chef de file) ; Ministre Dr. Amédé Koffi Kouakou (F-NM-010)
Produit institutionnelADFIC — EPIC souverain de droit public ivoirien (nom de travail)
Instrument de financementSubvention d'Assistance technique (établissement institutionnel, 24–36 mois)
Fenêtre source primairela facilité concessionnelle (Facilité Africaine de l'Eau), facilité continentale de préparation de projets hébergée par le Bailleur Concessionnel
Fenêtre secondaire / complémentairela facilité concessionnelle — CIV (pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure) éligible
Montant de l'AT (3 paliers)Lean 3,25 M US$ (levier 424×) · Base 4,5 M US$ (levier 307×) · Full / phare 6,0 M US$ (levier 230×) — tous sur l'enveloppe mobilisable du secteur de l'eau de 1,38 Md US$
Cadrage phare6,0 M US$ = 0,435 % des 1,38 Md US$ mobilisés / 0,087 % des 6,9 Md US$ du Pacte
DeviseDollars des États-Unis (US$) ; FCFA lorsque la source est libellée en FCFA
CalendrierÉtablissement + opérations de première année, 24–36 mois (Phase 0 → Phase 1 → Phase 2)
SecteurSécurité de l'eau / infrastructure de financement climatique (eau d'abord ; extension trans-sectorielle en Phase 2)
Catégorie E&S (ISS)Catégorie 2 (institutionnelle / AT — modérée) ; aucun ouvrage physique (voir §3.2)
Pipeline dé-risquéPERIEP-GA (P-CI-EA0-006) — étude de faisabilité/ingénierie d'eau potable du Grand Abidjan du Bailleur Concessionnel
Fenêtre stratégiqueGroupe Consultatif, 8–9 juillet 2026, Sofitel Hôtel Ivoire, Abidjan (PND 2026–2030)
Conditions clésDécret d'établissement de l'ADFIC (Conseil des Ministres) ; confirmation d'éligibilité à la facilité concessionnelle ; protocole de subvention de la facilité concessionnelle ; engagements de pare-feu (voir §5)

1 · CONTEXTE STRATÉGIQUE

1.1 Contexte et stratégie du pays

En moins de dix-huit mois, la République de Côte d'Ivoire a posé trois actes institutionnels de premier rang qui convergent vers un horizon unique. Le Pacte National pour la Sécurité de l'Eau (avril 2026) engage un programme d'investissement sectoriel de 6,9 milliards US$ pour 2026–2030 couvrant 32 millions d'habitants (F-PK-001). La Contribution Déterminée au niveau National 3.0 (octobre 2025) lie la République, devant la CCNUCC, à une réduction de 33,07 % des GES d'ici 2035 par rapport à la référence de 2018 (F-CD-001) et à 75 000 emplois verts d'ici 2030, dont 40 % pour les femmes (F-CD-002/003). Et en mars 2026, le Conseil du GCF (44e réunion) a décidé d'établir un Bureau régional du GCF à Abidjan, faisant de la ville l'ancrage du financement climatique francophone pour l'Afrique de l'Ouest, centrale et du Nord (F-GF-025), coprésidé par Seyni Nafo (Mali) et Leif Holmberg (Suède).

Des indicateurs-pays clés cadrent l'opération :

1.2 Contexte sectoriel et institutionnel — l'impératif de capacité d'absorption

La Côte d'Ivoire ne fait pas face à un déficit de capital ; elle fait face à un capital qui ne trouve pas son institution. Le signal le plus clair est quantitatif : le PASEA (Projet d'Appui à la Sécurité de l'Eau et à l'Assainissement, Banque Mondiale P177118 — 250 M US$ BIRD Phase 1, révisé 264,66 M US$), effectif depuis septembre 2024, n'a enregistré que 2,77 % de décaissement à fin 2024 (F-PS-011) — non pas un échec de l'opération, mais l'absence d'un substrat institutionnel capable d'absorber, de mesurer et de structurer. La Composante 4 AT de 30 M US$ du Pacte (verbatim du Pacte — F-PS-010) finance la transformation ONEP→ONEP-SA ; l'enveloppe totale de la Composante 4 du PASEA est de 44 M US$ (les chiffres de 30 M US$ et 44 M US$ décrivent des périmètres différents et ne sont pas contradictoires).

La République a elle-même nommé la lacune. La Quatrième Communication Nationale (QCN4), déposée auprès des Nations Unies en avril 2026 (F-CD-004), identifie au Chapitre VI une « insuffisance d'experts nationaux qualifiés et de capacités institutionnelles pour la gestion intégrée des ressources en eau ». Le Code de l'Eau de 2023 (Loi n°2023-902) attend toujours l'adoption de ses quatorze décrets d'application. Le Bureau du Marché Carbone (Décret n°2024-658 du 1er août 2024) existe sans registre opérationnel. Malgré le PASEA et son prédécesseur PREMU, la Côte d'Ivoire n'a toujours aucune institution souveraine capable de (a) développer et maintenir une méthodologie de MRV nationale certifiée pour les résultats climatiques du secteur de l'eau ; (b) exploiter une plateforme nationale de données eau-climat intégrant les flux de la SODEXAM, du BNETD et de l'ONEP ; ou (c) fournir le substrat de conception réglementaire et de préparation financière pour une obligation bleue d'ONEP-SA conforme aux Green Bond Principles de l'ICMA (juin 2025, F-BB-014) et à l'IFC Blue Finance Framework v2.0 (septembre 2025, F-BB-015). La CIV n'a jamais eu de proposition de financement eau du GCF approuvée dans l'histoire du pays (F-GF-022) — une lacune de primo-arrivant que l'ADFIC comble directement.

1.3 Justification de l'intervention du Bailleur Concessionnel — l'argument de non-duplication

Une revue d'intelligence de second passage (Chronicle, 7 juin 2026) confirme qu'aucune entité continentale ne duplique l'ADFIC. Le verdict est définitif : chaque initiative s'assemblant autour de l'engagement eau de la CIV est un programme de financement, un organe politique, ou une étude — aucune n'est une institution nationale de préparation de projets d'eau.

EntitéTypeDuplique l'ADFIC ?Position de l'ADFIC
la facilité concessionnelle (Facilité Africaine de l'Eau)Institution continentale existante hébergée par le Bailleur Concessionnel ; Stratégie 2026–2030 renouveléeNonla facilité concessionnelle est un bailleur de l'établissement de l'ADFIC
AUSII (Africa Urban Sanitation Investment Initiative)Nouvelle fenêtre de financement au sein de la facilité concessionnelleNonL'ADFIC est la contrepartie nationale CIV manquante par laquelle AUSII se déploie
AIP Blended Investment FacilityProgramme (opérationnalisé en 2024)NonL'ADFIC alimente le pipeline de l'AIP
NAFAD Infrastructure Investment FacilityAMI de faisabilité (mai 2026) ; pas encore opérationnelleNonNAFAD est l'architecture ; l'ADFIC est le substrat national
Global Outlook Council on Water InvestmentsConseil politique de haut niveau (héritage G20, août 2025)NonUn niveau entièrement différent
Bureau régional du GCF à AbidjanPrésence régionale permanente (décision du Conseil de mars 2026)NonUne nouvelle voie d'accès pour les projets de l'ADFIC
PERIEP-GA (P-CI-EA0-006)Étude du Bailleur Concessionnel (enregistrée le 20 fév. 2026)NonPERIEP-GA génère le pipeline que l'ADFIC structure

la facilité concessionnelle, repositionnée lors de son 25e Conseil de Gouvernance (Le Caire, 5–6 novembre 2025 ; Président Dr. Hani Sewilam) comme « facilité de premier plan continentale pour la préparation de projets », a financé environ 150 projets dans 52 pays, mobilisant environ 4 milliards d'euros en aval, avec une fourchette de subvention par projet de 50 K€–5 M€. Sa fenêtre AUSII — 12 M€ levés (Nordic Development Fund) contre une cible initiale de 30 M US$ et une ambition décennale de 320 M US$ — nomme la CIV comme l'un des 7 pilotes (avec le Kenya, l'Ouganda, la Zambie, le Ghana, la Mauritanie, le Togo). AUSII n'a aucune structure nationale de mise en œuvre en CIV ; l'ADFIC est précisément cette contrepartie absente. L'ADFIC comble une lacune dont chacune de ces entités continentales crée la demande.

1.4 Opportunité d'investissement

L'ADFIC est le substrat souverain de MRV / origination qui dé-risque le pipeline d'eau du Grand Abidjan du Bailleur Concessionnel (PERIEP-GA, P-CI-EA0-006) — enregistré le 20 février 2026, au stade pré-investissement / faisabilité — et convertit l'ambition de 6,9 Md US$ du Pacte de la CIV en pipelines de projets bancables, alignés sur le GCF et conformes à la CDN 3.0. PERIEP-GA prépare les spécifications techniques bancables pour un investissement majeur en eau potable du Grand Abidjan ; l'opération de prêt en aval qu'il alimente est ce qui est « énorme », et l'ADFIC est l'institution qui rend cette opération absorbable.

à confirmer — PERIEP-GA: the downstream lending envelope (US$), the AfDB task-manager / owning division (RDGW vs OWAS), and the Board presentation year (2027 inferred from a standard 18–30-month cycle, not published). Requires AfDB-insider confirmation.

La logique de levier est explicite. L'enveloppe mobilisable / convertible du secteur de l'eau de 1,38 Md US$ est le dénominateur que l'AT de l'ADFIC dé-risque (levier = 1,38 Md US$ ÷ palier). Au palier phare, 6,0 M US$ équivalent à 0,435 % des 1,38 Md US$ mobilisés et 0,087 % des 6,9 Md US$ du Pacte — un Palier-A concessionnel minimal qui débloque un Palier-C d'un ordre de grandeur plus important. Des opérations de substrat comparables valident l'ordre de grandeur : le GCF FP074 Burkina Hydromet (22,5 M US$, 100 % décaissé, F-GF-019) est le précédent pour un substrat souverain de données MRV.

1.5 Coordination des partenaires au développement

L'opération se positionne au sein d'une architecture déjà financée, et non comme une demande isolée. La Composante 4.1 du PASEA (7 M US$ de Renforcement Institutionnel, F-PS-009) est le véhicule complémentaire de la Banque Mondiale ; l'AT proposée du Bailleur Concessionnel occupe un périmètre distinct et additif (voir §3 et §4). Le volet Readiness du GCF (jusqu'à 1 M US$/an, F-GF-004), porté par le MINEDDTE/DICMF en tant qu'Autorité Nationale Désignée, avance en parallèle et de manière indépendante. Le Bailleur Concessionnel co-organise le Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026 avec la Banque Mondiale, l'UE et l'ONU. Le cadrage tout au long est « enveloppes existantes + nouveau bilatéral = mobilisation totale » : la République ancre l'établissement avec ses propres ressources (réallocation du C4 du PASEA, lignes budgétaires MINHAS / MINEDDTE / Eaux et Forêts, la convention AFD C2D), et le Bailleur Concessionnel finance la montée en échelle, non l'amorçage.


2 · DESCRIPTION DU PROJET

2.1 Objectif de Développement du Projet (ODP)

Établir la fondation institutionnelle et méthodologique d'une gouvernance du secteur de l'eau prête au financement climatique en Côte d'Ivoire, attestée par : (i) la publication du décret d'établissement de l'ADFIC au Journal Officiel de la République ; (ii) l'opérationnalisation d'une plateforme nationale de MRV avec des intrants de données provenant d'un minimum de trois sources de données nationales (SODEXAM, BNETD, ONEP) ; et (iii) la livraison d'une évaluation certifiée de readiness d'ONEP-SA répondant aux normes techniques du Bailleur Concessionnel et du GCF.

Le rôle de l'ADFIC est l'habilitation, non la propriété : elle fournit le substrat de MRV, de méthodologie et de conception réglementaire qui rend le secteur bancable. ONEP-SA et le Ministère des Finances détiennent et émettent l'éventuelle obligation bleue. L'ADFIC ne détient pas d'actifs, n'émet pas d'obligations et ne mobilise pas directement de financement privé.

2.2 Théorie du changement (synthèse)

L'intervention se lit comme une chaîne causale unique — intrants → activités → produits → effets → impact → changement de paradigme — chaque maillon levant un obstacle nommé :

2.3 Description de l'ADFIC

L'ADFIC prend la forme d'un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière. Trois options de constitution (A : EPIC pur ; B : EPIC avec participation ; C : société d'économie mixte à capital public majoritaire) sont documentées et arbitrées en Phase 1.

Gouvernance — trois niveaux distincts (Mandat Fondateur v5, 7 juin 2026) :

  1. Comité de Pilotage (sommet décisionnel) — présidé en permanence par le Premier Ministre, Robert Beugré Mambé ; fixe les grandes orientations stratégiques et tranche les désaccords résiduels.
  2. MINHAS, chef de file unique (tutelle opérationnelle) — Ministre Dr. Amédé Koffi Kouakou ; convoque et préside le conseil interministériel, détient le siège souverain de premier plan au Conseil.
  3. Conseil inter-ministériel (coordination programmatique) — MINHAS (chef de file) + MINEDDTE (Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique ; Ministre Abou Bamba ; NDA via DICMF) + Eaux et Forêts (Ministre Jacques Assahoré Konan) + ONEP (membre opérateur).

Le Conseil d'Administration comprend 12 sièges : six sièges souverains votants (Primature, Présidence, MINHAS [chef de file], MINEDDTE, Eaux et Forêts, MEF en rotation), un observateur ONEP non votant, deux observateurs DFI non votants (Banque Mondiale / GCF Hub Abidjan), deux votants techniques indépendants, et un votant société civile / universitaire. L'ADFIC est conçue dès le Jour 0 pour devenir une Entité d'Accès Direct du GCF (catégorie B / I-2 ; RAF B.42/13, F-GF-013/016) ; l'ambition d'accréditation est mesurée — aucun automatisme n'est revendiqué.

Véhicules / instruments : une plateforme méthodologique souveraine à cinq modules — (1) Audit (IoT/SCADA/télédétection, normes AWWA) ; (2) Méthodologie (ICMA GBP, IFC Blue Finance v2.0) ; (3) Données (registre national, substrat SIG, interopérabilité avec le Bureau du Marché Carbone, exploité par Equanym.ai — Ibrahim Touré, ex-BNETD — dans le cadre d'un contrat sans lien de dépendance) ; (4) Vérification (MRV pour obligations bleues, crédits eau-carbone, fonds d'adaptation ; Verra/VCS, Gold Standard, notification CCNUCC) ; (5) Académie Iroko Climat (15–20 experts nationaux certifiés par cohorte, F-RV-005), répondant directement au déficit du Chapitre VI de la QCN4.

Approche d'investissement / d'exploitation : l'ADFIC est un substrat. Elle se positionne en dessous du MINHAS, du MINEDDTE, des Eaux et Forêts, d'ONEP-SA, de l'ONAD, de la SODECI, du BNETD et des bailleurs — auditant, mesurant, collectant des données, originant des projets bancables et structurant la mobilisation de capital — sans jamais coordonner à leur place, sans jamais accumuler de pouvoir. L'iroko (Milicia excelsa), un bois dur patrimonial ivoirien, nomme la doctrine : ancré profondément, soutenant l'écosystème sans être vu.

2.4 Composantes du projet

ComposantePérimètrePondération indicative
A — Établissement juridique de l'ADFICStatuts, dossier de décret du Conseil des Ministres, enregistrement EPIC, conception de gouvernance, cadre de coordination à trois niveaux, AQ juridique OHADAFondationnelle
B — Méthodologie MRV & Plateforme nationale de donnéesMéthodologie MRV nationale du secteur de l'eau ; intégration SODEXAM (27 stations → cible 100+, F-CD-008 à vérifier) ; protocoles de données BNETD et ONEP ; comblement de la lacune du Chapitre VI de la QCN4 ; Base Scientifique Climatique ; sécurité de la plateforme & E&MPlus grande composante technique
C — Préparation réglementaire & financière pour ONEP-SAÉvaluation de readiness d'ONEP-SA (ICMA GBP / IFC Blue Finance v2.0) ; cadrage du parcours de rehaussement de crédit (BIRD/MIGA + ATIDI + IFC + GuarantCo) ; intrant analytique de réforme tarifaire (R4) ; appui à la législation habilitante du régulateur de l'eau (R9)Additive au C4.1 du PASEA
D — Gestion de projet, S&E & Audits de terrainUGP au sein du MINHAS ; GF et passation de marchés ; audits de terrain des bassins prioritaires ; voyage d'étude ; audits techniques indépendants An 1 et An 2 ; plan d'action genre ; renforcement des connaissancesTransversale

L'AT finance l'établissement de l'ADFIC (Niveau 1) et les opérations de première année — personnel, équipements, audits de terrain des bassins prioritaires, construction de la Base Scientifique Climatique, voyage d'étude, finalisation juridique/fiscale, et S&E. Ce n'est pas un honoraire de RV.

2.5 Coût total du projet — AT à 3 paliers & cofinancement

2.5.1 Coût de l'AT à trois paliers (établissement, 24–36 mois)

PalierMontant de l'ATLevier sur 1,38 Md US$Cadrage phare
Lean3,25 M US$424×Périmètre d'établissement minimal
Base4,5 M US$307×Établissement standard + opérations de première année
Full (phare)6,0 M US$230×6,0 M US$ = 0,435 % des 1,38 Md US$ mobilisés / 0,087 % des 6,9 Md US$ du Pacte

Les 1,38 Md US$ constituent l'enveloppe convertible / mobilisable du secteur de l'eau que l'AT de l'ADFIC dé-risque — le dénominateur du levier (1,38 Md US$ ÷ palier = levier). Le chiffre est verrouillé. Les jeux de paliers antérieurs 3,2 / 6 / 9 et 1,8 / 3,2 / 5,5 sont supersédés et non utilisés.

2.5.2 Cofinancement & mobilisation de ressources (stade conceptuel)

SourceMontantTypeStatut / pertinence
Subvention d'établissement de la facilité concessionnelle (proposée)3,25 M / 4,5 M / 6,0 M US$ (3 paliers)Subvention AT — fenêtre primaireProposée par cette NCP
la facilité concessionnelle (complémentaire)Composantes de conception institutionnelleSubvention AT — fenêtre secondaireCIV (revenu intermédiaire tranche inférieure) éligible
PASEA C4.1 — Renforcement Institutionnel7 M US$ (F-PS-009)IDA (existant, Banque Mondiale)Véhicule complémentaire ; enveloppe totale C4 44 M US$ ; AT de 30 M US$ citée par le Pacte pour ONEP-SA
Readiness du GCF via NDA (MINEDDTE/DICMF)jusqu'à 1 M US$/an (F-GF-004)Subvention — volet parallèleSoumission séparée ; renforce la readiness
Lignes budgétaires nationales (MINHAS / MINEDDTE / Eaux et Forêts) + réallocation AFD C2Dstade d'amorçageRessources propres de l'ÉtatAncre l'établissement (« montée en échelle, non amorçage »)
Licence de méthodologie RV Iroko SA + contrat d'exploitation des équipementscommercial sans lien de dépendancePAS un cofinancement — excluDivulgué selon la Doctrine 2 ; pas une utilisation des fonds du Bailleur Concessionnel
Règle de cofinancement (discipline verbatim) : Les honoraires de RV ne sont pas une utilisation des fonds du Bailleur Concessionnel et ne sont pas comptabilisés comme cofinancement. Le pré-développement de RV est une contribution-en-nature non tarifée. Le capex du DFI transite directement vers l'ADFIC (Niveau 1), jamais via RV Iroko SA (Niveau 2).
à confirmer — Pacte DFI sub-breakdown: the US$6.9B Pacte breakdown by individual DFI (AfDB vs WB vs AFD vs BID specific commitments). The WB PDF is not text-extractable; only the headline financing split (État 30% / WB+AfDB 25% / bilatéraux 20% / privé-PPP 20% / ménages 5%) and the ">US$1B private" target are public. Requires AfDB-insider confirmation.

Pour le contexte macro, la répartition de financement propre au §7.2 du Pacte est : État 30 % (2,07 Md US$) · Banque Mondiale + Bailleur Concessionnel 25 % (1,725 Md US$) · bilatéraux 20 % (1,38 Md US$) · privé/PPP 20 % (1,38 Md US$) · ménages 5 % (0,345 Md US$). Sectoriellement : approvisionnement en eau 3,4 Md US$ · assainissement+drainage+GIRE 3,5 Md US$. Le Pacte fixe une cible de capital privé d'au moins 700 M US$ d'ici 2030 (F-PK-013).

2.6 Bénéficiaires & parties prenantes

Primaires : le MINHAS (chef de file), les membres du conseil interministériel (MINEDDTE, Eaux et Forêts, ONEP), et — à travers eux — la République. Parties prenantes opérationnelles : ONEP-SA (client du substrat ; son obligation bleue de ≥100 M US$ en 2028 a besoin du MRV de qualité investissement de l'ADFIC), ONAD (assainissement), SODECI (affermage), BNETD (ingénierie), le secrétariat du Pacte Eau, et les partenaires DFI (le Bailleur Concessionnel, AFD, BID/IsDB, JICA, BEI, BOAD). Bénéficiaires ultimes : les 11 régions du Nord en dessous de 10–15 % d'accès (F-CD-007) et les femmes, qui supportent ~90 % de la charge de collecte d'eau des ménages (F-CD-011).

2.7 Expérience du Bailleur Concessionnel & leçons reflétées

L'opération reflète le repositionnement par le Bailleur Concessionnel de la facilité concessionnelle comme chef de file continental de la préparation de projets (Stratégie 2026–2030) et la leçon structurelle selon laquelle les fenêtres de financement continentales requièrent des contreparties nationales fonctionnelles pour se déployer. Le pilote CIV d'AUSII manque d'une telle contrepartie ; PERIEP-GA produit des spécifications qu'un substrat national doit convertir en opérations bancables. L'ADFIC opérationnalise les deux leçons. Le moule d'évaluation « nouvelle institution souveraine » (Rapports d'Évaluation de Projet YEIB du Bailleur Concessionnel) régit l'évaluation complète de la Phase A (PAR D2).


3 · APERÇU DE FAISABILITÉ

Financier & économique (additionnalité de type évaluation d'additionnalité). L'argument économique ne repose pas sur un rendement supérieur au coût du capital ; il repose sur la levée d'une condition préalable : tant que le substrat institutionnel n'existe pas, le capital engagé ne se déploie pas (le PASEA à 2,77 %, F-PS-011, en est la preuve). Optimisation des ressources : l'AT d'établissement représente 0,435 % de l'enveloppe mobilisable de 1,38 Md US$ au palier phare — et une fraction encore plus petite du PIB 2024 de 86,5 Md US$. Le levier se lit à plusieurs échelles : ≥1:100 entre la préparation GCF (≤1 M US$/an, F-GF-004) et l'obligation bleue cible (≥100 M US$, F-BB-001) ; 230× / 307× / 424× contre l'enveloppe de 1,38 Md US$ à travers les trois paliers. L'obligation Tanga UWASA (Tanzanie, 53,12 Md TZS à 13,5 %, cotée à la LuxSE sans garantie souveraine, F-BB-010) démontre la faisabilité d'une obligation de service public de l'eau sous-souveraine.

Justification de la concessionnalité. Le financement concessionnel est justifié non par un faible rendement mais par une défaillance de marché d'absorption : trois conditions préalables bloquent le déploiement du capital bilatéral + privé du Pacte — (a) aucune MRV / méthodologie eau éligible (le pays n'a jamais eu de point focal « eau » du GCF, F-GF-022) ; (b) un ONEP non corporatisé ne peut émettre d'obligation ; (c) aucun nœud institutionnel liant la méthodologie climatique au régulateur R9 (2028). L'ADFIC lève les trois.

Environnemental & social (ISS). L'AT de l'ADFIC est une opération de pur renforcement institutionnel — aucun ouvrage physique, aucune acquisition de terres, aucune réinstallation, aucun impact sur la biodiversité. Catégorie proposée du Système de Sauvegardes Intégré 2 (institutionnelle / modérée) ; les facteurs de risque sont de nature gouvernance / acceptation des parties prenantes, aucun ne portant le risque E&S au-dessus de modéré. Catégorisation ISS complète et SGES en D-A4.

Transversal. Résilience (les trois bassins sous CMIP6/CORDEX +1,5 à +2,5 °C d'ici 2050, à vérifier — synthèse R09/R10) ; changement climatique & croissance verte (l'additionnalité est la couche de préparation au financement climatique elle-même) ; genre (Conseil ≥30 % de femmes à partir de M3 ; équipes MRV de terrain ≥40 % de femmes, contre la référence sectorielle ONEP de 9 % ; plan d'action Marqueur Genre du Bailleur Concessionnel en D-A5) ; réduction de la pauvreté, inclusivité et emplois (la fracture d'accès du Nord et les 75 000 emplois verts de la CDN).


4 · APERÇU DE MISE EN ŒUVRE

Dispositions institutionnelles. Le MINHAS est le ministère de mise en œuvre et le chef de file, avec une capacité démontrée à travers le PREMU (noté Satisfaisant) et le PASEA (système de GF opérationnel depuis septembre 2024). Une UGP est établie au sein du MINHAS (ou nichée dans l'UGP existante du PASEA dans le cadre d'un arrangement complémentaire). L'ADFIC, une fois constituée, opère sous la gouvernance à trois niveaux décrite au §2.3.

Passation de marchés. L'opération est dominée par les services de conseil. La passation de marchés suit la Politique de Passation de Marchés 2015 du Bailleur Concessionnel, avec une évaluation du Système de Passation de Marchés de l'Emprunteur (BPS) à l'évaluation ; SFQC / SFQ pour les paquets de conseil de grande valeur (conseil juridique, consortium de méthodologie MRV, intégration de la plateforme de données, équipe de readiness d'ONEP-SA) et SQC pour les missions plus petites. Le marché d'approvisionnement primaire est l'Afrique de l'Ouest francophone (Abidjan, Dakar). Modalités complètes en D-A3.

Gestion financière & décaissement. Subvention AT décaissée via un Accord de Subvention avec la République (MEF comme contrepartie) ou avec l'ADFIC une fois constituée ; paiement sur justification des dépenses (régie d'avance / DRF). Rapports financiers intérimaires semestriels ; audit externe annuel acceptable pour le Bailleur Concessionnel. Vérification par tierce partie accréditée ISO 14064-3 : V1 à M18, V2 à M30, V3 à M42.

S&E, durabilité & risque. Résultats suivis par rapport à un cadre de résultats aligné sur l'IRMF (DR1 « accès accru au financement climatique » ; DR8 « systèmes institutionnels et réglementaires renforcés »), traduits en cibles IRIS+ et ODD (ODD 6 d'abord, puis 13 et 5). La durabilité repose sur un basculement contractuellement instrumenté vers l'autofinancement à M24 — transfert complet de la propriété intellectuelle à l'ADFIC (réenregistrement OAPI, territorial CIV) plus activation des flux de revenus propres. Une matrice de risque équivalente SORT et des Conditions Préalables sont développées en D-A6. Risque dominant = retard : chaque trimestre de fuite est du capital qui ne se déploie pas.


5 · CONDITIONS INDICATIVES

Les suivantes sont indicatives au stade conceptuel ; énumérées intégralement en D-A6 / le PAR D2 §5.

Conditions préalables à l'entrée en vigueur

Conditions préalables au premier décaissement

Autres conditions & engagements


6 · LA DEMANDE + CARTOGRAPHIE DES FENÊTRES

La République, à travers le MINHAS, sollicite une subvention d'Assistance technique pour l'établissement et les opérations de première année de l'ADFIC, à l'un des trois paliers — 3,25 M US$ (Lean, 424×) / 4,5 M US$ (Base, 307×) / 6,0 M US$ (Full, phare, 230×) — mesurée par rapport à l'enveloppe mobilisable du secteur de l'eau de 1,38 Md US$. Le montant phare de 6,0 M US$ équivaut à 0,435 % de cette enveloppe et 0,087 % des 6,9 Md US$ du Pacte.

Cartographie des fenêtres

FenêtreRôleBase
la facilité concessionnelle (Facilité Africaine de l'Eau)Fenêtre AT primaire pour la subvention d'établissement de l'ADFICFacilité continentale de préparation de projets, repositionnée comme chef de file continental (Stratégie 2026–2030, Conseil de Gouvernance du Caire nov. 2025) ; fourchette par projet 50 K€–5 M€ ; la fenêtre AUSII nomme la CIV pilote sans contrepartie nationale — l'ADFIC est cette contrepartie
la facilité concessionnelleFenêtre secondaire / complémentaire pour les composantes de conception institutionnelleFacilité de subvention du Bailleur Concessionnel ; CIV (revenu intermédiaire tranche inférieure) éligible

Les deux fenêtres sont complémentaires : la facilité concessionnelle ancre le substrat de préparation de projets et de MRV ; la facilité concessionnelle complète les composantes de conception institutionnelle et de gouvernance. Le capex du DFI transite directement vers l'ADFIC (Niveau 1) ; les honoraires de RV sont exclus du cofinancement tout au long.


7 · JUSTIFICATION DU CALENDRIER DU GROUPE CONSULTATIF

Le Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026 (Sofitel Hôtel Ivoire, Abidjan), co-organisé par le Gouvernement de Côte d'Ivoire avec la Banque Mondiale, l'UE, le Bailleur Concessionnel et l'ONU pour financer le PND 2026–2030 (enveloppe 114 838,5 Md FCFA / ~190 Md US$ ; cible de mobilisation internationale ~18,5 Md US$, dont ~5,6 Md US$ restent à sécuriser), est la fenêtre du moment fondateur pour l'ADFIC : l'eau est un secteur prioritaire nommé, le Bailleur Concessionnel est co-organisateur, et un concept positionné en amont de l'événement convertit un tour de financement pour des instruments existants en un moment fondateur pour le substrat institutionnel qui rend ces instruments déployables — l'ADFIC comme instrument institutionnel propre de la CIV (une expression des programmes budgétaires 5 & 6 du MINHAS, « appui au financement »), jamais une prescription externe, calé sur la part de 25 % Banque Mondiale + Bailleur Concessionnel du Pacte.

à confirmer — Consultative Group: whether AfDB tables a dedicated water-sector financing session on 8–9 July 2026 and who presents it for AfDB. Requires AfDB-insider confirmation.

ÉLÉMENTS OUVERTS (autocritique — les trois champs à confirmer)

Cette Note Conceptuelle porte exactement trois éléments ouverts, chacun requérant une confirmation d'initié du Bailleur Concessionnel et chacun rendu ci-dessus comme champ visible ; aucun chiffre n'a été inventé à leur place :

  1. à confirmer — PERIEP-GA — enveloppe de prêt en aval (US$) ; gestionnaire de tâche / division propriétaire du Bailleur Concessionnel (RDGW vs OWAS) ; année de présentation au Conseil (2027 inféré). §1.4.
  2. à confirmer — Consultative Group — si le Bailleur Concessionnel inscrit une session dédiée de financement du secteur de l'eau les 8–9 juillet 2026, et qui la présente pour le Bailleur Concessionnel. §7.
  3. à confirmer — Pacte DFI sub-breakdown — la ventilation des 6,9 Md US$ du Pacte par DFI individuel (Bailleur Concessionnel vs Banque Mondiale vs AFD vs BID). §2.5.2.

Document produit par Regenerative Ventures — équipe projet Iroko Climat. Chaîne d'autorité : Build Brief v1 du Bailleur Concessionnel (2026-06-21) → Reference Pack v2.0/v2.1 + supersessions post-Jituboh du CEO → ce document. Moule du Bailleur Concessionnel : PAR §1–2 condensé (entrée de pipeline pour la fenêtre de juillet). Reflète W1 (Note Conceptuelle de Projet de la Banque Mondiale) / G2 (Readiness DFI). Prochain dans le pack : PAR D2 du Bailleur Concessionnel (moule complet à 7 sections) ; D3 Demande de Financement AT (la facilité concessionnelle). Conformité à la doctrine : Relation entre entités ✓ | Pare-feu à double niveau ✓ | Honoraires de RV exclus du cofinancement ✓ | Revenus Y5 Niveau 2 exclus ✓ | 3 champs à confirmer uniquement, aucun autre placeholder (RC-22) ✓


Annexes techniques

Établissement institutionnel de l'ADFIC — Assistance technique


Note de bas de page : ADFIC est le nom de travail ; le nom officiel sera fixé par le Conseil des Ministres en Phase 1.

Relation entre entités + Pare-feu à double niveau. L'Assistance technique finance l'ADFIC (Niveau 1), un EPIC souverain de droit public ivoirien (emprunteur = République de Côte d'Ivoire ; ministère de mise en œuvre = MINHAS). RV Iroko SA (Niveau 2) est le consortium privé d'architecture de capital (OHADA-CI, filiale de Regenerative Ventures Advisory FZCO) — ni le bénéficiaire de la subvention, ni l'emprunteur, ni un propriétaire/émetteur d'aucun instrument. Deux contrats sans lien de dépendance lient l'ADFIC ↔ RV Iroko SA (licence de méthodologie, Stream C 15 % ; contrat d'exploitation des équipements). Les honoraires de RV sont exclus du cofinancement.



CONTEXTE STRATÉGIQUE

Les annexes Contexte stratégique situent la subvention d'établissement de l'ADFIC au regard des priorités stratégiques du Bailleur Concessionnel, de son portefeuille actif en Côte d'Ivoire, des précédents institutionnels comparables, de la situation socio-économique de référence du pays, de l'emprise géographique du projet, de l'agenda national de développement et de la lacune sectorielle et institutionnelle que l'opération comble. Elles constituent la base factuelle, de niveau évaluation, qui soutient l'argument de non-duplication / de lacune structurelle ancrant la justification de l'intervention du Bailleur Concessionnel (D2 §1.3).

La thèse qui les traverse tient en une seule phrase, tirée des propres diagnostics de finance de l'eau du Bailleur Concessionnel et du propre pacte de sécurité de l'eau de la République : la Côte d'Ivoire ne souffre pas d'un déficit de capital — elle dispose d'un capital qui n'a pas encore trouvé son institution. L'opération PASEA (Banque Mondiale P177118, 250 M US$ effectifs depuis septembre 2024) n'avait décaissé que 2,77 % à fin 2024 — non par défaut d'une opération solide, mais parce que la capacité nationale à absorber, mesurer, originer et structurer n'existe pas encore. L'ADFIC est ce substrat manquant.

Les huit annexes Contexte stratégique construisent cette thèse de manière cumulative. L'annexe 1-1 fixe la classification de l'opération au regard des priorités stratégiques du Bailleur Concessionnel et des ODD. L'annexe 1-2 montre la propre exposition active du Bailleur Concessionnel au secteur de l'eau en CIV — l'exposition que l'ADFIC protège et accélère. L'annexe 1-3 établit que le modèle de « substrat souverain » est bien précédent, et non inédit. L'annexe 1-4 fournit la base socio-économique et l'additionnalité climatique de référence. L'annexe 1-5 localise la zone du projet. L'annexe 1-6 relie l'opération à l'agenda de développement propre de la République et à la fenêtre du moment fondateur de juillet. L'annexe 1-7 — l'annexe approfondie — prouve que la lacune institutionnelle est réelle, structurante et non comblée par aucun acteur existant. L'annexe 1-8 cartographie le paysage des partenaires au développement et la non-duplication de l'ADFIC avec chacune de ses lignes. Les annexes Description du projet (2-1 → 2-4) convertissent ensuite ce contexte en logique, composantes, coûts de l'opération et en enseignements reflétés dans sa conception.


Annexe 1-1 : Classification du projet par priorité stratégique, domaine d'intervention et ODD

L'établissement de l'ADFIC est une opération d'assistance technique / d'établissement institutionnel, et non un investissement en travaux de génie civil. Elle ne comporte aucune construction. Elle est classée principalement au titre de la priorité stratégique « Améliorer la qualité de vie des populations africaines » du Bailleur Concessionnel (sécurité et résilience de l'eau), avec une forte classification croisée avec « Industrialiser l'Afrique » (développement des marchés de capitaux et d'un pipeline bancable), étant donné que la production centrale de l'ADFIC est une origination bancable et un substrat MRV qui débloque la finance mixte de l'eau. Les composantes s'alignent sur la Stratégie décennale (SD 2024–2033) du Bailleur Concessionnel, sur sa Stratégie de l'eau et sur le Document de stratégie pays (DSP) de la Côte d'Ivoire.

Tableau 1-1 — Classification du projet par priorité stratégique, domaine d'intervention, source de financement et ODD

ComposanteDescriptionPriorité stratégique principaleDomaine d'interventionCoût (M US$, niveau Full)Source de financementODDAttribution ODD (%)
A — Établissement juridique & gouvernanceÉtablir l'EPIC souverain, le paquet de décrets, le cadre Conseil/DG et la gouvernance à trois niveaux ; renforcement des capacités du MINHASAméliorer la qualité de vieGouvernance institutionnelle pour la sécurité de l'eau1,10subvention la facilité concessionnelle · la facilité concessionnelleODD 6, ODD 16ODD 6 (60 %) · ODD 16 (40 %)
B — Méthodologie MRV & plateforme nationale de donnéesBâtir la méthodologie MRV du secteur national de l'eau, la Base Scientifique Climat et l'intégration des données SODEXAM/BNETD/ONEP ; combler la lacune de capacité du Ch. VI de la QCN4Améliorer la qualité de vieMRV climatique / systèmes de données2,40subvention la facilité concessionnelle · la facilité concessionnelleODD 6, ODD 13ODD 6 (50 %) · ODD 13 (50 %)
C — Préparation obligation bleue ONEP-SA & finance climatiquePréparation de l'obligation bleue (ICMA GBP / IFC Blue Finance v2.0) ; cadrage du rehaussement de crédit ; préparation GCF DAE ; note R9 de législation habilitanteIndustrialiser l'AfriqueDéveloppement des marchés de capitaux1,50subvention la facilité concessionnelle · la facilité concessionnelleODD 6, ODD 9, ODD 17ODD 9 (40 %) · ODD 17 (40 %) · ODD 6 (20 %)
D — Gestion de projet, S&E, savoir, AcadémieUCP ; gestion financière/passation ; SGES/PEP/MGP ; audits de terrain des bassins prioritaires ; voyage d'étude ; audits techniques indépendants ; cohorte Académie Iroko ClimatS.O. (gestion de projet)Coordination du projet & capacité1,00subvention la facilité concessionnelle · la facilité concessionnelleODD 5, ODD 4ODD 5 (50 %) · ODD 4 (50 %)
TOTAL6,00la facilité concessionnelle · la facilité concessionnelleODD 6 / 13 / 9 / 5

Notes. (1) Les coûts sont présentés au niveau Full (de référence) de 6,0 M US$ ; les niveaux Lean (3,25 M US$) et Base (4,5 M US$) portent la même classification avec un périmètre comprimé pour les Composantes C et D (Annexe 2-3). (2) L'attribution des ODD suit la convention du Bailleur Concessionnel consistant à pondérer les contributions de résultats dominantes d'une composante ; l'architecture genre de l'ADFIC (Annexe 3-3, Partie 2) porte l'ODD 5 à travers les Composantes A et D. (3) Aucune composante ne porte de classification de priorité stratégique « Agriculture » ou « Énergie/Lumière » à l'établissement ; l'extension sectoriellement neutre vers la forêt, l'agriculture et l'énergie est une caractéristique de conception de la Phase 2 (Annexe 2-2), et non une ligne de coût de la Phase 1.

Alignement stratégique. L'ODP de l'ADFIC — établir le substrat souverain de MRV / readiness / origination qui convertit l'ambition du Pacte de la CIV en pipelines du secteur de l'eau bancables, alignés sur le GCF et conformes à la CDN 3.0 — s'aligne sur : (i) la SD 2024–2033 du Bailleur Concessionnel (sécurité de l'eau, mobilisation de capitaux privés) ; (ii) la Stratégie de l'eau du Bailleur Concessionnel (la couche de préparation de projet et de bancabilité) ; (iii) la Stratégie de la facilité concessionnelle 2026–2030, adoptée au 25ᵉ Conseil de gouvernance (Le Caire, 5–6 novembre 2025 ; présidence Dr. Hani Sewilam), qui repositionne la facilité concessionnelle comme la « facilité continentale chef de file pour la préparation de projet » et exige explicitement une contrepartie nationale fonctionnelle ; et (iv) le DSP de la Côte d'Ivoire, dont le pilier infrastructures porte la plus grande exposition nationale du Bailleur Concessionnel dans le secteur de l'eau (Annexe 1-2).


Annexe 1-2 : Portefeuille actuel du Bailleur Concessionnel en Côte d'Ivoire

Le Bailleur Concessionnel figure parmi les institutions de financement du développement les plus actives dans le secteur de l'eau et des infrastructures de la Côte d'Ivoire. L'établissement de l'ADFIC n'est pas un point d'entrée dans un secteur que le Bailleur Concessionnel ne connaît pas — c'est une couche de préparation institutionnelle qui dérisque l'exposition ivoirienne existante et en pipeline du Bailleur Concessionnel au secteur de l'eau, principalement l'étude d'eau potable PERIEP-GA (P-CI-EA0-006) et l'opération de prêt en aval qu'elle prépare.

Tableau 1-2 — Opérations actives et en pipeline du Bailleur Concessionnel pertinentes pour le mandat de l'ADFIC (Côte d'Ivoire)

OpérationSecteur / ObjetMontant du projetÉtape / statutDépartement responsablePertinence pour l'ADFIC
PERIEP-GA — P-CI-EA0-006Étude de renforcement des infrastructures d'eau potable, Grand AbidjanÉtude (faisabilité/ingénierie) ; enveloppe de prêt en aval à confirmer — PERIEP-GA: downstream lending envelope (US$) not publicEnregistré le 20 fév. 2026 ; pré-investissement / faisabilitéInféré RDGW + OWAS (conjoint ; standard pour les opérations eau Afrique de l'Ouest) à confirmer — PERIEP-GA: AfDB owning division (RDGW vs OWAS) and task-manager not surfaceable from open sourcesLe pipeline que l'ADFIC dérisque. L'ADFIC fournit le substrat MRV et l'origination bancable que l'opération en aval requiert ; année de présentation au Conseil à confirmer — PERIEP-GA: Board year (2027 inferred from a standard 18–30-month cycle, not published)
PAACA (programme eau/assainissement)Approvisionnement en eau & assainissement, Grand Abidjan31,7 Md FCFA (≈52,1 M US$ à XOF 609/USD, à vérifier FX)Confirmé / actifOWAS / RDGWDémontre l'engagement actif du Bailleur Concessionnel dans le secteur de l'eau en CIV ; les données MRV et d'audit de l'ADFIC renforcent le reporting du programme
PARU (programme de résilience urbaine)Résilience urbaine / drainage≈307 M US$ (à vérifier classification)ActifRDGWExposition drainage-et-résilience qui bénéficie des données de référence de qualité investissement de l'ADFIC
Obligation sociale PEPT (PEPT 2)Obligation sociale, le Bailleur Concessionnel comme investisseur d'ancrageInvestissement d'ancrage (montant à confirmer)Émise ~janvier 2026Trésorerie du Bailleur Concessionnel / RDGWLe comparateur CIV le plus proche en architecture de marché de capitaux ; les travaux de préparation de l'obligation bleue de l'ADFIC (Composante C) s'appuient sur ce précédent
Bureau régional du GCF, AbidjanAccès à la finance climatique (Afrique de l'Ouest/Centrale/du Nord)Présence institutionnelle (et non une ligne de financement)Décidé en mars 2026 (44ᵉ Conseil du GCF) ; coprésidents Seyni Nafo (Mali) + Leif Holmberg (Suède)Partenariat GCF / Bailleur ConcessionnelNouvelle voie d'accès : l'ADFIC comme véhicule de préparation à l'accréditation GCF et premier pipeline national pour le Hub

Notes. (1) Les trois champs à confirmer — PERIEP-GA sont les véritables éléments de renseignement ouverts — l'enveloppe de prêt en aval, la division responsable/le chargé de projet et l'année de présentation au Conseil — chacun requérant une confirmation interne au Bailleur Concessionnel. Ils sont signalés, non inventés. (2) Les conversions FCFA-vers-USD sont à XOF 609/USD (à vérifier FX) et sont fournies à titre contextuel uniquement ; les équivalents USD officiels requièrent une conversion à la date de transaction. (3) Le montant d'ancrage de l'obligation sociale PEPT et la classification du PARU sont signalés pour confirmation au regard du portail du Bailleur Concessionnel, mais ne figurent pas parmi les trois lacunes de renseignement verrouillées.

Lecture du portefeuille. Le portefeuille eau du Bailleur Concessionnel en CIV est large sur le versant investissement (PAACA, PARU, le pipeline PERIEP-GA) et présent sur le versant marché de capitaux (ancrage de l'obligation sociale PEPT ; présence du GCF Abidjan). Ce dont il n'a pas encore de contrepartie, c'est l'institution nationale de préparation de projet qui convertit ces éléments en un pipeline soutenu, bancable et vérifié par MRV. PERIEP-GA produit des spécifications bancables pour une seule opération majeure du Grand Abidjan ; l'ADFIC produit le substrat institutionnel qui rend chaque opération subséquente — et la part de 25 % Banque Mondiale + Bailleur Concessionnel de 1,75 Md US$ du Pacte (Annexe 1-6) — déployable. C'est là le cœur de la non-duplication : l'ADFIC se situe en dessous du portefeuille du Bailleur Concessionnel, et non à côté.

La dépendance à PERIEP-GA, énoncée clairement. PERIEP-GA (P-CI-EA0-006) est un Projet d'Étude — une étude de faisabilité et d'ingénierie, enregistrée le 20 février 2026, qui générera les spécifications techniques prêtes à l'investissement pour une opération de prêt subséquente ; il ne s'agit pas du programme de construction lui-même. L'opération en aval est le « projet colossal » signalé à l'équipe Iroko, et son enveloppe n'est pas publique. Une inférence d'échelle est disponible mais délibérément non affirmée comme un fait : le Grand Abidjan dépasse six millions d'habitants, et le précédent programme d'assainissement PAACA Phase II portait une part du Bailleur Concessionnel de plusieurs dizaines de millions, de sorte qu'un renforcement complet de l'eau potable à cette échelle implique typiquement un programme total de plusieurs centaines de millions de dollars. Cette inférence est la raison pour laquelle le pré-positionnement de l'ADFIC importe ; elle n'est utilisée comme chiffre nulle part dans ce dossier. Le département responsable est inféré à partir du code projet (P-CI → RDGW, la direction régionale Afrique de l'Ouest dont le siège est à Abidjan) combiné à la responsabilité fonctionnelle des opérations eau par OWAS — la structure conjointe RDGW-OWAS standard pour les projets eau d'Afrique de l'Ouest — mais le chargé de projet spécifique et l'année formelle de présentation au Conseil demeurent des éléments confirmables en interne, signalés ci-dessus. Le point stratégique survit aux inconnues : quelle que soit l'enveloppe en aval, elle se décaisse plus rapidement et se dérisque plus proprement avec un substrat national de MRV-et-d'origination en place que sans lui, et la courbe de décaissement précoce de 2,77 % de PASEA est l'avertissement empirique de ce qui advient lorsque ce substrat est absent.

Pourquoi l'exposition propre du Bailleur Concessionnel est l'argument le plus fort en faveur de l'ADFIC. Il n'est pas demandé au Bailleur Concessionnel d'entrer dans un secteur qui lui est étranger ; il lui est demandé de financer la couche de préparation institutionnelle qui protège et accélère une exposition qu'il porte déjà. Chaque dollar de PAACA, de PARU et de la future opération en aval de PERIEP-GA a davantage de chances de se décaisser dans les délais, et davantage de chances d'être vérifiable au regard de la CDN 3.0 et des domaines de résultats de l'IRMF, lorsqu'un substrat souverain produit les bases d'audit, le registre d'actifs et l'origination bancable que les opérations d'investissement du Bailleur Concessionnel consomment. L'ADFIC se lit donc au mieux non comme une nouvelle ponction sur l'enveloppe CIV du Bailleur Concessionnel, mais comme une couche d'assurance-et-d'accélération à faible coût par-dessus l'enveloppe que le Bailleur Concessionnel engage déjà.


Annexe 1-3 : Projets similaires financés par le Bailleur Concessionnel et d'autres partenaires

Le modèle « établir une institution souveraine de finance eau/climat et la doter d'un substrat de MRV et de préparation de projet » n'est pas inédit. Il est bien précédent à travers les portefeuilles du Bailleur Concessionnel et de ses partenaires. Le tableau ci-dessous assemble l'ensemble des comparateurs dont l'ADFIC hérite les enseignements de conception (l'analyse approfondie de référence figure à l'Annexe 2-4).

Tableau 1-3 — Projets similaires financés par le Bailleur Concessionnel et d'autres partenaires (comparateurs institutionnels / MRV / préparation de projet)

Projet / InstitutionPaysFinancierInstrument / montantCe qu'il démontre pour l'ADFIC
PASEA (Programme de Sécurité de l'Eau et d'Assainissement)Côte d'IvoireBanque Mondiale / IDA (P177118)250 M US$ BIRD Phase 1 (264,66 M US$ dérivés ISR) ; 30 M US$ AT Composante 4 pour ONEP→ONEP-SA ; 825 M US$ enveloppe programmatique MPAL'ancrage complémentaire Banque Mondiale : PASEA C4 finance la corporatisation juridique d'ONEP ; l'ADFIC finance la couche de préparation à la finance climatique — sans recouvrement. Le décaissement précoce de 2,77 % est la preuve quantitative que la contrainte structurante est la capacité institutionnelle, et non le capital.
AT / pilote AUSII (Africa Urban Sanitation Investment Initiative)Côte d'Ivoire (1 des 7 pilotes)la facilité concessionnelle hébergée par le Bailleur Concessionnel ; amorçage NDF 12 M€ (vs 30 M US$ initial / 320 M US$ sur 10 ans)Concessionnel / subvention (assainissement urbain)L'AUSII n'a aucune contrepartie nationale en CIV ; l'ADFIC est la contrepartie institutionnelle manquante qui rend le pilote CIV finançable. Cohorte pilote : CIV, Kenya, Ouganda, Zambie, Ghana, Mauritanie, Togo.
FONERWA (Rwanda Green Fund)RwandaFonds climatique national multi-bailleursFonds national pour l'environnement et le changement climatiqueUne institution souveraine de finance climatique qui finance les projets que les ministères originent sans les remplacer — la doctrine substrat-et-non-coordinateur, démontrée.
SONES / SEN'EAUSénégalÉtat (SONES, détenteur souverain d'actifs) + opérateur privé (SEN'EAU, affermage)Modèle de détention souveraine d'actifsLa séparation actif-et-PI-souverains / opérateur-privé que l'ADFIC reproduit (propriétaire souverain + opérateur indépendant), prouvant l'architecture de cloisonnement chez un pair de l'UEMOA.
Singapore PUBSingapourAgence nationale de l'eauService public national intégré de l'eau & R&DLe précédent du substrat national intégré : données, méthodologie et capacité accrétées sous une seule institution souveraine.
PT SMI (PT Sarana Multi Infrastruktur)IndonésieSociété publique de financement d'infrastructuresVéhicule souverain de préparation et de financement de projetUne entité publique de préparation et de structuration de projet qui origine et dérisque un pipeline d'infrastructures — la fonction d'origination-et-de-structuration que l'ADFIC exerce pour l'eau/le climat.
NWFE (« Nexus of Water, Food and Energy »)ÉgypteGouvernement + IFD (plateforme pays)Programme mixte de plateforme paysLe modèle de plateforme pays : un cadre souverain qui canalise le capital des IFD vers un pipeline bancable coordonné — ce que l'ADFIC permet pour le Pacte de la CIV.
PUB / substrats hydrométéo nationaux (p. ex. GCF FP074, Hydromet Burkina)Burkina FasoGCF (via EA)22,5 M US$ plateforme MRV/données ; 100 % décaisséUn investissement de méthodologie-MRV-et-de-plateforme-de-données (analogue à la Composante B de l'ADFIC) qui atteint le décaissement intégral et l'ancrage institutionnel sur une durée de vie de projet pluriannuelle — validant l'enveloppe budgétaire lean de l'ADFIC à un coût unitaire bien supérieur à celui de l'ADFIC.

Notes. (1) Chaque comparateur est nommé, avec son instrument et ce qu'il enseigne spécifiquement à l'ADFIC ; aucun n'est un substitut générique (« institutions similaires » échouerait à la règle de contenu institutionnel). (2) Les lignes PASEA, SONES/SEN'EAU, FONERWA, PT SMI, NWFE et Hydromet-Burkina sont reportées dans l'analyse approfondie de référence (Annexe 2-4). (3) Le GCF FP074 (Hydromet Burkina, 22,5 M US$, 100 % décaissé) est le repère de rapport coût-efficacité dans la région du Bailleur Concessionnel pour la Composante B.

Lecture de l'ensemble des comparateurs. Les comparateurs se regroupent en trois familles, et l'ADFIC puise dans chacune. La famille des institutions souveraines (SONES/SEN'EAU, Singapore PUB, PT SMI) établit qu'un État peut détenir durablement la PI, les données et la capacité du secteur de l'eau tout en sous-traitant l'exploitation à distance — l'architecture qui permet à l'ADFIC de posséder sa méthodologie et son équipement de façon souveraine tandis qu'un opérateur de Couche 2 exploite l'équipement dans le cadre d'un contrat soumis à appel d'offres ou divulgué en toute transparence. La famille des fonds climatiques (FONERWA, le substrat hydrométéo GCF FP074) établit qu'une institution de MRV-et-de-finance peut se situer en dessous des ministères sectoriels, finançant et mesurant ce qu'ils originent sans entrer en concurrence avec eux — la doctrine du substrat sous forme opérationnelle, et le plancher de rapport coût-efficacité pour la Composante B. La famille des plateformes pays (NWFE, et le cadre PASEA/Pacte en CIV même) établit qu'une plateforme souveraine peut convertir une ambition phare de plusieurs milliards en un pipeline coordonné, bancable et au niveau projet. L'observation décisive à travers les trois familles est qu'aucune d'elles n'est une institution de préparation de projet au niveau national pour le secteur de l'eau de la CIV — ce qui est précisément le siège que l'ADFIC occupe. Les comparateurs prouvent que le modèle fonctionne ; l'analyse de la lacune (Annexe 1-7) prouve que le siège est vacant.

Les comparateurs d'architecture continentale sont une demande, et non une duplication. L'AUSII de la facilité concessionnelle, la Facilité mixte AIP, le NIIF et le Bureau GCF d'Abidjan ne sont pas des comparateurs au sens d'« institution similaire » — ce sont des programmes de financement continentaux, des organes politiques ou des études qui requièrent chacun une contrepartie nationale fonctionnelle pour se déployer. La position de l'AUSII en est l'illustration la plus nette : elle nomme la Côte d'Ivoire comme l'un des sept pays pilotes tout en n'ayant de structure d'implémentation nationale dans aucun d'eux, et n'a sécurisé qu'un amorçage de 12 M€ du Nordic Development Fund face à une ambition de 30 M US$ initial / 320 M US$ sur dix ans. Ce sous-financement est, pour l'ADFIC, un signal de positionnement plutôt qu'un argument de communication : une contrepartie nationale crédible rend le pilote CIV finançable et renforce le propre récit de levée de fonds de la facilité concessionnelle auprès de ses bailleurs. L'ADFIC permet à la facilité concessionnelle de débloquer son mandat CIV ; elle ne concurrence pas le capital de la facilité concessionnelle.


Annexe 1-4 : Indicateurs socio-économiques comparatifs du pays

La situation socio-économique de référence encadre à la fois la pertinence développementale de l'ADFIC et le test d'additionnalité climatique — l'exigence que l'opération réponde à un problème climatique, et non à une simple lacune de développement. La Côte d'Ivoire est une économie à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, proche de la catégorie investissement, marquée par une fracture nord-sud aiguë de l'accès à l'eau et par une dégradation mesurable des ressources en eau directement imputable au forçage climatique.

La Côte d'Ivoire est la plus grande économie de l'union monétaire de l'UEMOA et la deuxième d'Afrique de l'Ouest, avec un PIB nominal 2024 de 86,5 Md US$ et une population de 32 millions d'habitants croissant vers l'horizon 2030 du Pacte. Sa notation souveraine (Ba2/BB) la place juste en dessous de la catégorie investissement — assez proche pour rendre crédible une émission obligataire au niveau sous-souverain et au niveau des services publics avec le bon substrat de bancabilité, ce qui est la prémisse financière de la Composante C. La trajectoire institutionnelle du pays au cours des dix-huit derniers mois a été d'une décisivité inhabituelle : le Pacte National pour la Sécurité de l'Eau (avril 2026), la CDN 3.0 (octobre 2025) et la désignation du Hub GCF d'Abidjan (mars 2026), l'Union africaine ayant nommé la CIV championne continentale de l'agenda eau 2063. Ce n'est pas un État dépourvu de clarté stratégique ; c'est un État dont l'ambition a dépassé la machinerie institutionnelle requise pour convertir l'engagement en décaissement — ce qui est exactement le diagnostic que consigne le Chapitre VI de la QCN4, et exactement la lacune que l'établissement de l'ADFIC comble.

Tableau 1-4 — Indicateurs socio-économiques comparatifs et de sécurité de l'eau de la Côte d'Ivoire

IndicateurValeurSource / note
PIB (nominal, 2024)86,5 Md US$Base macroéconomique ; la demande de 6,0 M US$ de l'ADFIC au niveau Full représente de l'ordre d'un quatre-millième de un pour cent du PIB
Population32 millionsLa population à l'horizon 2026–2030 du Pacte
Notation de crédit souveraineBa2 / BBÉquivalent Moody's / S&P ; proche de la catégorie investissement, soutient la thèse de bancabilité de l'obligation bleue
Décaissement de la finance climatique (engagé → décaissé)< 20 % en moyenne (mai 2026, à vérifier)La lacune d'absorption institutionnelle ; l'ambition du Pacte n'est pas limitée par le capital
Décaissement précoce de PASEA2,77 % à fin 2024 (mois 15)Le signal quantitatif que la contrainte structurante est la capacité institutionnelle
Accès de base à l'eau dans le Nord< 10–15 % dans 11 régions du NordLa fracture nord-sud (vs ~89 % en urbain)
Accès urbain à l'eau≈ 89 %L'autre versant de la fracture
Nitrate de l'aquifère d'Abidjan120 mg/L vs norme OMS 50 mg/L2,4× la norme OMS ; dégradation mesurable, BNETD/SIG
Déforestation depuis 20014 millions ha = 2,1 Gt CO₂Le moteur d'effondrement hydrologique derrière le ruissellement des bassins et les charges sédimentaires
Lavage des mains au savon (national)19,3 %MICS-5 ; cible de relèvement en zone financée de ≥35 % d'ici 2030 (résultats Annexe 2-1)
E. coli au point de consommation (national)78,5 %MICS-5 ; cible de réduction en zone financée d'ici 2030
Part féminine de la charge de collecte de l'eau≈ 90 %MICS-5 ; la base de référence genre ancrant l'architecture genre de l'ADFIC

Notes. (1) Le chiffre « < 20 % de décaissement de la finance climatique » porte un caveat de source publique (à vérifier) et est présenté comme le propre diagnostic de la République consigné au Chapitre VI de la QCN4, et non comme un chiffre fabriqué de l'extérieur. (2) Les bases de référence de qualité de l'eau et d'accès sont issues de MICS-5 / BNETD-SIG et constituent les bases de référence des moyens de vérification de la chaîne de résultats de l'Annexe 2-1. (3) La conversion déforestation-vers-CO₂ (4M ha → 2,1 Gt) est l'ancrage d'additionnalité climatique : elle relie la dégradation des ressources en eau au forçage anthropique, distinguant un problème climatique d'une lacune de développement.

Lecture de l'additionnalité climatique. La fracture d'accès nord-sud est explicitement reliée à la baisse des précipitations et à la perturbation de la recharge des aquifères dans la zone de transition soudano-sahélienne ; la contamination de l'aquifère d'Abidjan (2,4× OMS) et l'effondrement des bassins post-déforestation (2,1 Gt CO₂) sont déjà mesurables. Les ensembles CMIP6 / CORDEX-Africa projettent +1,5 à +2,5 °C d'ici 2050 (à vérifier — synthèse), le réchauffement le plus fort dans le Nord, avec une poursuite de l'assèchement sahélien et une intensification des extrêmes de précipitations du Golfe de Guinée ; l'attribution CMIP6 relie ces phénomènes au forçage anthropique, et non à une défaillance de gouvernance. Bâtir des infrastructures relève du développement ; mesurer l'impact climatique et le traduire en résultats d'adaptation vérifiés au standard MRV relève du climat — et cette couche de mesure est ce que la Côte d'Ivoire, premier pays d'Afrique de l'Ouest à n'avoir jamais déposé de proposition « eau » auprès du GCF, ne possède pas encore.

L'horizon à 50 ans et la distinction observé/projeté. Le test d'additionnalité du GCF — le plus exigeant et le plus souvent échoué — requiert de démontrer un problème climatique, avec des signaux à la fois observés et projetés sur un horizon pluri-décennal. Les signaux observés sont déjà au registre : la fracture d'accès, la contamination de l'aquifère à 2,4× OMS, l'effondrement hydrologique de 2,1 Gt CO₂ après 4M ha de déforestation. Les signaux projetés (2026–2076) s'appuient sur CMIP6 et CORDEX-Africa (~22 km), avec AGRHYMET documentant l'assèchement du Nord et ISIMIP3b descendant le signal à l'échelle des flux et de la recharge des bassins à travers le Comoé, le Bandama et la Sassandra. La contrainte structurante n'est donc pas la rareté du capital — le Pacte engage 6,9 Md US$ — mais l'absence de l'institution dont le mandat est de connecter la science physique du climat à une structure de projet bancable. Cette institution connective est le siège que l'ADFIC occupe, et la raison pour laquelle son AT est une opération climatique plutôt que développementale.

Rapport coût-bénéfice au regard de la base macroéconomique. Rapportée au PIB 2024 de 86,5 Md US$, l'AT d'établissement de 6,0 M US$ au niveau Full représente de l'ordre d'un quatre-millième de un pour cent de la production nationale — et, rapportée à l'enveloppe mobilisable du secteur de l'eau de 1,38 Md US$ qu'elle dérisque, 0,435 % (Tableau 2-3d). La notation souveraine Ba2/BB proche de la catégorie investissement soutient la thèse de bancabilité de l'obligation bleue au cœur de la Composante C : un souverain à cette notation, doté d'un substrat MRV vérifié et d'un émetteur ONEP-SA corporatisé, est à portée d'une obligation de service public d'eau sous-souveraine de ≥100 M US$ — le précédent Tanga UWASA (Tanzanie ; 53,12 Md TZS à 13,5 %, cotée à la Bourse de Luxembourg sans garantie souveraine) démontre la faisabilité d'une émission d'obligation de service public d'eau sous-souveraine même sans enveloppe souveraine.


Annexe 1-5 : Carte de la zone du projet

L'ADFIC est une institution à mandat national ; son emprise opérationnelle de Phase 1 s'ancre sur le Grand Abidjan (le bassin versant de demande du pipeline PERIEP-GA et le nœud de demande le plus dense) et sur les trois principaux bassins hydrographiques — Comoé, Bandama, Sassandra — s'étendant au Cavally à mesure que le programme R8 d'agences de bassin du Pacte arrive à maturité. Parce qu'il s'agit d'un volume d'accompagnement en markdown, la zone du projet est décrite en prose et dans un tableau structuré de localités plutôt que sous forme de planche cartographique rendue ; la planche cartographique rendue est produite dans le rendu PDF de D2.

Logique spatiale (prose). Le système de ressources en eau se décompose, selon la directive « eau » du GCF, en trois sous-systèmes interdépendants que l'ADFIC est conçue pour connecter : (i) le Système de Ressources Naturelles (SRN) — les bassins du Comoé, du Bandama et de la Sassandra, leurs zones de recharge d'aquifère et leurs régimes d'étiage ; (ii) le Système Socio-Économique (SSE) — les usines de production (La Mé 240 000 m³/jour ; Aghien 150 000 m³/jour ; Bouaké 60 000 m³/jour), la fracture d'accès nord-sud et la charge de collecte de l'eau féminine à ~90 % ; et (iii) le Système Administratif et Institutionnel (SAI) — SODEXAM (27 stations, radar bande C à partir du 1ᵉʳ avril 2026, à vérifier), BNETD (SIG), ONEP, MINEDDTE. Le déficit institutionnel — et donc le lieu d'opération de l'ADFIC — se situe dans la couche SAI. Les audits de terrain de Phase 1 priorisent les bassins alimentant le Grand Abidjan et les régions de la fracture nord où l'accès est < 10–15 %.

Tableau 1-5 — Localités de la zone du projet et bassins prioritaires (emprise de Phase 1)

Localité / bassinRôle dans la zone du projetJustification de la priorité
Grand AbidjanNœud de demande principal ; bassin versant PERIEP-GA6+ millions d'habitants ; l'ancrage du pipeline du Bailleur Concessionnel ; nitrate de l'aquifère à 2,4× OMS
Bassin du ComoéSRN — principal bassin orientalCible d'agence de bassin R8 ; alimente l'approvisionnement de la région d'Abidjan
Bassin du BandamaSRN — principal bassin centralCible d'agence de bassin R8 ; bassin versant de production de Bouaké
Bassin de la SassandraSRN — principal bassin occidentalCible d'agence de bassin R8 ; base de référence de la Base Scientifique Climat de Phase 1
Bassin du CavallySRN — bassin de l'extrême ouestBassin nommé R8 (Pacte R8) ; extension à mesure que le programme d'agences de bassin arrive à maturité
Zone de l'usine de La MéSSE — production (240 000 m³/jour)Plus grand actif de production unique du Grand Abidjan
Zone de l'usine d'AghienSSE — production (150 000 m³/jour)Source d'eau de surface stratégique de la région d'Abidjan
Zone de l'usine de BouakéSSE — production (60 000 m³/jour)Nœud de demande de la région centrale sur le Bandama
11 régions du NordSSE — fracture d'accès< 10–15 % d'accès de base à l'eau ; priorité de ciblage du pipeline financé

Notes. (1) Les localités sont nommées, et non génériques — la règle de contenu institutionnel interdit « régions sélectionnées ». (2) La planche cartographique rendue (bassins + encart Grand Abidjan + ombrage de la fracture nord) est un livrable du rendu PDF de D2, référencé ici ; cette annexe porte le tableau structuré de localités que la planche visualise. (3) Les quatre bassins nommés (Comoé, Bandama, Sassandra, Cavally) correspondent au programme R8 d'agences de bassin du Pacte.


Annexe 1-6 : Agenda national de développement

L'ADFIC est un instrument de l'agenda de développement propre de la République — l'expression des programmes budgétaires 5 & 6 du MINHAS (« appui au financement »), et non une prescription externe. Trois actes institutionnels de premier ordre en moins de dix-huit mois convergent sur la lacune que l'ADFIC comble, et un quatrième — le Groupe Consultatif de juillet 2026 — est la fenêtre du moment fondateur.

Le cadre national de développement. Le Plan National de Développement (PND) 2026–2030 porte une enveloppe totale de 114 838,5 milliards FCFA (~190 Md US$), dont la cible de mobilisation auprès des partenaires internationaux est de ~18,5 Md US$, avec ~5,6 Md US$ encore à sécuriser ; l'eau est un secteur prioritaire nommé aux côtés de l'énergie, de l'agriculture et des transports. Le Pacte National pour la Sécurité de l'Eau (avril 2026) engage 6,9 Md US$ sur 2026–2030 pour 32 millions d'habitants (fourchette de présentation 7,0–7,5 Md US$ ; le chiffre de 7,5 Md US$ du Water Forward était la fourchette présentée au Président de la Banque Mondiale Banga le 15 avril 2026). La CDN 3.0 (octobre 2025) engage la République, devant la CCNUCC, à une réduction de 33,07 % des émissions de GES d'ici 2035 (vs 2018) et à 75 000 emplois verts d'ici 2030 (40 % pour les femmes). La Quatrième Communication Nationale (QCN4), déposée en avril 2026, nomme la lacune institutionnelle elle-même dans son Chapitre VI : « insuffisance d'experts nationaux qualifiés et de capacité institutionnelle pour la gestion intégrée des ressources en eau ».

Tableau 1-6 — Ancrages de l'agenda national de développement et contribution de l'ADFIC

Instrument d'agendaValeur phare / dateContribution de l'ADFIC
PND 2026–2030114 838,5 Md FCFA (~190 Md US$) ; cible internationale ~18,5 Md US$ ; ~5,6 Md US$ à sécuriserL'ADFIC est un instrument institutionnel national nommé pour le pipeline bancable du pilier eau
Pacte National pour la Sécurité de l'Eau6,9 Md US$ (fourchette 7,0–7,5 Md US$), 2026–2030, 32M habitantsL'ADFIC rend déployable la part de 25 % Banque Mondiale + Bailleur Concessionnel de 1,75 Md US$ du Pacte via le substrat MRV/d'origination
CDN 3.0Réduction de 33,07 % des GES d'ici 2035 ; 75 000 emplois verts (40 % femmes)L'ADFIC rend la trajectoire de 33,07 % mesurable, rapportable, vérifiable (substrat MRV)
QCN4Déposée en avril 2026 ; lacune nommée au Chapitre VILa Composante B + l'Académie de l'ADFIC comblent directement la lacune de capacité du Chapitre VI
Bureau régional du GCF, AbidjanDécidé en mars 2026 (44ᵉ Conseil) ; coprésidents Nafo + HolmbergL'ADFIC fournit le pipeline national sans lequel le Hub est « un siège sans dealflow »
Groupe Consultatif — Abidjan8–9 juillet 2026, Sofitel Hôtel Ivoire ; le Bailleur Concessionnel coorganisateur (avec la Banque Mondiale, l'UE, l'ONU)La fenêtre du moment fondateur : le concept de l'ADFIC en circulation parmi les coorganisateurs avant l'événement (sous condition du mandat)

Notes. (1) La répartition du financement du Pacte est fixée au §7.2 du Pacte verbatim — État 30 % / Banque Mondiale + Bailleur Concessionnel 25 % / bilatéraux 20 % / privé-PPP 20 % / ménages 5 % — et supplante toute ancienne répartition 40/10 (Annexe 1-8 et Annexe A7). La répartition sectorielle au sein de l'enveloppe est de 3,4 Md US$ pour l'approvisionnement en eau et de 3,5 Md US$ pour l'assainissement+drainage+GIRE ; la répartition en quatre lignes est : production & traitement 1,8 Md US$ (26 %), réseaux 1,6 Md US$ (23 %), assainissement collectif 2,3 Md US$ (33 %, la plus grande ligne) et assainissement autonome 1,2 Md US$ (17 %). (2) La ventilation des 6,9 Md US$ du Pacte par IFD individuelle n'est pas publique : à confirmer — Pacte DFI sub-breakdown: the US$6.9B Pacte split by individual DFI (AfDB vs WB vs AFD vs IsDB specific commitments) is not public — the WB PDF is not text-extractable; only the headline 30/25/20/20/5 split and ">US$1B private" are confirmed — requires AfDB-insider confirmation. (3) La question de savoir si le Bailleur Concessionnel inscrit une session de financement dédiée au secteur de l'eau les 8–9 juillet, et qui la présente pour le compte du Bailleur, est le troisième élément ouvert : à confirmer — Consultative Group: whether AfDB tables a dedicated water-sector financing session on 8–9 July 2026 and who presents it for AfDB — requires AfDB-insider confirmation.

La fenêtre du moment fondateur, en détail. Le Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026 (Sofitel Hôtel Ivoire, Abidjan) est coorganisé par le Gouvernement de Côte d'Ivoire avec le Groupe de la Banque Mondiale, l'Union européenne, le Bailleur Concessionnel et le Système des Nations Unies. Sur le total de 114 838,5 Md FCFA (~190 Md US$) du PND, la cible de mobilisation auprès des partenaires internationaux est de 11 138,2 Md FCFA (~18,5 Md US$) ; 7 749,5 Md FCFA (~12,9 Md US$) sont déjà identifiés comme prêts-projets, laissant ~5,6 Md US$ encore à sécuriser. L'eau est un secteur prioritaire nommé aux côtés de l'énergie, de l'agriculture et des transports, et l'Union africaine a désigné la Côte d'Ivoire comme championne continentale de l'agenda eau 2063. L'implication stratégique pour l'ADFIC est précise et inscrite dans le temps : un coorganisateur Bailleur Concessionnel préparant une position de financement pour le secteur de l'eau en vue de cet événement travaille ce dossier dès maintenant, et PERIEP-GA en est un ancrage plausible pour le secteur de l'eau. Positionner le concept de l'ADFIC parmi les coorganisateurs avant l'événement convertit le rassemblement de juillet d'un tour de financement d'instruments existants en un moment fondateur pour le substrat national — mais à la stricte condition que le mandat fondateur soit sécurisé d'abord. Ce dossier est constitué et tenu à jour précisément pour qu'au moment où le mandat est en main, le dossier soit prêt à circuler dans cette fenêtre plutôt que d'être rédigé contre la montre.

Cadre de souveraineté culturelle (permanent). La Côte d'Ivoire vient de prendre un engagement souverain sur la scène mondiale — le Pacte présenté en personne au Président de la Banque Mondiale. Tout positionnement de l'ADFIC dans ce contexte doit honorer cette ambition institutionnelle : le cadrage ne doit jamais laisser entendre que la CIV manque de capacité. La CIV a démontré le contraire — clarté stratégique, crédibilité internationale, engagement souverain. L'ADFIC est l'instrument institutionnel propre de la CIV pour convertir cette ambition en pipelines bancables, une expression de la vision propre de la République (et des programmes budgétaires 5 & 6 du MINHAS, « appui au financement »), jamais une prescription externe. Le français est la langue principale de fond pour toutes les communications avec les contreparties du MINHAS et du Bailleur Concessionnel-Abidjan ainsi que pour l'événement de juillet, entièrement francophone et régi par le protocole ; un précis exécutif en français de ce dossier est un livrable de la Phase 2.


Annexe 1-7 : Analyse sectorielle et institutionnelle

C'est l'annexe approfondie : l'analyse du pourquoi la contrainte structurante dans le secteur de l'eau de la Côte d'Ivoire est institutionnelle, du la lacune se situe, et du pourquoi aucun acteur existant ne la comble. Elle est l'épine dorsale probante de l'argument de non-duplication.

1-7.1 La topologie institutionnelle du secteur

Le secteur de l'eau ivoirien est institutionnellement encombré mais fonctionnellement incomplet. L'ONEP (Office National de l'Eau Potable ; DG Nabintou Cissé, par intérim) est l'autorité publique de l'eau potable, en cours de transformation en ONEP-SA (une société anonyme) — une corporatisation qui, par conception, fait de l'ONEP davantage un opérateur commercial et donc moins apte à servir de substrat neutre. Le propre plan stratégique 2026–2030 de l'ONEP confirme son rôle d'opérateur (réseaux intelligents, modernisation de la passation, bureaux régionaux) et ne porte aucune fonction de préparation de projet — la lacune est structurelle, et non transitoire. SODECI exploite l'affermage (concession d'exploitation 2025–2035, groupe Eranove). L'ONAD détient le mandat d'assainissement. Le BNETD (DG Kinapara Coulibaly) porte la capacité nationale d'ingénierie et de SIG. Le MINEDDTE est le point focal CCNUCC et l'autorité GCF (AND via la DICMF, Dr. ASSAMOI Éric-Michel). Le MINHAS (Dr. Amédé Koffi Kouakou) est le ministère de l'eau chef de file et le ministère de mise en œuvre de l'ADFIC ; son budget 2026 de 502,8 Md FCFA (~838 M US$, approuvé par le Sénat en décembre 2025) contient déjà deux programmes d'appui au financement (programmes 5 & 6) sur lesquels la fonction de l'ADFIC s'inscrit directement — le MINHAS a déjà internalisé, au niveau de la ligne budgétaire, le besoin d'un bras d'architecture du financement.

Ce dont cette topologie manque, c'est un substrat horizontal — une institution qui audite la performance, produit des données de référence de qualité investissement, origine des projets bancables et structure des instruments de capital à travers ces acteurs sans concurrencer aucun d'entre eux. Un substrat ne peut vivre à l'intérieur d'un opérateur qu'il audite et pour lequel il origine ; ce serait l'arbitre jouant dans une seule équipe. La corporatisation de l'ONEP-SA rend ce conflit plus aigu, et non plus doux : l'ONEP-SA devient un client du substrat (son obligation bleue a besoin du MRV), et non son parent.

Le système de ressources en eau que le substrat connecte. Lu au travers de la directive « eau » du GCF, le système de ressources en eau ivoirien se décompose en trois sous-systèmes interdépendants, et la fonction de l'ADFIC est d'en être le tissu connectif. Le Système de Ressources Naturelles (SRN) est constitué des trois principaux bassins (Comoé, Bandama, Sassandra), de leurs réseaux hydrographiques, de la recharge des aquifères et des régimes d'étiage — dégradés par la déforestation de 4M ha (2,1 Gt CO₂) et la charge de nitrate de l'aquifère de 120 mg/L. Le Système Socio-Économique (SSE) est la demande et l'usage : les usines de production (La Mé 240 000 m³/jour, Aghien 150 000 m³/jour, Bouaké 60 000 m³/jour), la fracture d'accès nord-sud et la charge de collecte féminine à ~90 %. Le Système Administratif et Institutionnel (SAI) est constitué de SODEXAM, du BNETD, de l'ONEP et du MINEDDTE — et c'est précisément dans ce troisième sous-système que le déficit se situe et où l'ADFIC opère. L'institution n'ajoute pas un acteur de plus à un champ encombré ; elle fournit la couche de mesure-et-d'origination qui permet aux acteurs existants de connecter la réalité des ressources naturelles à l'usage socio-économique puis à une structure bancable. C'est la doctrine du substrat sous sa forme physique : l'ADFIC se situe en dessous du système pour le rendre collectivement plus fort, jamais à côté comme un revendicateur de plus d'un mandat ou d'un budget.

1-7.2 La transformation ONEP / ONEP-SA

L'AT de la Composante 4 de PASEA (30 M US$, Pacte §S1 verbatim — jamais 44 M US$ dans ce contexte) finance la transformation juridique et organisationnelle de l'ONEP en ONEP-SA : gouvernance, statuts, organisation, systèmes de gestion. La Composante C de l'ADFIC finance la couche de préparation à la finance climatique que l'ONEP-SA transformée consomme ensuite : la préparation de l'obligation bleue (ICMA GBP / IFC Blue Finance v2.0), le cadrage de la pile de rehaussement de crédit et la documentation MRV sans laquelle l'obligation bleue ONEP-SA de ≥100 M US$ (cible 2028) n'est pas bancable. Les deux sont complémentaires et sans recouvrement — PASEA C4 bâtit l'émetteur ; l'ADFIC bâtit le substrat de bancabilité que l'instrument de l'émetteur requiert. L'ADFIC ne possède, n'émet ni ne reçoit le produit d'aucune obligation (rôle d'habilitation uniquement).

1-7.3 La lacune du régulateur R9 et les réformes agences de bassin / eau-forêt

Le Pacte programme onze réformes structurantes (R1–R11). Trois définissent la frontière de non-recouvrement de l'ADFIC :

Tableau 1-7 — Preuve de non-recouvrement (tirée du texte propre de la République)

FonctionADFIC (substrat)R9 — régulateurR8 / R10 — bassins & eau-forêtONEP-SA — opérateur
Fixe les tarifsNonOuiNonNon
Régule les opérateursNonOuiNonNon
Gère la ressource / le bassinNonNonOuiNon
Exploite le service d'eau potableNonNonNonOui
Origine des projets bancablesOuiNonNonNon
Produit du MRV de qualité investissementOuiNonNonNon
Structure des instruments de capitalOuiNonNonNon
Texte fondateurMandat Fondateur (Conseil des Ministres)Pacte R9Pacte R8/R10 · Code de l'Eau Loi n°2023-902Décret ONEP-SA

1-7.4 La lacune de préparation de projet à l'échelle continentale

L'architecture continentale qui s'assemble autour de l'engagement de la CIV pour l'eau rend la lacune nationale structurellement explicite. La facilité concessionnelle (≈150 projets dans 52 pays, ~4 Md€ mobilisés en aval ; fourchette de subvention 50 K€–5 M€/projet) repositionnée dans sa Stratégie 2026–2030 comme le chef de file continental de la préparation de projet — explicitement pas une couche d'implémentation nationale. La fenêtre AUSII (amorçage NDF 12 M€ vs ambition de 30 M US$ initial / 320 M US$ sur 10 ans ; CIV l'un des sept pilotes) n'a aucune contrepartie nationale en CIV. La Facilité mixte AIP, le NIIF (NAFAD Infrastructure Investment Facility ; EOI de faisabilité mai 2026, multi-sectoriel, non spécifique à l'eau, pas encore opérationnel), le Global Outlook Council (organe politique du G20) et le Bureau GCF d'Abidjan sont chacun un programme de financement, un organe politique ou une étude — aucun n'est une institution nationale de préparation de projet pour l'eau. L'ADFIC comble la lacune dont chacun d'eux crée la demande. Le décaissement précoce de 2,77 % de PASEA est la preuve que la lacune est réelle et structurante.

1-7.5 Le cadre PASEA à trois niveaux et la lacune de préparation de projet

PASEA opère sur trois niveaux que l'analyse doit garder distincts : l'enveloppe programmatique MPA de 825 M US$ (citée par le gouvernement, jamais « engagée/décaissée ») ; la Phase 1 BIRD de 250 M US$ (P177118 ; 264,66 M US$ dérivés ISR) ; et l'AT de la Composante 4 de 30 M US$ pour la transformation ONEP→ONEP-SA (Pacte §S1 verbatim — jamais 44 M US$ dans ce contexte, qui est le total C4 complet du portail Banque Mondiale incluant la gestion de projet). Aucun de ces trois niveaux ne bâtit une institution nationale de préparation de projet — ils bâtissent respectivement l'investissement, le cadre programmatique et la transformation juridique de l'émetteur. Le substrat de préparation-de-projet-et-de-MRV est la lacune nommée que l'ADFIC comble ; c'est la raison pour laquelle le diagnostic du Chapitre VI de la QCN4 existe, et la raison pour laquelle les enveloppes bilatérale et privée du Pacte (2,76 Md US$ combinés : 1,38 Md US$ bilatéral + 1,38 Md US$ privé/PPP) font face à une contrainte d'absorption — et non de capital.

Tableau 1-7b — Le cadre PASEA à trois niveaux et ce que chacun bâtit (et ne bâtit pas)

Niveau PASEAMontantCe qu'il bâtitCe qu'il NE bâtit PASComplémentarité de l'ADFIC
Enveloppe programmatique MPA825 M US$Le cadre programmatique multi-phases sur 15 ansUne institution nationale de préparation de projetL'ADFIC est le substrat de portefeuille qui aligne les phases
Phase 1 BIRD (P177118)250 M US$ (264,66 M US$ ISR)Investissement physique du secteur de l'eau ; accès périurbainLa couche MRV/d'origination qui accélère le décaissementL'ADFIC produit les données d'audit qui justifient les décaissements de Phase 2
AT Composante 430 M US$La transformation juridique ONEP→ONEP-SALa couche de préparation à la finance climatique dont le nouvel émetteur a besoinLa Composante C de l'ADFIC bâtit le substrat de bancabilité de l'obligation bleue

1-7.6 Pourquoi aucune forme existante n'occupe le siège

L'analyse doit répondre aux objections prévisibles, car l'argument de justification de l'intervention du Bailleur Concessionnel (D2 §1.3) dépend de ce que chacune soit traitée frontalement.

La frontière juridique de non-débordement. Pour lever toute ambiguïté : l'ADFIC ne fixe aucun tarif, ne régule aucun opérateur, ne gère aucun bassin et ne remplace pas les opérations d'eau potable de l'ONEP. Elle affirme cette frontière ; elle ne revendique aucune autorité réglementaire. C'est la traduction institutionnelle de la doctrine fondatrice — l'agence rend l'écosystème plus fort, n'accumule jamais de pouvoir, ne coordonne jamais à la place d'autrui.


Annexe 1-8 : Matrice de soutien des partenaires au développement

Le paysage des partenaires au développement dans le secteur de l'eau de la CIV est actif à travers les IFD, les bilatéraux et les fonds climatiques. L'établissement de l'ADFIC est non-duplicatif avec chacune des lignes ci-dessous — c'est le substrat national qui multiplie l'exposition existante de chaque partenaire. La matrice cartographie chaque partenaire par secteur, instrument et stratégie d'engagement par laquelle l'ADFIC s'y connecte (l'analyse de readiness IFD institution par institution figure dans la note source G2 DFI-Readiness).

Tableau 1-8 — Matrice de soutien des partenaires au développement (eau / finance climatique, Côte d'Ivoire)

PartenaireSecteur / objetInstrumentEngagement indicatifLien ADFIC / non-duplication
Bailleur Concessionnel — la facilité concessionnelle (primaire) + la facilité concessionnelle (secondaire)Préparation de projet ; conception institutionnelleSubvention AT3,25 M / 4,5 M / 6,0 M US$ (3 niveaux) — cette opérationLa subvention d'établissement elle-même ; la facilité concessionnelle comme PPF continental requérant une contrepartie nationale
Banque Mondiale / IDA (PASEA)Investissement eau + transformation ONEP-SAIPF + AT Composante 4250 M US$ IDA Phase 1 ; 30 M US$ C4 ; 825 M US$ MPAC4 = transformation juridique ; ADFIC = substrat de readiness — complémentaire, sans recouvrement
AFD (Côte d'Ivoire)Réformes R1–R3 ; biodiversité-climatRéaffectation C2D · FEXTE · FFEM0,1 M–0,5 M US$ (fourchettes AT) ; C2D réaffectable en 3–6 moisAT bilatérale parallèle ; l'ADFIC aligne l'ensemble complet des réformes R1–R11, et non seulement les R1–R3 de l'AFD
GCF — Bureau régional Abidjan / Readiness via PNUDAccès à la finance climatique & readinessSubvention RPSP ≤1 M US$/anTrès probable — soumission distincteFinance la readiness DAE ; l'ADFIC comme premier pipeline national pour le nouveau Hub
IsDB (BID)Multi-sectoriel incl. eauAT compatible Shari'ah + finance concessionnelle~2,7 Md US$ partenariat CIV 2025–2029 (tous secteurs)Deuxième vague bilatérale ; la compatibilité sukuk/waqf-adjacente de l'ADFIC, un atout de positionnement ; précédent Cambérène (Sénégal)
Pays-Bas (bilatéral)Eau, santé, littoral, port35 % subvention / 65 % concessionnel300 M€ (~328 M US$), signé oct. 2023 ; aucune sous-allocation eau publiqueUn canal eau bilatéral pour le pipeline de l'ADFIC qui ne transite pas par le Bailleur Concessionnel
UE (Global Gateway)Eau ; Pacte vert européen pour l'AfriqueAT NDICI / Global Gateway0,5 M–3 M US$ (fourchettes multi-pays Afrique de l'Ouest)La Délégation de l'UE à Abidjan comme interlocuteur ; le Hub GCF d'Abidjan, une jonction UE-GCF
KfW · JICAAT eau ; renforcement des capacitésAT / formation bilatérale0,1 M–0,4 M US$ chacun (deuxième vague)AT de consolidation de Phase 1 (M18–M36) ; la tradition de formation de la JICA s'inscrit dans le module Académie

Notes. (1) Les partenaires et instruments sont nommés (la facilité concessionnelle, OWAS, RDGW, C2D, FEXTE, FFEM, RPSP) — et non « IFD régionales ». (2) Chaque ligne énonce le lien de non-duplication / de complémentarité avec l'ADFIC. (3) Les honoraires de RV n'apparaissent nulle part dans cette matrice : ils sont exclus du cofinancement (Annexe 2-3 §3 et Annexe A7 §4). (4) Le caveat sur la ventilation des IFD du Pacte porté à l'Annexe 1-6 s'applique à la répartition précise des 6,9 Md US$ entre ces partenaires.


DESCRIPTION DU PROJET

Les annexes de Description du Projet traduisent le contexte stratégique en logique d'intervention de l'opération (Théorie du Changement), en composantes et sous-composantes, en coûts, ainsi qu'en enseignements et références retenus dans sa conception. Elles reflètent l'architecture des annexes techniques 2-1 → 2-4 du Bailleur Concessionnel, transposée d'une institution dédiée à l'emploi des jeunes vers une institution souveraine de finance eau/climat.


Annexe 2-1 : Théorie du Changement détaillée

La logique d'intervention d'ADFIC se lit comme une chaîne causale unique — intrants → activités → produits → effets → impact — dans laquelle chaque maillon lève un obstacle nommé. La chaîne est alignée sur les domaines de résultats de l'IRMF du Fonds Vert pour le Climat (GCF) (décision B.29/01), principalement le DR1 (« accès accru à la finance climatique ») et le DR8 (« systèmes institutionnels et réglementaires renforcés »), puis traduite vers IRIS+ et les ODD pour les partenaires sans inverser l'ordre de légitimité (indicateurs propres à la CIV d'abord).

Intrants. Financiers : préparation GCF Readiness (RPSP ≤1 M US$/an + ≤3 M US$ ponctuels, B.37/21) ; réallocation de l'AT PASEA C4 (au sein de l'enveloppe de 30 M US$) ; la subvention d'établissement de la facilité concessionnelle du Bailleur Concessionnel (3,25 M / 4,5 M / 6,0 M US$, 3 paliers). Institutionnels : le NDA MINEDDTE-DICMF ; la couverture intérimaire en tant qu'Entité Accréditée (PNUD chef de file ; alternatives BAD/BOAD). Connaissances et données : les projections CMIP6/CORDEX-Africa, la descente d'échelle ISIMIP sur les trois bassins, la base genre/eau MICS-5, le réseau SODEXAM, le SIG du BNETD.

Activités → Produits. Phase 0 (M0–M6) : gouvernance, les instruments EPIC sous OHADA-CI, accès aux données. Phase 1 (M6–M18) : établissement par décret, l'équipe fondatrice, l'audit de la Climate Science Base, le MRV de référence aligné sur l'IRMF, les premières notes conceptuelles GCF. Phase 2 (M18–M36) : propositions de financement, le substrat MRV opérationnel, la préparation de l'obligation bleue ONEP-SA. Les produits qui en résultent : (1) ADFIC constituée (EPIC + équipe) ; (2) la Climate Science Base établie (référentiel MRV IRMF) ; (3) la pleine préparation DAE (RAF B.42/13, catégorie B/I-2) ; (4) les toutes premières notes conceptuelles GCF « eau » du pays ; (5) des propositions de financement avancées ; (6) une base de référence genre ancrée sur MICS-5 et un plan d'action.

Effets → Impact. À court terme : le NDA dispose, pour la première fois, d'un partenaire national de co-structuration. À moyen terme : la première proposition GCF « eau » du pays est déposée, et la transformation d'ONEP-SA (~décembre 2027, à vérifier) est appuyée par le MRV d'ADFIC. À long terme : ADFIC sert de substrat MRV souverain à l'ensemble du programme du Pacte 2026–2030 ; l'obligation bleue ≥100 M US$ (2028) devient bancable ; la trajectoire CDN de 33,07 % devient vérifiable ; et la fracture d'accès du Nord est traitée de manière systématique. Le changement de paradigme : le pays passe de la dépendance aux entités intermédiaires à un Accès Direct souverain au GCF, et acquiert un substrat permanent qui rend sa CDN auditable. Le levier est une proportion : moins de 0,25 % de l'enveloppe bilatérale crée l'architecture qui gouverne le déploiement des 99,77 % restants.

Tableau 2-1 — La Théorie du Changement en un coup d'œil (avec les hypothèses critiques)

MaillonContenuObstacle nommé levéHypothèse critique
IntrantsGCF Readiness ; réallocation PASEA C4 ; subvention de la facilité concessionnelle ; NDA ; accès aux donnéesAucun véhicule d'établissement financéFinancement d'établissement mobilisé (ressources propres de l'État ; ou réallocation PASEA-C4 avec MINHAS + Banque Mondiale ; ou une autre fenêtre d'AT — aucune source unique n'est une condition préalable)
ActivitésInstruments EPIC ; audit de la Climate Science Base ; MRV de référence ; premières notes conceptuelles GCFAucune capacité d'origination bancable ni de MRVLe Conseil des Ministres approuve le décret EPIC
ProduitsADFIC constituée ; Climate Science Base ; préparation DAE ; premières notes conceptuelles « eau » ; base de référence genreZéro proposition GCF « eau » dans l'histoire du paysCouverture EA intérimaire acceptée (PNUD chef de file ; alternatives BAD/BOAD documentées)
EffetsPremière proposition GCF « eau » déposée ; transformation ONEP-SA appuyée par le MRV ; substrat de données des bassins actifLes promesses ne se convertissent pas en décaissementsLa conversion d'ONEP-SA progresse (le MRV de Phase 1 en est indépendant)
ImpactSubstrat MRV souverain pour le Pacte ; obligation bleue ≥100 M US$ bancable ; CDN 33,07 % vérifiable ; fracture du Nord traitéeDu capital qui ne trouve pas son institutionEnveloppe bilatérale/privée traitée comme constante ; le risque porte sur la vitesse de déploiement, et non sur une contraction de l'enveloppe

Notes. (1) Les hypothèses sont énoncées honnêtement et chacune comporte un repli documenté (aucun point de dépendance unique). (2) Les indicateurs de résultat situés sous la ligne d'impact — 120+ experts MRV nationaux certifiés d'ici l'A5, 3 bassins dotés d'un substrat de données opérationnel, les cibles de réduction de l'écart d'accès et de qualité de l'eau — sont portés par le cadre de résultats IRMF (Annexe A1 / D-A1) et ne sont pas re-tabulés ici. (3) Les chiffres de trajectoire A5 de la Couche 2 sont exclus par le pare-feu et n'apparaissent pas dans ce volume destiné au gouvernement.

Les indicateurs de produit qui ancrent la chaîne. La couche des produits est la colonne vertébrale testable de la Théorie du Changement, et chaque indicateur est doté d'une base de référence et daté. ADFIC (EPIC) constituée et opérationnelle : base de référence 0 (l'institution n'existe pas) → cible 1 EPIC par décret en Conseil des Ministres, d'ici M3–M6. Une plateforme MRV certifiée (ICMA GBP + IFC Blue Finance v2.0) : base de référence néant (aucune plateforme eau en CIV, selon QCN4) → cible une opinion de seconde partie émise, d'ici M24. Une méthodologie validée de traçabilité GES CDN 3.0 : base de référence néant → cible la trajectoire de 33,07 % d'ici 2035 entérinée, d'ici M18. La première note conceptuelle GCF « eau » du pays : base de référence 0 (aucune dans l'histoire du pays) → cible déposée, d'ici M18. Une base de référence genre et un plan d'action ancrés sur MICS-5 : base de référence partielle/absente → cible une base de référence publiée, d'ici M18. Chaque produit lève un obstacle nommé spécifique, et chacun est vérifiable de manière indépendante — la chaîne ne dépend pas d'un unique succès en aval.

La couche des effets et de l'impact, avec la logique de la contrainte structurante. La couche des effets est celle où le substrat commence à porter ses fruits : le MRV d'ADFIC donne au NDA son premier partenaire national de co-structuration ; la première proposition GCF « eau » est déposée ; la transformation d'ONEP-SA est appuyée par le MRV d'ADFIC ; et un substrat de données des bassins devient actif sur les trois bassins principaux. La couche d'impact est le changement de paradigme — l'Accès Direct souverain au GCF remplaçant la dépendance aux entités intermédiaires, et un substrat permanent qui rend la CDN auditable. La logique économique qui sous-tend cette chaîne n'est pas un argument de taux de rendement ; c'est la levée d'une condition préalable. Tant que le substrat institutionnel n'existe pas, le capital engagé ne se déploie pas — la courbe de décaissement PASEA de 2,77 % en est la preuve quantitative. ADFIC lève trois conditions préalables d'un seul coup : aucune méthodologie MRV eau éligible (le pays n'a jamais eu de point focal GCF « eau ») ; un ONEP non corporatisé qui ne peut émettre d'obligation ; et l'absence d'un nœud institutionnel reliant la méthodologie climatique au futur régulateur R9. Lever ces trois conditions est ce qui convertit l'enveloppe bilatérale-plus-privée de 2,76 Md US$ du Pacte de promesse en décaissement — et le levier de l'ensemble est que moins de 0,25 % de l'enveloppe bilatérale crée l'architecture qui gouverne les 99,77 % restants.

Sentinelles d'alerte précoce. Les indicateurs régénératifs d'ADFIC servent de sentinelles plutôt que d'ornements : un ΔR négatif, une vélocité d'autonomie inférieure à la cible, un indice d'équité distribuée (DEI) sous le seuil, ou une régression dans la gestion du système des ressources naturelles (NRS) déclenchent chacun une notification au Comité d'Audit Indépendant. Les paramètres de conversion eau-carbone sont calibrés sur des données SCADA réelles avant toute projection ferme — une discipline qui maintient le substrat MRV honnête et défendable en audit dès la première cohorte.


Annexe 2-2 : Composantes et sous-composantes détaillées du projet

L'établissement d'ADFIC s'organise en quatre composantes, chacune désagrégée en sous-composantes assorties de livrables concrets. Les cinq modules méthodologiques souverains (Audit / Méthodologie / Données / Vérification / Académie) constituent le cœur des Composantes B et C ; ils sont sectoriellement neutres par conception — déployés d'abord sur l'eau (Phase 1), puis étendus à la forêt, à l'agriculture, à l'énergie et à l'adaptation (Phase 2).

Composante A — Établissement juridique et gouvernance

Composante B — Méthodologie MRV et plateforme nationale de données (Modules 1, 3, 4)

Composante C — Préparation de l'obligation bleue ONEP-SA et à la finance climatique (Module 2)

Composante D — Gestion de projet, S&E, connaissances et Académie (Module 5)

Tableau 2-2 — Composantes, sous-composantes, modules et livrables

ComposanteSous-composanteModule(s)Livrable clé
A — Juridique et gouvernanceA.1 Constitution de l'EPICADFIC juridiquement constituée (PDO-1)
A.2 Gouvernance à trois niveauxInstruments de gouvernance adoptés
A.3 Renforcement des capacités du MINHASPaquet de capacités du MINHAS
B — MRV et plateforme de donnéesB.1 AuditModule 1Base de référence d'audit des bassins prioritaires
B.2 DonnéesModule 3Registre national + substrat SIG actifs
B.3 Vérification et Climate Science BaseModule 4MRV de référence certifié + Climate Science Base (PDO-2)
C — Préparation obligation bleue et finance climatiqueC.1 MéthodologieModule 2Méthodologie de bancabilité adoptée
C.2 Préparation de l'obligation bleueModule 2Dossier de préparation de l'obligation bleue (PDO-3)
C.3 Accession à la finance climatiquePaquet de préparation DAE + note R9
D — Gestion de projet, S&E, AcadémieD.1 UGPUGP opérationnelle ; sauvegardes actives
D.2 Audits de terrain / voyage d'étude / auditsProgramme d'audit + voyage d'étude
D.3 AcadémieModule 5Cohorte 1 (Full : cohorte 2)

Notes. (1) Les cinq modules se rattachent nettement aux Composantes B (Modules 1, 3, 4), C (Module 2) et D (Module 5). (2) La neutralité sectorielle est une propriété de conception : les mêmes cinq modules s'étendent à la forêt, à l'agriculture, à l'énergie et à l'adaptation en Phase 2 sans ré-architecture — l'extension est une activité de Phase 2, et non une ligne de coût de Phase 1. (3) Aucune sous-composante ne comporte de travaux de génie civil.

Bénéficiaires et parties prenantes (segmentés)

La discipline du contenu institutionnel exige que les bénéficiaires soient segmentés par audience plutôt qu'agrégés. Les bénéficiaires d'ADFIC se répartissent en trois niveaux, chacun entretenant une relation distincte avec le substrat.

Tableau 2-2b — Segmentation des bénéficiaires et parties prenantes

NiveauPartie prenanteCe qu'ADFIC leur apporteRelation
Principaux souverainsMINHAS (ministère chef de file) ; Comité de Pilotage (présidé par le PM) ; MINEDDTE ; Eaux et ForêtsUn substrat national permanent que la République possède, pilote et lègue ; capacité du Ch. VI QCN4 combléePropriétaire / principal
Opérateurs sectoriels (clients)ONEP-SA ; ONAD ; SODECI ; BNETDDonnées d'audit de qualité investissement ; le MRV qu'exige l'obligation bleue ONEP-SA ≥100 M US$ (2028) ; origination bancableClient du substrat
Partenaires capitauxBailleur Concessionnel (facilité concessionnelle, évaluation d'additionnalité, OWAS, RDGW) ; Banque Mondiale/IDA ; GCF Abidjan Hub ; AFD ; IsDB ; bilatérauxUne contrepartie nationale qui convertit leurs enveloppes engagées en pipelines déployables et vérifiablesBailleur / co-mobilisateur
Capital humain nationalCohortes de l'Académie Iroko Climat ; équipes MRV de terrain (cible ≥40 % de femmes)15 à 20 experts certifiés par cohorte ; la capacité qui survit au mandatBénéficiaire direct
Populations finales32 M d'habitants ; les 11 régions de la fracture du Nord ; le fardeau de collecte ~90 % fémininDécaissement plus rapide et vérifiable de l'accès à l'eau ; pipeline ciblé pour le NordBénéficiaire ultime

Pourquoi les opérateurs sont des clients, et non des tutelles. La distinction la plus importante entre parties prenantes est que les opérateurs sectoriels sont des clients du substrat, et non ses hôtes. L'obligation bleue d'ONEP-SA, l'origination PPP d'ONAD et les décisions tarifaires du futur régulateur R9 consomment tous des produits d'ADFIC — registres d'audit, vérification MRV, données de performance de référence — sans qu'ADFIC entre en concurrence dans aucun de leurs rôles. C'est l'expression opérationnelle de la doctrine du substrat et la raison pour laquelle le pare-feu (Annexe A7) importe : ADFIC doit demeurer neutre vis-à-vis des acteurs mêmes dont elle rend les instruments bancables.


Annexe 2-3 : Coûts détaillés du projet

L'AT finance l'établissement d'ADFIC (Couche 1) et ses premières années d'opération : personnel, équipements, audits de terrain des bassins prioritaires, la construction de la Climate Science Base, le voyage d'étude, la finalisation juridique/fiscale et le S&E. Il ne s'agit pas d'une rémunération de RV. Aucune composante ne comporte de travaux de génie civil. Les coûts sont présentés par composante, par palier et par catégorie de coût ; le plan de financement et la ligne de transparence d'exclusion explicite de la rémunération de RV suivent.

2-3.1 Coût par composante et par palier

Tableau 2-3a — Coût total du projet par palier et par composante (M US$ ; réconcilié avec le Tableau A7-1 de l'Annexe A7 et le Tableau 7 de D2)

ComposanteLean (3,25)Base (4,5)Full (6,0)Ce que cela finance
A — Établissement juridique et gouvernance0,700,901,10Statuts EPIC ; dossier de décret ; dépôt CEPICI/RCCM ; Journal Officiel (PDO-1) ; cadre Conseil & DG ; gouvernance à trois niveaux ; renforcement des capacités du MINHAS
B — Méthodologie MRV et plateforme nationale de données1,201,702,40Méthodologie MRV nationale du secteur de l'eau ; comblement de la lacune du Ch. VI QCN4 ; intégration SODEXAM/BNETD/ONEP (≥3 sources, PDO-2) ; Climate Science Base ; référentiel de cybersécurité ; validation par un panel d'experts indépendant
C — Préparation de l'obligation bleue ONEP-SA et à la finance climatique0,751,101,50Préparation de l'obligation bleue (ICMA GBP / IFC Blue Finance v2.0, PDO-3) ; cadrage de la pile de rehaussement de crédit ; analytique tarifaire (non redondante avec PASEA C4.1) ; note de législation habilitante R9 ; préparation DAE GCF
D — Gestion de projet, S&E, connaissances, Académie0,600,801,00UGP ; système de GF ; passation des marchés ; ESMS/SEP/GRM ; audits de terrain des bassins prioritaires ; voyage d'étude ; audits techniques indépendants ; cohorte 1 de l'Académie
Total financé par le Bailleur Concessionnel3,254,506,00
Vérification de dérivation. Lean : 0,70 + 1,20 + 0,75 + 0,60 = 3,25. Base : 0,90 + 1,70 + 1,10 + 0,80 = 4,50. Full : 1,10 + 2,40 + 1,50 + 1,00 = 6,00. ✓

Différences de paliers : Lean comprime C et D (préparation cadrée à ONEP-SA uniquement ; une cohorte de l'Académie ; un programme d'audit de terrain allégé). Full ajoute une seconde cohorte de l'Académie ; des audits de terrain élargis à l'ensemble des trois bassins (Comoé, Bandama, Sassandra) ; une construction plus approfondie de la Climate Science Base ; un voyage d'étude ; et une finalisation juridique/fiscale supplémentaire (OAPI, régime fiscal, revue des prix de transfert).

La logique de phasage. L'établissement est séquencé sur trois phases que le modèle de coûts suit. La Phase 0 (M0–M6) est la gouvernance, les instruments EPIC sous OHADA-CI, et l'accès aux données — la phase au coût le plus léger, s'appuyant principalement sur la réallocation PASEA C4 et les lignes budgétaires ministérielles plutôt que sur la subvention du Bailleur Concessionnel. La Phase 1 (M6–M18) est la construction : l'équipe fondatrice, l'audit de la Climate Science Base, le MRV de référence aligné sur l'IRMF, et les premières notes conceptuelles GCF — la dépense la plus lourde de la Composante B, concentrée en début d'Année 1–2 du tableau des coûts car la plateforme de données et la méthodologie doivent exister avant que tout travail de préparation ou d'origination puisse s'y appuyer. La Phase 2 (M18–M36) est la conversion : propositions de financement, le substrat MRV opérationnel, et la préparation de l'obligation bleue ONEP-SA — pondérée vers la Composante C, et la phase au cours de laquelle survient le transfert de PI à M24 (réenregistrement OAPI au nom d'ADFIC) et où s'activent les flux de revenus propres à l'institution. La demande à trois paliers n'est donc pas trois projets différents mais trois profondeurs du même projet : Lean livre un substrat crédible cadré à ONEP-SA et une cohorte de l'Académie ; Base élargit la couverture des bassins et la portée de préparation ; Full livre le substrat complet sur les trois bassins, deux cohortes, et la finalisation juridique/fiscale complète qui sécurise la propriété souveraine de la PI à M24.

2-3.2 Coût par catégorie et année indicative

Tableau 2-3b — Coût indicatif par catégorie et par année (palier Full, M US$ ; phasage d'établissement illustratif M0–M36)

Catégorie de coûtAnnée 1 (M0–M12)Année 2 (M12–M24)Année 3 (M24–M36)Total (Full)Note
Personnel et UGP0,550,550,401,50Directeur, GF, Passation des marchés, E&S/genre, S&E + noyau technique
Équipements et plateforme de données0,800,600,201,60IoT/SCADA/SIG-MRV ; hébergement conforme ARTCI en CIV ; financé par DFI directement vers ADFIC
Méthodologie MRV et Climate Science Base0,400,500,301,20Descente d'échelle CMIP6/CORDEX ; validation par panel d'experts ; alignement Verra/Gold Standard
Préparation et juridique/fiscal0,300,350,250,90Préparation de l'obligation bleue ; préparation DAE GCF ; finalisation OAPI/fiscale/prix de transfert
Académie, voyage d'étude et audits0,250,300,250,80Deux cohortes (Full) ; voyage d'étude ; audits techniques indépendants
Total2,302,301,406,00
Vérification de dérivation. Catégories : 1,50 + 1,60 + 1,20 + 0,90 + 0,80 = 6,00. Années : 2,30 + 2,30 + 1,40 = 6,00. ✓

Notes. (1) La répartition par catégorie et par année est un phasage d'établissement indicatif pour le palier Full ; elle se réconcilie au total de composante de 6,0 M US$, et non à un chiffre de Couche 2. (2) Les équipements sont financés par la fenêtre DFI directement vers ADFIC (le propriétaire souverain de référence), l'opérateur privé n'étant qu'opérateur-dépositaire — réversion instantanée à ADFIC au terme ou en cas de manquement (pare-feu F3, Annexe A7). (3) Aucune catégorie ne comporte de travaux de génie civil.

2-3.3 Plan de financement et la ligne de transparence d'exclusion de la rémunération de RV

Tableau 2-3c — Plan de financement (palier Full ; réconcilié avec le Tableau A7-2 de l'Annexe A7)

SourceRôleMontant (Full)Cofinancement ?
Bailleur Concessionnel — facilité concessionnelle (primaire) + facilité concessionnelle (secondaire)La subvention d'établissement (cette opération)6,00 M US$Oui — la subvention
République de Côte d'Ivoire — Budget National (contrepartie du Pacte)Contrepartie souveraine ; assume l'établissement de l'EPIC + le budget récurrent d'ADFIC à partir du CDMT du MINHAS2,07 Md US$ (30 % × 6,9 Md US$ du Pacte, programmatique)Oui — contrepartie souveraine (en nature)
Réallocation PASEA C4 (Banque Mondiale/IDA, au sein des 30 M US$ de C4)Finance la Phase 0 ; AT parallèle non redondante0,2 M–0,5 M US$AT parallèle
Lignes budgétaires MINHAS / MINEDDTE / Eaux et ForêtsRéallocation d'AT programmatique (programmes budgétaires 5 & 6)0,1 M–0,4 M US$En nature / contrepartie
Détachements techniques du BNETDDétachements SIG / ingénierie auprès de l'UGP0,06 M–0,12 M US$ (valorisé)En nature / contrepartie
Licence de méthodologie RV Iroko SALicence privée d'indépendance (arm's-length) avec ADFICDivulguée — PAS un cofinancementNON — exclue
Règle permanente (textuelle). Chaque tableau de cofinancement / Coût Total du Projet de ce dossier énonce explicitement que la rémunération de RV n'est pas une utilisation des fonds du Bailleur Concessionnel et n'est pas comptabilisée comme cofinancement. La rémunération de licence de méthodologie de RV Iroko SA + le contrat d'exploitation des équipements est un coût de projet pour ADFIC au titre de services méthodologiques — et non une contribution au projet, ni une subvention, un prêt ou des fonds propres, et pas une utilisation des fonds du Bailleur Concessionnel. Le pré-développement de RV (architecture institutionnelle, méthodologie, préparation OHADA, les dossiers de financement) est une contribution-en-nature non valorisée (A15), exclue des tableaux de cofinancement. Le Stream C = 15 % des revenus nets de la Couche 2, CIV uniquement, exclu. Toute trajectoire de revenus de la Couche 2 est exclue par le pare-feu et n'apparaît pas dans ce volume destiné au gouvernement.

2-3.4 L'exposé du levier

Tableau 2-3d — Levier par palier (réconcilié avec le Tableau A7-5 de l'Annexe A7)

PalierMontant de l'ATLevier sur l'enveloppe mobilisable de 1,38 Md US$En % de 1,38 Md US$En % du Pacte de 6,9 Md US$
Lean3,25 M US$424×0,236 %0,047 %
Base4,5 M US$307×0,326 %0,065 %
Full (vedette)6,0 M US$230×0,435 %0,087 %
Optimisation des ressources vedette. 1,38 Md US$ est l'enveloppe convertible / mobilisable du secteur de l'eau que l'AT d'ADFIC dé-risque (le dénominateur du levier ; 1,38 Md US$ ÷ palier = levier). Au palier Full, 6,0 M US$ = 0,435 % de l'enveloppe mobilisable de 1,38 Md US$ et 0,087 % du Pacte de 6,9 Md US$ — moins d'un demi pour cent de l'enveloppe mobilisable crée l'architecture qui gouverne le déploiement du reste. Un ratio complémentaire préparation-vers-obligation de ≥1:100 opère entre le GCF Readiness (≤1 M US$/an) et l'obligation bleue ONEP-SA cible (≥100 M US$). ADFIC ne possède, n'émet ni ne reçoit le produit d'aucune obligation ; son rôle dans la pile de bancabilité est exclusivement d'habilitation — elle fournit la documentation MRV et le récit vérifié d'impact climatique sans lesquels l'émission n'est pas bancable, et le pare-feu (Annexe A7) garantit qu'aucun produit d'obligation ne transite vers ou à travers l'opérateur de la Couche 2.

Annexe 2-4 : Enseignements tirés + Exercice de référence

La conception d'ADFIC est calibrée au regard de l'expérience du Bailleur Concessionnel et de ses partenaires en matière d'opérations d'établissement institutionnel, de plateforme MRV/données, et de finance souveraine de l'eau. Le tableau des enseignements distille les règles de conception opérantes ; l'analyse approfondie de référence lit ensuite cinq comparateurs pour ce que chacun enseigne spécifiquement à ADFIC.

2-4.1 Tableau des enseignements tirés

Tableau 2-4a — Enseignements tirés reflétés dans la conception d'ADFIC

#Enseignement (de l'expérience des comparateurs)Source de l'enseignementComment la conception d'ADFIC le reflète
1Le capital ne se décaisse pas sans un substrat national d'absorptionPASEA (2,77 % à M15)ADFIC est le substrat d'absorption ; le PDO de l'opération est la préparation institutionnelle, et non l'investissement
2Un substrat ne peut vivre au sein d'un opérateur qu'il audite et pour lequel il origineCorporatisation ONEP→ONEP-SAADFIC est un EPIC souverain autonome ; ONEP-SA est un client du substrat, et non sa tutelle
3Les facilités continentales de préparation de projets requièrent une contrepartie nationaleAWF/AUSII (pas de contrepartie CIV)ADFIC est explicitement conçue comme la contrepartie nationale par laquelle AUSII se déploie
4Un fonds climatique doit financer les projets que les ministères originent — et non les remplacerFONERWA (Rwanda)La doctrine du substrat d'ADFIC : elle fait briller les ministères, services publics et bailleurs ; elle ne coordonne ni n'accumule jamais de pouvoir
5Propriété souveraine des actifs/PI + opérateur d'indépendance (arm's-length) est la répartition durableSONES / SEN'EAU (Sénégal)ADFIC possède la PI, les équipements et les données (Jour 0) ; l'opérateur privé ne détient qu'un contrat d'exploitation d'indépendance ; pare-feu F1–F11
6Une entité publique de préparation de projets peut dé-risquer et structurer un pipeline à l'échellePT SMI (Indonésie)Le mandat d'origination-et-structuration d'ADFIC (Modules 2, 4) reflète un PPF souverain
7Les plateformes MRV/données atteignent un décaissement intégral et un ancrage institutionnelGCF FP074 (Burkina Hydromet, 100 % décaissé)La Composante B d'ADFIC est budgétée de manière sobre au regard de cette référence d'efficience-coût avérée
8Une plateforme-pays canalise le capital DFI vers un pipeline bancable coordonnéNWFE (Égypte)ADFIC convertit l'ambition vedette du Pacte en un pipeline coordonné et vérifié par MRV
9Le positionnement institutionnel de premier entrant en amont d'une fenêtre de financement est décisifGroupe Consultatif / GCF Abidjan HubADFIC est calée sur le Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026 et le nouveau Bureau GCF d'Abidjan
10Le retard est le risque dominant ; chaque trimestre de fuite est du capital non déployéCourbe de décaissement PASEALe dossier économique traite la vitesse de déploiement comme la variable contraignante, et non la taille de l'enveloppe

2-4.2 Exercice de référence — analyse approfondie des comparateurs

SONES / SEN'EAU (Sénégal). Le modèle sénégalais sépare un détenteur souverain d'actifs et de PI (SONES) d'un opérateur privé (SEN'EAU, affermage). C'est le précédent le plus direct pour l'architecture de pare-feu d'ADFIC : l'État possède les actifs durables et la PI ; l'opérateur les exploite sous un contrat d'indépendance ; au terme ou en cas de manquement, le contrôle revient au souverain sans contentieux. ADFIC reproduit ce schéma avec une Couche 1 souveraine pour la PI méthodologique et les équipements, et un opérateur de Couche 2 d'indépendance — augmenté de la gouvernance à trois niveaux (Comité de Pilotage présidé par le PM ; MINHAS chef de file ; Conseil interministériel). Enseigne à ADFIC : la répartition propriétaire-souverain / opérateur-d'indépendance, et la clause de réversion sans contentieux.

FONERWA (Fonds Vert du Rwanda). Un fonds climatique national multi-bailleurs qui finance les projets que les ministères sectoriels originent, sans les remplacer. FONERWA prouve la doctrine du substrat au niveau du fonds : une institution souveraine de finance climatique peut se situer en dessous de l'écosystème et le renforcer plutôt qu'accumuler du pouvoir sur lui. Enseigne à ADFIC : la doctrine substrat-et-non-coordinateur — faire briller les autres, ne jamais coordonner à leur place.

PT SMI (Indonésie). Une société publique de financement d'infrastructures et de préparation de projets qui origine, prépare et dé-risque un pipeline national et structure des instruments de financement. PT SMI démontre qu'une entité souveraine peut exercer la fonction d'origination-et-structuration à l'échelle et demeurer bancable. Enseigne à ADFIC : que le mandat d'origination + structuration (Modules 2 et 4) est une fonction souveraine éprouvée et finançable — et non un concept non testé.

NWFE (Égypte). La plateforme-pays « nexus » eau-alimentation-énergie canalise le capital DFI et gouvernemental vers un programme coordonné et bancable sous un cadre souverain. NWFE montre comment une plateforme nationale convertit une ambition vedette de financement en décaissements au niveau des projets. Enseigne à ADFIC : comment convertir l'objectif vedette de 6,9 Md US$ du Pacte en un pipeline coordonné, vérifié par MRV, au niveau des projets — la logique de plateforme-pays qu'ADFIC permet pour la CIV.

Singapore PUB. Le service public national intégré de l'eau a accumulé données, méthodologie, R&D et capacités au sein d'une seule institution souveraine au fil des décennies, devenant une référence mondiale. PUB est la preuve à long horizon qu'un substrat national intégré compose de la valeur lorsque la capacité est détenue de manière souveraine plutôt que dispersée. Enseigne à ADFIC : que détenir la méthodologie, les données et la capacité au sein d'une seule institution souveraine — plutôt que de les disperser entre opérateurs et consultants — est le choix durable et cumulatif.

GCF FP074 (Burkina Hydromet) — référence d'efficience-coût. L'opération de plateforme MRV-et-données de 22,5 M US$ a atteint un décaissement à 100 % et un ancrage institutionnel au cours d'une vie de projet pluriannuelle. C'est la référence d'efficience-coût de la région du Bailleur Concessionnel pour la Composante B d'ADFIC (méthodologie MRV + plateforme nationale de données), à un coût unitaire bien supérieur à celui d'ADFIC — validant l'enveloppe budgétaire sobre d'ADFIC. Enseigne à ADFIC : qu'un investissement de plateforme MRV/données de ce type est intégralement décaissable et institutionnellement durable, et que la Composante B d'ADFIC est budgétée de manière conservatrice à son aune.

Tableau 2-4b — Synthèse de référence : ce que chaque comparateur apporte à la conception d'ADFIC

ComparateurPaysEnseignement de conception apportéÉlément de conception d'ADFIC
SONES / SEN'EAUSénégalPropriétaire souverain / opérateur d'indépendance ; réversion sans contentieuxPare-feu Couche-1/Couche-2 (F1–F11) ; clause de réversion
FONERWARwandaDoctrine substrat-et-non-coordinateurLa doctrine du substrat (§3, Note Conceptuelle)
PT SMIIndonésieOrigination + structuration souveraines à l'échelleModules 2 & 4 (Méthodologie, Vérification)
NWFEÉgypteConversion plateforme-pays de l'ambition vedetteLe parcours de mobilisation Pacte-vers-pipeline
Singapore PUBSingapourLa capacité souveraine intégrée composeUne seule institution souveraine détient la PI/les données/la capacité
GCF FP074 (Burkina Hydromet)Burkina FasoDécaissabilité intégrale de la plateforme MRV/donnéesValidation du budget sobre de la Composante B

Notes. (1) Chaque comparateur est nommé avec un enseignement de conception spécifique et non générique — la règle du contenu institutionnel interdit « les meilleures pratiques internationales » comme remplissage. (2) L'ensemble de référence est la même famille de comparateurs portée à l'Annexe 1-3, lue ici pour son implication de conception plutôt que pour la comparabilité de portefeuille. (3) L'enseignement 5 (propriétaire-souverain / opérateur-d'indépendance) est le précédent porteur du pare-feu dont l'ensemble complet de mécanismes figure à l'Annexe A7.

2-4.3 Cadrage de l'initiative

L'exercice de référence dégage quatre principes de cadrage transversaux qu'adopte la conception d'ADFIC, chacun traçable à la preuve des comparateurs ci-dessus.

Multi-leviers, et non instrument unique. Aucun comparateur n'a réussi sur un instrument unique ; SONES a couplé un détenteur souverain d'actifs à un opérateur privé, NWFE a couplé une plateforme-pays à du capital DFI mixte, et FONERWA a couplé un fonds national à l'origination par les ministères sectoriels. ADFIC reflète ce schéma en couplant un substrat souverain de méthodologie-et-données (Composantes B/C) à une couche d'exploitation d'indépendance et à une Académie qui construit le capital humain — trois leviers qui se renforcent plutôt qu'ils ne se substituent l'un à l'autre. Une conception à instrument unique (un fonds seul, ou une plateforme MRV seule) échouerait au test de durabilité que les comparateurs posent.

Renforcer l'infrastructure existante, et non la remplacer. Les comparateurs les plus solides ont ajouté une couche manquante à un système existant plutôt que de déplacer les acteurs en place : PT SMI a préparé et structuré des pipelines que les agences sectorielles ne pouvaient pas, sans exploiter les actifs ; FONERWA a financé ce que les ministères originaient. ADFIC renforce ONEP-SA, ONAD, BNETD et le futur régulateur R9 en fournissant les données d'audit, le registre des actifs et l'origination bancable qu'ils consomment — la frontière explicite de non-débordement (Annexe 1-7.6). C'est la traduction institutionnelle de « renforcer l'infrastructure existante » : ADFIC rend les acteurs en place plus solides et plus finançables, jamais plus faibles ou redondants.

Une gouvernance qui survit au cycle politique. Chaque comparateur durable a détenu sa capacité de manière souveraine et l'a gouvernée avec permanence — Singapore PUB sur des décennies, SONES comme détenteur souverain permanent. La gouvernance à trois niveaux d'ADFIC (Comité de Pilotage présidé par le PM ; MINHAS chef de file ; Conseil interministériel) et sa propriété souveraine au Jour 0 de la PI, des équipements et des données sont conçues précisément pour que l'institution ne disparaisse pas au prochain remaniement — le mode de défaillance d'une direction ministérielle. Le transfert de PI à M24, la clause de réversion sans contentieux et l'audit indépendant par un tiers (premier audit M18) sont les mécanismes de gouvernance qui rendent l'enseignement des comparateurs opérationnel.

Évaluation d'ensemble. Lus ensemble, l'ensemble des comparateurs établit qu'ADFIC n'est pas un pari inédit mais une forme institutionnelle bien précédentée — propriétaire souverain, opérateur d'indépendance, substrat-et-non-coordinateur, conversion plateforme-pays, capacité intégrée — assemblée pour le siège spécifique que le secteur de l'eau de la Côte d'Ivoire laisse vacant. Il n'est pas demandé au Bailleur Concessionnel de défricher un modèle non testé ; il lui est demandé de financer, à moins d'un demi pour cent de l'enveloppe qu'il dé-risque, la contrepartie nationale que tout programme continental de finance de l'eau s'assemblant autour de la CIV requiert déjà.


Réconciliation et cohérence inter-documents (Partie 1)

Réconciliation des chiffres verrouillés (variance nulle avec le Build Brief §2, l'Annexe A7, et les dossiers B/C) :

ChiffreValeur verrouilléeCe volume
Enveloppe du Pacte6,9 Md US$ (fourchette 7,0–7,5 Md US$)Annexe 1-6, 1-8 ✓
Répartition du financement (§7.2)30 / 25 / 20 / 20 / 5Note Annexe 1-6 ✓
Part Banque Mondiale+Bailleur Concessionnel 25 %1,75 Md US$Annexe 1-2, 1-6 ✓
AT 3 paliers3,25 M / 4,5 M / 6,0 M US$Annexe 1-1, 2-3 ✓
Levier sur 1,38 Md US$424× / 307× / 230×Tableau 2-3d ✓
6,0 M US$ en %0,435 % de 1,38 Md US$ / 0,087 % de 6,9 Md US$Tableau 2-3d ✓
PASEA825 M US$ MPA / 250 M US$ IDA / 30 M US$ C4Annexe 1-3, 1-7 ✓
CDN 3.033,07 % d'ici 2035Annexe 1-4, 1-6, 2-1 ✓
PIB / notation / population86,5 Md US$ / Ba2-BB / 32MAnnexe 1-4 ✓
Nitrate / déforestation120 vs 50 mg/L · 4M ha = 2,1 GtAnnexe 1-4 ✓
Rémunération de RVExclue du cofinancement (ligne explicite)Tableau 2-3c ✓
Revenu A5 Couche 2Exclu par le pare-feu — absent de ce volume(non présent) ✓

Signalements d'honnêteté. Ce volume porte les trois items ouverts autorisés sous forme de champs explicites à confirmer et n'invente nulle part ailleurs un chiffre de surface externe : (i) l'enveloppe de prêt en aval PERIEP-GA, la division détentrice/le chargé de projet, et l'année du Conseil (Annexe 1-2) ; (ii) la session de financement du secteur de l'eau du Groupe Consultatif et le présentateur du Bailleur Concessionnel (Annexe 1-6) ; (iii) la sous-ventilation DFI du Pacte par DFI individuel (Annexe 1-6, 1-8). Chacun requiert une confirmation d'initié du Bailleur Concessionnel. Les réserves secondaires à-vérifier (classification PARU, montant d'ancrage de l'obligation PEPT, FX à XOF 609/USD, le diagnostic « < 20 % de décaissement », la synthèse CMIP6 +1,5–2,5 °C, la date de conversion d'ONEP-SA) sont signalées en ligne et ne figurent pas parmi les trois lacunes de renseignement verrouillées. Aucun autre marqueur de remplissage (RC-22). Tous les chiffres de revenus de la Couche 2 (y compris la trajectoire A5 verrouillée par le CEO) sont exclus par le pare-feu et n'apparaissent nulle part dans ce volume destiné au gouvernement.


Bailleur Concessionnel — Annexes Techniques (Volume Compagnon), Partie 1 sur 3 — Contexte Stratégique & Description du Projet (Annexes 1-1 → 1-8, 2-1 → 2-4) Établissement Institutionnel d'ADFIC — République de Côte d'Ivoire Référence du document : V015-AfDB-TechnicalAnnexes-Part1-v1-2026-06-21 · Version 1.0 — Brouillon en cours de construction Reflète l'architecture des Annexes Techniques YEIB du Bailleur Concessionnel (Liberia YEIB, P-LR-HB0-003). Rémunération de RV exclue du cofinancement (ligne de transparence explicite). Chaîne d'autorité : Build Brief du Bailleur Concessionnel v1 (2026-06-21) → Reference Pack v2.0/v2.1 + supersessions post-Jituboh du CEO → ce document. Économie A5 Couche 2 exclue par le pare-feu et absente de ce dossier destiné au gouvernement.


ANNEXE 3-1 — ANALYSE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

(Approfondit D-A2. Trame du Bailleur Concessionnel §3.1, type évaluation d'additionnalité. Reflète W-A2 à profondeur égale.)

3-1.1 Objet et approche analytique

La présente annexe expose l'analyse économique et financière de l'opération d'Assistance Technique proposée du Bailleur Concessionnel, établissant l'ADFIC — un EPIC souverain de droit public ivoirien — financée via la facilité concessionnelle comme fenêtre principale et la facilité concessionnelle comme fenêtre secondaire/complémentaire. Elle constitue l'équivalent, au format du Bailleur Concessionnel, de l'Analyse Économique et Financière de la Banque Mondiale (W-A2), re-modelée selon la logique d'évaluation d'additionnalité (Additionality and Development Outcomes Assessment) que le Bailleur Concessionnel applique aux opérations de « création d'une nouvelle institution » (la trame du PAR YEIB : Liberia YEIB, Éthiopie AMD4J, Nigeria YEIB, CIV PACE).

Pourquoi pas un TRIE/TRIF classique. Pour une AT purement institutionnelle, sans travaux physiques, sans acquisition foncière et sans extrant monétisable directement au niveau projet, un Taux de Rentabilité Interne Économique en valeur ponctuelle n'est pas la métrique primaire appropriée — les bénéfices de la capacité institutionnelle sont indirects, systémiques et pluri-périodiques. L'analyse procède selon cinq angles : (1) analyse absorption / effet de levier ; (2) récit coût-efficacité / valeur d'habilitation (de type VANE) avec une fourchette indicative de TRIE ; (3) additionnalité (financière · non financière · résultats de développement) ; (4) test de résistance multi-scénarios (Lean / Base / Full) ; et (5) soutenabilité budgétaire de la Couche 1.

Périmètre des couches. La présente analyse traite l'ADFIC (Couche 1) uniquement. Là où la soutenabilité est évaluée (§3-1.7), elle l'est au niveau de l'EPIC Couche 1. Aucun revenu de la Couche 2 (RV Iroko SA) n'est mentionné où que ce soit dans le présent volume. Le Stream C (redevance de méthodologie de 15 %, CIV uniquement) constitue un flux sortant de l'ADFIC vers la Couche 2 — divulgué comme poste de coût soumis au pare-feu, jamais comme produit de l'ADFIC.

3-1.2 Hypothèses centralisées (formule d'abord)

Toutes les hypothèses se rattachent au tableau des chiffres verrouillés du Build Brief §2 et aux packs B/C. Zéro calcul codé en dur : chaque nombre dérivé montre sa dérivation en une ligne. Trois lacunes de renseignement sont portées comme champs explicites à confirmer (§3-1.10) ; aucun autre marqueur.

Tableau 3-1.A — Hypothèses centralisées

RéfHypothèseValeurDérivation / note
D-01Enveloppe totale de financement du Pacte NationalUS$6.9B (tableau sectoriel, Pacte §7.2) / fourchette de présentation US$7.0–7.5BJamais « US$10B ».
D-02Répartition du financement du Pacte (Pacte §7.2 verbatim)État 30% (US$2.0B) · WB+Bailleur Concessionnel 25% (US$1.75B) · bilatéraux 20% (US$1.4B) · privé/PPP 20% (US$1.4B) · ménages 5% (US$0.35B)§7.2 opérante (NON 40/10).
D-03Enveloppe bilatérale mobilisable du secteur de l'eau (dénominateur de l'effet de levier)US$1.38BL'enveloppe convertible que l'AT de l'ADFIC dé-risque. Verrouillée.
D-04Demande AT — Lean (24–36 mois)US$3.25MRe-tiérisation CEO post-Jituboh. Finance l'établissement de l'ADFIC + la première année d'exploitation. PAS une commission RV.
D-05Demande AT — BaseUS$4.5MPalier d'atterrissage attendu.
D-06Demande AT — Full (titre)US$6.0MDemande souveraine du gouvernement sur l'ensemble des sources publiques ; le Bailleur Concessionnel n'est pas sollicité pour la totalité des US$6.0M à lui seul.
D-07Effet de levier sur US$1.38B — Lean424×US$1,380M ÷ US$3.25M = 424,6 → 424×
D-08Effet de levier sur US$1.38B — Base307×US$1,380M ÷ US$4.5M = 306,7 → 307×
D-09Effet de levier sur US$1.38B — Full230×US$1,380M ÷ US$6.0M = 230,0 → 230×
D-10US$6.0M en % des US$1.38B mobilisés0.435%US$6.0M ÷ US$1,380M = 0,4348% → 0,435%
D-11US$6.0M en % des US$6.9B du Pacte0.087%US$6.0M ÷ US$6,900M = 0,08696% → 0,087%
D-12Enveloppe programmatique MPA du PASEAUS$825MCité par le gouvernement (non engagé/décaissé).
D-13PASEA IBRD Phase 1US$250M (P177118 ; rév. US$264.66M ISR)Double citation.
D-14PASEA Composante 4 AT (ONEP→ONEP-SA)US$30M (Pacte verbatim)JAMAIS US$44M.
D-15Sous-composante PASEA C4.1 Renforcement InstitutionnelUS$7MLa sous-composante contre laquelle l'ADFIC s'imbrique ; additive, non duplicative.
D-16Cible de réduction des GES CDN 3.033.07% d'ici 2035 (vs 2018)Ancrage climatique national.
D-17Notation souveraine CIVBa2 / BBContexte de spread obligataire en aval.
D-18PIB CIV (nominal 2024)US$86.5BBase de l'AT-en-%-du-PIB.
D-19Fourchette de subvention de la facilité concessionnelle par projet€50K–€5M~150 projets / 52 pays ; ~€4B mobilisés. La composante de la facilité concessionnelle se situe dans la fourchette.
D-20Fenêtre AUSII€12M levés (NDF) vs cible initiale US$30M / ambition US$320M sur 10 ans ; CIV = 1 des 7 pilotesAucune contrepartie nationale CIV → l'ADFIC est cette contrepartie.
D-21Taux d'actualisation (récit VAN / VANE)6% réelTaux d'actualisation réel standard du Bailleur Concessionnel / SSA-IPF.
D-22Horizon de l'AT24–36 mois (M1–M36)Définition des phases pour le coût-efficacité.
D-23Norme de taille d'AT de préparation des BMD/BDF1–3% du programme habilitéGCF FP074 Burkina Hydromet ~15% ; GCF FP012 Mali Hydromet ~13.5%. Iroko se situe sous la norme à chaque palier.
Avis d'exclusion de la Couche 2 (RC-24 / pare-feu). Le revenu Y5 de la Couche 2 de l'ADFIC (RV Iroko SA) et tout artefact de revenu antérieur supplanté ne sont pas des hypothèses et n'apparaissent pas. La soutenabilité de la Couche 1 (§3-1.7) est évaluée uniquement sur les propres flux commerciaux de l'ADFIC (B/D/E).

3-1.3 Justification économique — la thèse absorption / effet de levier

La proposition économique centrale est qu'un investissement institutionnel modeste et borné crée le substrat souverain qui dé-risque une enveloppe de capital de deux à trois ordres de grandeur supérieure à lui-même. Cela se déduit des chiffres verrouillés :

flowchart TD
  n0["Dénominateur (verrouillé) : enveloppe bilatérale mobilisable du secteur de l'eau = US$1.38B [D-03]"]
  n1["424× [D-07]"]
  n2["307× [D-08]"]
  n3["230× [D-09]
Palier Full en part du capital qu'il dé-risque :
US$6.0M ÷ US$1,380M = 0,435% de l'enveloppe bilatérale mobilisable [D-10]
US$6.0M ÷ US$6,900M = 0,087% de la totalité des US$6.9B du Pacte [D-11]"] n0 --> n1 n1 --> n2 n2 --> n3

En clair : au palier titre, 0,435% de l'enveloppe bilatérale mobilisable construit l'architecture institutionnelle qui dé-risque les 99,565% restants ; rapporté à l'ensemble du Pacte, l'intégralité de l'établissement de l'ADFIC coûte 0,087% des US$6.9B que le pays a engagés.

La défaillance de marché corrigée. Le Pacte de US$6.9B de la CIV engage US$1.38B via les partenaires bilatéraux (20%) et un autre US$1.38B via le privé/PPP (20%) — US$2.76B, soit 40% du Pacte. Ce capital a trois prérequis structurels de déploiement qu'aucune institution actuelle ne fournit : (1) l'éligibilité au financement climatique (méthodologie alignée GCF et ICMA, infrastructure MRV, documentation conforme aux obligations vertes/bleues — rien n'existe à la couche institutionnelle requise ; la CIV n'a jamais eu de FP/SAP eau au GCF) ; (2) la bancabilité des services publics (ONEP ne peut pas émettre d'obligations sous sa forme EPIC actuelle ; la transformation ONEP→ONEP-SA, ~déc. 2027, à vérifier, est un prérequis, et l'ADFIC est le substrat MRV qui la rend bancable) ; et (3) la maturité du pipeline (l'étude Grand Abidjan du Bailleur Concessionnel, PERIEP-GA, P-CI-EA0-006, enregistrée le 20 fév. 2026, se trouve au stade pré-investissement sans contrepartie nationale de préparation de projets). Les facilités continentales (la facilité concessionnelle, AUSII, NIIF, AIP Blended Facility, Bureau GCF d'Abidjan) créent chacune une demande pour une telle contrepartie mais aucune n'en est une. L'ADFIC comble cette lacune — et la CIV est déjà 1 des 7 pilotes AUSII sans contrepartie nationale.

Équité Nord–Sud et fenêtre du moment fondateur. La fracture d'accès à l'eau est documentée et marquée : 11 régions du Nord en dessous de 10–15% d'accès de base contre une moyenne urbaine de 89% ; l'aquifère d'Abidjan à 120 mg/L de nitrate vs le seuil OMS de 50 mg/L ; une déforestation de 4M ha depuis 2001 (~2,1 Gt CO₂). La Phase 1 du PASEA (US$250M IBRD) cible déjà ces régions. L'opération est calée sur le Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026 (Sofitel Hôtel Ivoire, Abidjan ; PND 2026-2030 ~US$190B ; ~US$18.5B de cible de mobilisation internationale ; ~US$5.6B encore à sécuriser ; l'eau étant une priorité nommée) — la fenêtre du moment fondateur.

3-1.4 Cadrage coût-bénéfice — récit TRIE / VANE

Côté coût (ce que le Bailleur Concessionnel finance).

Tableau 3-1.B — Côté coût

Poste de coûtMontantNote
AT du Bailleur Concessionnel pour l'établissement de l'ADFIC — LeanUS$3.25MPalier plancher ; facilité concessionnelle
AT du Bailleur Concessionnel pour l'établissement de l'ADFIC — BaseUS$4.5MAtterrissage attendu
AT du Bailleur Concessionnel pour l'établissement de l'ADFIC — Full (titre)US$6.0MDemande souveraine du gouvernement sur l'ensemble des sources publiques ; composante de la facilité concessionnelle dans la fourchette €50K–€5M
Pré-développement Phase 0contribution en nature non chiffréePré-développement RV (A15) ; exclu du dénominateur de coût-efficacité et du cofinancement
Commission RV (toute couche)exclueN'est pas un emploi des fonds du Bailleur Concessionnel ; n'est pas un cofinancement. Divulguée à titre de transparence uniquement.

Côté bénéfice (imputable à l'existence de l'ADFIC). Les bénéfices sont le coût évité, le temps accéléré et le risque réduit liés à la conversion du capital engagé en projets bancables :

Tableau 3-1.C — Logique des bénéfices

BénéficeMécanismeLogique de magnitude
B1 — Coût de préparation de projet évitéL'ADFIC internalise, en tant que fonction souveraine, le travail de faisabilité / MRV / structuration que le Bailleur Concessionnel, la Banque Mondiale et les bilatéraux commanditeraient autrement chacun en externe, projet par projetLes normes d'AT de préparation des BMD/BDF tournent à 1–3% du programme habilité (D-23) ; l'ADFIC délivre la fonction d'habilitation pour le programme eau de la CIV à 0,087%–0,435% — une sous-tarification structurelle de la fonction de préparation
B2 — Pipeline accéléréUne contrepartie nationale permanente comprime le cycle de préparation de projet pour le PERIEP-GA et la fenêtre AUSIIValeur-temps : chaque année d'accélération sur un pipeline de plusieurs centaines de millions de dollars à 6% réel (D-21) est matériellement supérieure à l'AT entière à confirmer — PERIEP-GA : enveloppe (US$), division propriétaire du Bailleur Concessionnel (RDGW vs OWAS), année du Conseil (2027 inféré, non publié) — nécessite confirmation interne du Bailleur Concessionnel
B3 — Valeur de dé-risquageL'ADFIC lève un prérequis binaire (éligibilité au financement climatique) pour les enveloppes bilatérale et privéeUne hausse de 5% de la probabilité de déploiement sur US$1.38B = US$69M de capital mobilisé attendu — ~11× l'AT du palier Full et ~21× le palier Lean
B4 — Prime de primo-arrivant / d'autoritéLe premier pipeline eau prêt-pour-GCF de la CIV et la première institution souveraine de préparation de projets eau établissent un modèle CEDEAO réplicable (secteur de l'eau de 16 pays)Qualitatif mais porteur ; renforce B1–B3

Fourchette indicative VANE / TRIE. Parce que B1–B3 sont des planchers conservateurs, une VANE indicative est positive à chaque palier ; le TRIE implicite se situe bien au-dessus du seuil de 6% réel :

Illustratif, conservateur (palier Full US$6.0M, angle de dé-risquage B3 uniquement) :
  Hausse de capital mobilisé attendue = 5% × US$1,380M = US$69M
  Ratio à l'AT (Full)  : US$69M ÷ US$6.0M  = 11,5×
  Ratio à l'AT (Base)  : US$69M ÷ US$4.5M  = 15,3×
  Ratio à l'AT (Lean)  : US$69M ÷ US$3.25M = 21,2×

Sur toute accumulation pluriannuelle plausible (coût de préparation évité B1 + accélération B2 actualisés à 6% réel), la VANE de l'opération est fortement positive et le TRIE implicite dépasse le seuil à chaque palier. Un TRIE en valeur ponctuelle n'est pas rapporté comme métrique primaire (convention des AT institutionnelles) ; le multiplicateur d'absorption et l'évaluation d'additionnalité (§3-1.5) portent l'appréciation.

Ce que la présente annexe NE prétend PAS. Elle ne monétise pas l'obligation ONEP-SA en aval comme produit de l'ADFIC, ne mentionne aucun revenu de la Couche 2, et n'affirme aucun TRIE au niveau projet pour des ouvrages hydrauliques que l'ADFIC ne construit ni ne possède. Le dossier de bénéfices est la valeur d'habilitation / de dé-risquage du substrat.

3-1.5 Additionnalité (évaluation d'additionnalité) — l'angle d'appréciation du Bailleur Concessionnel

L'évaluation d'additionnalité et de résultats de développement du Bailleur Concessionnel pose la question de savoir si le Bailleur est financièrement additionnel, non-financièrement additionnel, et si l'opération produit des résultats de développement que le marché ne livrerait pas seul. L'ADFIC obtient un score fort sur les trois.

Additionnalité financière. L'ADFIC comble une fenêtre sans contrepartie nationale — la CIV est 1 des 7 pilotes AUSII mais n'a pas de contrepartie nationale, et le repositionnement de la facilité concessionnelle (Stratégie 2026–2030, Le Caire nov. 2025) en « facilité continentale chef de file pour la préparation de projets » présuppose un nœud national de préparation qui n'existe pas encore. L'AT est additive au PASEA C4 (US$30M AT ; C4.1 US$7M) — l'ADFIC ajoute la dimension MRV / maturité-financement-climatique que le PASEA ne couvre pas. À 0,087%–0,435% de l'enveloppe pertinente contre une norme BMD/BDF de 1–3% (D-23), le capital du Bailleur Concessionnel est déployé avec une efficience structurelle.

Additionnalité non financière. Le Bailleur Concessionnel apporte les garanties ISS, le Marqueur Genre, sa Politique d'Acquisition (2015), et la discipline d'évaluation d'additionnalité à l'architecture fondatrice — incorporant la qualité institutionnelle à la constitution, et non en rétro-ajustement. La coordination de la facilité concessionnelle + AUSII du Bailleur Concessionnel et son étude Grand Abidjan positionnent l'ADFIC au pipeline qu'elle dé-risque ; la présence du Bailleur Concessionnel signale la crédibilité aux cofinanceurs bilatéraux et privés. L'opération produit un modèle souverain réplicable de préparation de projets pour le secteur de l'eau de la CEDEAO — cohérent avec la priorité stratégique Intégrer l'Afrique.

Additionnalité de résultats de développement. Climat : rend la trajectoire CDN 3.0 33,07%-d'ici-2035 vérifiable pour le secteur de l'eau. Sécurité de l'eau & équité : dé-risque l'investissement vers les 11 régions du Nord (<10–15% d'accès) et l'aquifère d'Abidjan (120 mg/L de nitrate). Genre : cible du Marqueur Genre du Bailleur Concessionnel atteinte via le Plan d'Action Genre (≥30% de femmes dans le personnel professionnel de l'ADFIC ; CDN 3.0 40% de 75 000 emplois verts aux femmes). Institutions : un substrat souverain permanent là où aucun n'existait — le résultat de développement le plus résistant à la fourniture par le marché.

3-1.6 Sensibilité & scénarios — AT Lean / Base / Full

Trois scénarios sont construits autour de deux incertitudes : le palier d'AT financé, et la vitesse de délai-d'établissement / conversion-du-pipeline.

Tableau 3-1.D — Sensibilité des scénarios

ParamètreLean (US$3.25M)Base (US$4.5M)Full (US$6.0M)
Périmètre financéÉtablissement de base : finalisation juridique/fiscale, équipe fondatrice (partielle), méthodologie MRV v1, pilote SODEXAM, S&ECi-dessus + construction Base Scientifique Climat, équipe fondatrice complète, audits de terrain des bassins prioritaires, voyage d'étudeCi-dessus + pile MRV/données souveraine en propre, branche Académie complète, programme de voyages d'étude étendu, capacité d'origination complète
Effet de levier sur US$1.38B424× [D-07]307× [D-08]230× [D-09]
Décret EPIC de l'ADFICM18 (plus lent)M12M9–M12 (voie accélérée)
Plateforme MRV opérationnelleM30M24M18–M24
Première note conceptuelle prête-pour-GCFM30M24M18–M24
Paquet de dé-risquage PERIEP-GAM30M24M18–M24
Ratio de hausse d'absorption (5% × US$1.38B ÷ AT)21,2×15,3×11,5×
Verdict économiqueVANE positive ; marge de maturité plus mince ; pipeline plus lentVANE positive ; cas d'atterrissage attenduVANE positive ; pipeline le plus rapide + capacité souveraine la plus complète

Lecture de la sensibilité. Le ratio d'effet de levier est inversement proportionnel au palier d'AT — le palier Lean affiche le multiple titre le plus élevé (424×) mais finance la capacité la plus mince et le pipeline le plus lent ; le palier Full affiche le multiple le plus bas (230×) mais l'établissement le plus rapide et l'additionnalité la plus forte. Parce que le bénéfice dominant est le dé-risquage B3 (une hausse de 5% sur US$1.38B = US$69M, écrasant chaque palier) et l'accélération B2 (valeur-temps à 6% réel), l'établissement plus rapide du palier Full délivre la plus grande valeur économique attendue malgré le ratio titre plus bas — la logique de recommandation pour la demande titre. L'opération est robuste à chaque palier : même le plancher Lean restitue une VANE fortement positive.

Sensibilité baissière. Le risque contraignant est le délai-jusqu'au-décret : un établissement de 18 mois (cas Lean) diffère la conversion du pipeline et la valeur d'accélération. Atténuation : comité de pilotage au niveau du PM (Mambé) + ancrage Présidence ; les pistes GCF Readiness et PASEA C4 avancent en parallèle. La lacune d'année-de-Conseil à confirmer — PERIEP-GA est la seule inconnue matérielle affectant la magnitude de B2 ; elle ne change pas le verdict directionnel.

3-1.7 Soutenabilité du modèle de revenus de l'ADFIC — Couche 1 uniquement

Cette section évalue la capacité propre de l'ADFIC (Couche 1, EPIC souverain) à atteindre l'autosuffisance opérationnelle. Aucun chiffre de revenu de la Couche 2 (RV Iroko SA) n'est mentionné.

Tableau 3-1.E — Flux de revenus Couche 1 de l'ADFIC

FluxNature (Couche 1 / ADFIC)Statut pare-feu
Stream B — services de maturité & certificationCertification de maturité-financement-climatique, licence de méthodologie (domestique/régionale), abonnements à la plateforme de données MRVProduit souverain ; détenu par l'ADFIC
Stream D — services commerciaux d'origination / préparationTravail de préparation et d'origination de projets en prestation pour le pipeline eau de la CIV et la fonction de contrepartie AUSIIProduit souverain ; régi par F7–F11 ; soumis au plafond de 60% (F9) et au seuil d'appel d'offres ouvert >US$100K
Stream E — conseil de structuration de maturité obligataire/instrumentaleConseil de maturité-structuration sans lien de dépendance alimentant ONEP-SA et les instruments du Pacte — l'ADFIC ne fournit que le MRV / la maturité ; ne possède ni n'émet jamais l'instrumentProduit souverain ; régi par F7–F11 ; la revue triennale du Stream-C s'applique à la licence associée
Stream C (redevance)Redevance de licence de méthodologie — un FLUX SORTANT de l'ADFIC vers la Couche 2 (15%, CIV uniquement)Poste de coût, non un produit ; exclu du cofinancement

Trajectoire de soutenabilité (Couche 1). Dans la phase d'établissement (A1–~A4), l'ADFIC fonctionne sur un budget borné — le palier d'AT du Bailleur Concessionnel (D-04/05/06) plus une allocation récurrente transitoire d'EPIC dimensionnée à l'évaluation via le CDMT du MINHAS à confirmer — sous-ventilation DFI du Pacte : la ventilation des US$6.9B du Pacte par BMD/BDF individuel (Bailleur Concessionnel vs WB vs AFD vs BID) — seuls la répartition 30/25/20/20/5 + le « >US$1B privé » sont publics ; nécessite confirmation interne du Bailleur Concessionnel. Ce soutien transitoire est borné et limité dans le temps, non permanent. À mesure que les Streams B, D et E montent en puissance, le revenu d'exploitation de l'ADFIC est structuré pour couvrir les coûts récurrents, convertissant une charge budgétaire modeste et limitée dans le temps en une institution souveraine génératrice de revenus dans l'horizon de l'opération. Aucune charge budgétaire permanente n'est créée.

Soutenabilité budgétaire pour la République. La gouvernance EPIC de l'ADFIC — un Conseil d'Administration doté du pouvoir budgétaire, des états financiers annuels SYSCOHADA, un audit externe (Cour des Comptes ou auditeur indépendant), et un contrat de performance MINHAS — satisfait aux normes fiduciaires du Bailleur Concessionnel (codifiées aux Annexes 4-4 / 4-6). L'historique de précédents (PREMU noté Satisfaisant ; PASEA actif) démontre la fiabilité de la CIV dans la gestion d'un tel soutien.

3-1.8 Repères comparateurs (normes d'AT de préparation des BMD/BDF)

Tableau 3-1.F — Repères comparateurs

ComparateurTaille de l'ATPaysExtrantPosture AT-sur-capital-habilité
GCF FP074 — Burkina HydrometUS$22.5MBurkina FasoCouche institutionnelle hydromet / MRV nationale~15% du programme habilité
GCF FP012 — Mali HydrometUS$13.5M (à vérifier)MaliCadre national de services climatiques~13.5% du programme habilité
ADFIC (cette opération)US$3.25M / 4.5M / 6.0MCôte d'IvoireEPIC souverain + substrat MRV national + contrepartie de préparation de projets0,087%–0,435% de l'enveloppe pertinente

À chaque palier — y compris le titre Full de US$6.0M — Iroko se situe structurellement en dessous de la norme BMD/BDF d'AT de préparation de 1–3% (D-23), 2,3×–6,9× sous la norme au palier Full et 4,2×–12,7× sous la norme au palier Lean. Cette sous-tarification de la fonction de préparation renforce — elle n'affaiblit pas — le dossier d'additionnalité et de coût-efficacité.

3-1.9 Synthèse — le dossier économique

Tableau 3-1.G — Synthèse du dossier économique

DimensionConstat
Effet de levier sur US$1.38B (Lean / Base / Full)424× / 307× / 230×
AT palier Full en % de l'enveloppe mobilisable / du Pacte0.435% / 0.087%
Ratio de hausse d'absorption (5% × US$1.38B ÷ AT)21,2× (Lean) / 15,3× (Base) / 11,5× (Full)
VANE / TRIEVANE fortement positive à chaque palier ; TRIE implicite au-dessus du seuil de 6% réel
Additionnalité (évaluation d'additionnalité)Forte sur les trois axes
Tarification sous-norme vs AT de préparation BMD/BDF0,087%–0,435% vs norme 1–3%
Soutenabilité Couche 1EPIC auto-soutenable via les Streams B/D/E ; budget d'établissement borné ; aucune charge budgétaire permanente

Globalement : ÉCONOMIQUEMENT ROBUSTE À CHAQUE PALIER. Le palier Full est recommandé sur la base de la valeur attendue ; le plancher Lean demeure fortement positif.

3-1.10 Points ouverts (les trois champs à confirmer)

  1. à confirmer — PERIEP-GA : enveloppe (US$) de prêt en aval, division propriétaire du Bailleur Concessionnel (RDGW vs OWAS), année du Conseil (2027 inféré, non publié). Affecte la magnitude de B2 ; nécessite confirmation interne du Bailleur Concessionnel.
  2. à confirmer — Groupe Consultatif : si le Bailleur Concessionnel inscrit une session dédiée de financement du secteur de l'eau les 8–9 juillet 2026 et qui la présente pour le Bailleur Concessionnel.
  3. à confirmer — sous-ventilation DFI du Pacte : la ventilation des US$6.9B du Pacte par BMD/BDF individuel. Seuls la répartition 30/25/20/20/5 et le « >US$1B privé » sont publics.

ANNEXE 3-2 — NOTE D'ÉVALUATION FRAGILITÉ & RÉSILIENCE

(NOUVEAU — applique l'angle fragilité du Bailleur Concessionnel, reflétant l'Annexe 3-2 YEIB Note d'Évaluation Fragilité/Résilience du Projet.)

3-2.1 Objet et méthode

Conformément à la Stratégie du Bailleur Concessionnel pour le Traitement de la Fragilité et le Renforcement de la Résilience en Afrique (2022–2026) et à l'exigence du Bailleur que chaque opération porte un angle fragilité, la présente note évalue (a) les facteurs de fragilité pertinents pour le contexte de l'opération ; (b) le nexus fragilité-sécurité de l'eau spécifique à la Côte d'Ivoire ; (c) la manière dont l'AT d'établissement de l'ADFIC renforce la résilience plutôt que de la déplacer ; et (d) les disparités régionales qui conditionnent l'opération. La méthode suit la logique de l'Évaluation Pays de Résilience et de Fragilité (CRFA) du Bailleur Concessionnel — examinant les pressions à travers les dimensions capacité, sécurité/cohésion, politique/institutionnelle, économique, et environnementale/climatique — appliquée au niveau de l'opération plutôt qu'au niveau du pays.

Cadrage. La Côte d'Ivoire n'est pas un État classé fragile — elle porte une notation souveraine Ba2/BB et un PIB de US$86.5B (2024) et compte parmi les économies les plus dynamiques d'Afrique de l'Ouest. L'angle fragilité est appliqué ici au sens du Bailleur Concessionnel de pressions de fragilité localisées et sectorielles — disparité régionale Nord–Sud, stress de sécurité de l'eau, et minceur institutionnelle de la couche de préparation du secteur de l'eau — et de l'environnement de débordement régional (la périphérie sahélienne). L'ADFIC est, par conception, une institution de renforcement de la résilience : elle convertit une fragilité sectorielle (aucun substrat souverain pour absorber le capital climatique) en résilience institutionnelle.

3-2.2 Facteurs de fragilité pertinents pour l'opération

Tableau 3-2.A — Grille des facteurs de fragilité

DimensionFacteur / pressionPertinence pour l'ADFICRéponse de résilience incorporée
Disparité régionale (capacité)La fracture d'accès à l'eau Nord–Sud : 11 régions du Nord <10–15% d'accès de base vs ~89% urbain ; les mêmes régions portent le plus fort fardeau féminin de collecte de l'eauÉlevée — la justification d'équité de l'opérationLe ciblage MRV et les audits de terrain de l'ADFIC orientent la mesure vers les zones du Nord à fort fardeau ; l'attribution-genre du pipeline (Annexe 3-3 GAP-9/14) canalise l'investissement vers le Nord
Environnementale / climatiqueNitrate de l'aquifère d'Abidjan 120 mg/L vs OMS 50 mg/L ; déforestation 4M ha depuis 2001 = 2,1 Gt CO₂ ; hydrologie de bassin dégradéeÉlevée — l'impératif d'adaptation climatiqueLa Base Scientifique Climat + la méthodologie de traçabilité GES CDN 3.0 de l'ADFIC rendent l'adaptation vérifiable ; le criblage climatique en aval (Annexe 3-4) incorpore la résilience dans chaque projet originé
Minceur institutionnelle (sectorielle)Aucune institution souveraine de préparation de projets eau ; ONEP ne peut émettre d'instruments ; aucune contrepartie nationale AUSIIÉlevée — la lacune institutionnelle que l'AT combleUn EPIC souverain permanent détenant PI/équipements/données — capacité institutionnelle durable là où aucune n'existait
Sécurité / cohésion (périphérique)Les régions du Nord bordent une périphérie sahélienne fragile ; la privation d'accès aggrave le risque de cohésionModérée — affecte l'accès des missions de terrain et le dossier d'équitéRéseau de liaison communautaire, engagement en langue locale (Malinké/Dioula/Sénoufo), consultations séparées par genre ; protocole de sécurité des missions de terrain (Annexe 3-4)
Économique / budgétaireUn choc macro pourrait réduire l'espace budgétaire / l'appétit des partenaires pour le PacteModéréeLe coût de l'AT est de minimis (0,087% du Pacte) ; l'architecture multi-sources à 5 lignes du Pacte diversifie la dépendance (Annexe 3-1 §3-1.6)
Politique / institutionnelleDécret EPIC soumis au calendrier du Conseil des Ministres ; remaniements gouvernementaux périodiquesModérée–SubstantielleCadre détenu par le gouvernement (non dépendant d'un ministre) ; pilotage au niveau du PM ; soutien bi-ministériel (Annexe 4-4 ; risque Cat 1, Partie 3 Annexe 4-2)

3-2.3 Le nexus fragilité-sécurité de l'eau

La sécurité de l'eau en Côte d'Ivoire est un multiplicateur de fragilité, non un secteur autonome. Le mécanisme est triple :

  1. La privation d'accès se co-localise avec le risque de cohésion. Les 11 régions du Nord au plus faible accès de base à l'eau sont aussi celles les plus proches de la périphérie sahélienne, où la présence de l'État est la plus mince et le grief le plus aisément mobilisable. La privation d'eau est un facteur documenté de déplacement et de conflit local dans le Sahel élargi ; combler l'écart d'accès Nord–Sud est donc un investissement de cohésion autant qu'un investissement de service.
  1. Le fardeau de collecte féminin est une fragilité d'équité-et-d'économie. Avec ~90% de la collecte d'eau domestique portée par les femmes (MICS-5 ; le plus élevé des 24 pays d'ASS enquêtés), le temps de collecte non rémunéré contraint la participation économique des femmes et la scolarisation des filles — enracinant les disparités mêmes qui rendent le Nord fragile. La méthodologie d'attribution-genre de l'ADFIC (Annexe 3-3) oriente la mesure et l'investissement vers la réduction de ce fardeau dans les zones au plus fort fardeau.
  1. Le stress climatique amplifie tout ce qui précède. La dégradation des bassins (4M ha de déforestation ; 2,1 Gt CO₂) et la contamination de l'aquifère (120 mg/L de nitrate) réduisent la fiabilité et la sûreté de l'eau que les femmes collectent, aggravant le déficit d'accès précisément là où la résilience est la plus faible. La Base Scientifique Climat de l'ADFIC est l'instrument qui rend ce stress mesurable et éligible au financement.

La conversion fragilité-vers-résilience. La contrainte institutionnelle contraignante — aucun substrat souverain pour convertir le capital engagé en projets bancables et MRV-vérifiés des régions du Nord — est elle-même une fragilité. L'ADFIC la convertit : en existant comme contrepartie nationale permanente, elle permet à l'enveloppe bilatérale de US$1.38B et à la part WB+Bailleur Concessionnel de 25% d'être absorbées à l'échelle prévue vers les régions qui en ont le plus besoin. C'est la contribution de résilience centrale de l'opération.

3-2.4 Comment l'ADFIC renforce la résilience

Tableau 3-2.B — Contributions de résilience

Canal de résilienceContributionAncrage probant
Résilience institutionnelleUn EPIC souverain permanent détenant la PI de la méthodologie, l'équipement, et la plateforme de données (OHADA-CI) — anti-substitution par conception (le décret de création rend la capture juridiquement visible)Annexe 4-2 risque Cat 10 ; Annexe 4-4 §gouvernance
Résilience climatiqueLe MRV national / Base Scientifique Climat rend la CDN 3.0 (33,07% d'ici 2035) auditable et incorpore le criblage climatique dans chaque projet originéAnnexe 3-4 §7 ; Annexe 4-1 OC-4
Résilience d'équitéLe ciblage des régions du Nord + la méthodologie d'attribution-genre orientent le capital et la mesure vers les zones de plus forte privation, de plus fort fardeauAnnexe 3-3 GAP-7/8/9/14
Résilience budgétaireAT de minimis face à l'enveloppe (0,087% du Pacte) ; trajectoire d'EPIC auto-soutenable évitant une subvention permanenteAnnexe 3-1 §3-1.7
Résilience de cohésionUn engagement du Nord culturellement sensible, en langue locale, séparé par genre, construit la co-appropriation communautaire de l'investissement du secteur de l'eauAnnexe 3-4 §4 ; SEP

3-2.5 Disparités régionales (spécifiques à la CIV)

L'opération est explicitement conçue autour de la disparité interne de la CIV. Le Sud (Grand Abidjan, ~89% d'accès urbain) est là où le pipeline du Bailleur Concessionnel que l'ADFIC dé-risque (PERIEP-GA) se concentre en Phase 1 ; le Nord (11 régions <10–15% d'accès) est là où l'ambition nationale du Pacte et le dossier d'équité se concentrent. La conception de l'ADFIC tient les deux : la valeur de dé-risquage à court terme est Sud/urbaine (PERIEP-GA, le dossier du multiplicateur d'absorption), tandis que la valeur de résilience et d'équité est Nord/rurale (audits de terrain, attribution-genre, la cible de fermeture de la fracture de ≤10 points de pourcentage d'ici 2030). Traiter ces éléments comme un mandat unique — plutôt qu'un projet de bancabilité du Sud avec une réflexion après-coup sur le Nord — est la posture de résilience délibérée.

3-2.6 Verdict fragilité/résilience

Globalement : l'opération est positive pour la résilience et réductrice de fragilité. Elle n'introduit aucune nouvelle fragilité (aucun ouvrage de génie civil, aucun déplacement, aucune emprise foncière — Annexe 3-4) ; elle convertit une fragilité institutionnelle sectorielle en capacité souveraine durable ; et elle canalise la mesure et l'investissement vers les régions et populations où la fragilité localisée de la CIV est la plus élevée. Les principales pressions de fragilité résiduelles — le calendrier politique du décret EPIC et la substitution par des firmes en place — sont traitées dans la Matrice des Risques (Partie 3 Annexe 4-2) et atténuées par la conception des extrants institutionnels.


ANNEXE 3-3 — ÉGALITÉ DE GENRE & AUTONOMISATION DES FEMMES

(Approfondit D-A5. Marqueur Genre du Bailleur Concessionnel ; reflète l'Annexe 3-3 YEIB.)

3-3.1 Cadre du Bailleur Concessionnel et catégorisation du Marqueur Genre

La présente annexe remplit l'exigence du Bailleur Concessionnel, au titre du Système de Marqueur Genre et de la Stratégie Genre 2021–2030 du Bailleur Concessionnel, que chaque opération porte une analyse de genre et un Plan d'Action Genre chiffré. Le Marqueur Genre du Bailleur Concessionnel classe les opérations sur une échelle à quatre catégories :

Tableau 3-3.A — Échelle du Marqueur Genre du Bailleur Concessionnel et détermination de l'ADFIC

CatégorieDéfinitionADFIC
Catégorie 0Aucun contenu de genre
Catégorie 1Ciblée-genre — un résultat d'égalité de genre est l'objectif principalAu-dessus du caractère de l'ADFIC
Catégorie 2Informée-genre — genre intégré à la conception, avec ≥1 extrant genre-sensible et indicateurs désagrégés, mais non l'objectif principal← cible ADFIC
Catégorie 3Aveugle au genre malgré un contexte genré (non conforme)

Justification de la Catégorie 2. L'objectif principal de l'ADFIC est l'établissement d'un substrat souverain de MRV / maturité / origination du secteur de l'eau — non, en soi, un résultat d'égalité de genre ; cela la place en deçà de la Catégorie 1. Toutefois, l'opération est conçue de sorte que le genre soit intégré à travers l'architecture institutionnelle : cibles de recrutement et de gouvernance genre-sensibles (≥30% de femmes au Conseil, ≥25% de femmes au leadership technique, ≥40% de femmes dans les équipes MRV de terrain), indicateurs RBLF désagrégés par genre, un SEP genre-sensible (consultations du Nord séparées par genre), et un mandat de fermeture de lacune de données produisant la toute première référence de genre pour l'autorité nationale d'assainissement (ONAD). Viser la Catégorie 1 surestimerait le caractère de l'opération ; la Catégorie 2 le reflète précisément et constitue la catégorisation honnête et correcte.

Alignement de politique. Stratégie Genre 2021–2030 du Bailleur Concessionnel (autonomisation économique des femmes, accès institutionnel, savoir & capacité) ; Stratégie Eau « Sécurité de l'Eau pour Tous » du Bailleur Concessionnel ; la priorité stratégique « Améliorer la Qualité de Vie » ; PNEEG 2024–2030 (Politique Nationale d'Égalité des chances, d'Équité et de Genre — le cadre genre national primaire de la CIV, actif) ; CDN 3.0 (40% de 75 000 emplois verts aux femmes d'ici 2030) ; MICS-5 (UNICEF/INS, n=224 808) ; et ODD 5 × ODD 6.

3-3.2 Évaluation de la référence de genre

La fracture Nord–Sud et le fardeau de collecte féminin. Les 11 régions du Nord enregistrent en dessous de 10–15% d'accès de base à l'eau vs ~89% urbain ; le fardeau de collecte d'eau domestique dans les zones à faible accès retombe massivement sur les femmes et les filles. La privation d'accès et le fardeau de genre sont spatialement co-localisés.

Tableau 3-3.B — Référence genre-et-eau MICS-5

IndicateurValeurSource
Part des femmes dans le travail de collecte d'eau domestique — national~90% (le plus élevé des 24 pays d'ASS enquêtés)MICS-5
Part des femmes — rural78.8%MICS-5
Part des femmes — urbain61.7%MICS-5
Accès de base national à l'eau80.7%MICS-5
Contamination par E. coli à la source53.6%MICS-5
Contamination par E. coli au point de consommation78.5%MICS-5
Défécation à l'air libre — national21.8%MICS-5
Défécation à l'air libre — rural39.0%MICS-5
Disponibilité du lavage-des-mains-au-savon19.3%MICS-5

Emploi sectoriel.

Tableau 3-3.C — Représentation féminine dans les institutions de l'eau de la CIV

InstitutionFemmes — globalFemmes — leadership techniqueStatut
ONEP (DG Nabintou Cissé, par intérim)33%9%à confirmer — chiffres RH ONEP — à confirmer par lettre RH d'ONEP en Phase 1
SODECI22% de 1 839 employés permanents12% CODIR (4/33) ; ~60% des responsables d'agences régionalesRéférence 2013 ; proxy conservateur en attente d'actualisation
ONADAucune donnée n'existe — lacune institutionnelle critiqueAucune donnéeLacune confirmée — comblée par GAP-12 (M18)
Les chiffres ONEP 33%/9% sont indicatifs et rendus comme un champ explicite à confirmer, non arrêtés. Si ONEP ne peut confirmer, l'ADFIC utilise le chiffre SODECI 2013 (22%) comme proxy conservateur.

Modèles régionaux (comparateurs). Sénégal ASUFOR (cible obligatoire de 50% de gouvernance féminine) ; Mali Kabala (taux de raccordement domestique féminin de 50,4% atteint) ; Burkina Faso ONEA (84% de participation féminine dans la composante transport ; EPIC depuis 1985 — le comparable structurel le plus proche de l'ADFIC).

3-3.3 Analyse de genre — phase d'établissement

Impacts positifs (intentionnels). (A) Nouvel emploi technique pour les femmes dans le financement eau-climat — l'ADFIC peut devenir la première institution du secteur de l'eau de la CIV à atteindre le repère CDN 3.0 de 40% dans son propre effectif. (B) Voix des femmes dans la conception MRV via des consultations de terrain du Nord systématiquement inclusives. (C) Étiquetage-genre du pipeline — une méthodologie d'usage-des-fonds traçant les résultats WASH féminins et les taux de raccordement domestique féminin. (D) Enquête de référence genre ONAD — toute première fermeture d'une lacune institutionnelle structurelle.

Risques & atténuation. Capture de gouvernance par réseau masculin → Conseil obligatoirement ≥30% féminin dès la constitution + listes restreintes équilibrées par genre ; consultations du Nord excluant les femmes → sessions séparées par genre + membres féminins d'équipe de terrain + interprétation en langue locale ; données ONEP indicatives surestimant la référence → confirmation GAP-10 avant finalisation des cibles ; cibles de genre traitées comme réflexion après-coup → cibles inscrites dans les instruments de gouvernance fondateurs et les conditions du Marqueur Genre, non différées.

3-3.4 Plan d'Action Genre chiffré

Les chiffres budgétaires sont des allocations AT indicatives (au sein de l'enveloppe AT d'établissement de US$3.25M lean / US$4.5M base / US$6.0M full) ; ils ne sont pas une commission RV et non un cofinancement.

Tableau 3-3.D — Plan d'Action Genre (institutionnel + communautaire + données + pipeline)

IDCible / ActivitéIndicateurCibleÉchéanceResponsabilitéLigne budgétaire AT
GAP-1Conseil ADFIC ≥30% féminin dès la constitutionPart féminine du Conseil d'Administration≥30%M3MINHAS + Conseil des Ministres ; ConseilJuridique/gouvernance (Comp. A)
GAP-2Leadership technique ADFIC ≥25% fémininPart féminine des postes de leadership technique≥25%An 1 opérationnelDG ADFIC + RHÉtablissement/dotation (A/D)
GAP-3Équipes MRV de terrain ADFIC ≥40% fémininesPart féminine des membres des missions de terrain≥40%À partir de M7Responsable MRV ADFICAudits de terrain (Comp. B)
GAP-4Listes restreintes équilibrées par genre pour tous les recrutements technique/leadershipPart féminine de chaque liste restreinte≥40%À partir de M3RH ADFIC ; supervision intérimaireRecrutement (A/D)
GAP-5Cadre institutionnel genre-climat publiéCadre aligné à PNEEG 2024–2030 + CDN 3.01 cadreM12DG ADFIC ; revue MINEDDConception institutionnelle (A)
GAP-6Consultations séparées par genre dans toutes les missions de terrain du Nord% de missions avec sessions hommes/femmes séparées100%Toutes les missions Phase 1 (à partir de M7)Responsable E&S/terrain ADFIC ; SEPS&E/SEP (B/D)
GAP-7Membres féminins de la communauté ≥40% des fournisseurs de référence MRVPart féminine des répondants à l'enquête≥40%Phase 0 (M6) + Phase 1Équipe d'enquête de terrain ADFICAudits de terrain (Comp. B)
GAP-8Modèle de comité féminin de l'eau piloté (modèle ASUFOR 50%)Communautés avec comités à parité de genre≥2M18ADFIC + partenaires communautairesEngagement communautaire (B/D)
GAP-9Cible de raccordement domestique féminin pour le pipeline dé-risquéCible minimale de raccordement de ménages dirigés par des femmes≥50% dans les zones ciblées du NordM24Équipe de maturité obligataire ADFICMaturité obligataire/pipeline (C)
GAP-10Données de genre RH ONEP confirmées/actualiséesLettre RH ONEP (part féminine global / leadership technique / niveau directeur)ConfirméesM12ADFIC + RH ONEPS&E / conception institutionnelle
GAP-11Chiffres du personnel féminin SODECI actualisésLettre RH / rapport annuel SODECIActualisésM12ADFIC + SODECIS&E / conception institutionnelle
GAP-12Enquête de référence genre ONAD achevéeRapport d'enquête conjoint ADFIC/ONADEnquête achevée ; référence publiéeM18ADFIC + ONADAudits de terrain / S&E (B)
GAP-13Statut de renouvellement de la stratégie nationale genre-et-climat confirméConfirmation écrite MINEDDConfirméM3ADFIC + MINEDDConception institutionnelle (A)
GAP-14Méthodologie d'usage-des-fonds étiquetée-genre pour le pipelineAnnexe d'attribution-genre dans le dossier de maturitéPubliéeM24Équipe de maturité obligataire ADFICMaturité obligataire/pipeline (C)
GAP-15Méthodologie d'attribution-genre des emplois verts CDN 3.0Méthodologie traçant la part féminine vs CDN 3.0 (40% de 75 000 = 30 000 emplois verts féminins d'ici 2030)PubliéeM18Responsable MRV ADFICMRV / Base Scientifique Climat (B)

3-3.5 Indicateurs de genre pour le RBLF (renvoi à l'Annexe 4-1)

Tableau 3-3.E — Indicateurs de genre RBLF

Indicateur RBLFRéférenceCibleMdV
Part féminine du leadership technique ADFIC9% proxy sectoriel (ONEP, à confirmer — chiffres RH ONEP)≥25% à l'An 1Rapport RH ADFIC
Enquête de référence genre ONAD achevéeAucune donnée ONADRéférence publiée d'ici M18Rapport conjoint ADFIC/ONAD
Confirmation des données de genre RH ONEP33%/9% (à confirmer)Confirmées/actualisées d'ici M12Lettre RH ONEP
Actualisation des données de genre SODECI22% (2013)Données actuelles d'ici M12Lettre RH SODECI
Réduction du fardeau féminin de collecte d'eau — Nord~90% de fardeau ; rural 78,8% (MICS-5)Réduction mesurable dans les zones financées par le pipeline d'ici 2030Suivi du Pacte + enquête successeur

Reporting de genre : progrès du GAP + journal des griefs désagrégé par genre dans le rapport opérationnel trimestriel ; tableau complet des indicateurs de genre (GAP-1…15) dans le Rapport Annuel de Performance ; conformité au Marqueur Genre dans la section de supervision semestrielle du Bailleur Concessionnel ; évaluation indépendante du GAP à la revue à mi-parcours M18 et à l'évaluation finale. L'ADFIC s'engage à des données désagrégées par genre pour tous les indicateurs RBLF quantitatifs à partir de la Phase 1.

Le cadre institutionnel climat-genre de l'ADFIC, ancré à PNEEG 2024–2030 et CDN 3.0, comble la lacune opérationnelle genre-climat ; il ne se substitue pas à une stratégie nationale — il fournit la base probante qu'une stratégie nationale requiert. Catégorisation : Catégorie 2 — Informée-Genre.

ANNEXE 3-4 — ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE & SOCIALE

(Approfondit D-A4. ISS du Bailleur Concessionnel ; reflète l'Annexe 3-4 YEIB.)

3-4.1 Périmètre du projet : la base de détermination E&S

Les activités financées au titre de la présente AT sont exclusivement : Composante A — établissement juridique de l'ADFIC (AT institutionnelle) ; Composante B — méthodologie MRV & Base Scientifique Climat nationale (logiciel/données ; audits de terrain = observation/enquête uniquement) ; Composante C — maturité réglementaire & financière pour ONEP-SA (conseil technique ; dossier de maturité obligataire selon ICMA GBP juin 2025 / IFC Blue Finance v2.0 sept. 2025) ; Composante D — gestion de projet. Aucune infrastructure physique n'est construite, rénovée ou désaffectée en Phase 0 ou Phase 1. L'investissement physique eau/assainissement est différé aux projets de phase-pipeline que l'ADFIC origine et dé-risque (notamment PERIEP-GA), chacun portant sa propre catégorisation ISS. Cette limite de périmètre est le déterminant fondamental de la classification.

3-4.2 Détermination de catégorie ISS du Bailleur Concessionnel — Catégorie 2

Détermination : Catégorie 2 au titre du Système de Sauvegardes Intégré (ISS) du Bailleur Concessionnel. La Catégorie 1 est réservée aux impacts adverses significatifs/irréversibles ; la Catégorie 2 couvre les impacts spécifiques au site, moins adverses, largement réversibles, et aisément gérables ; la Catégorie 3 négligeables ; la Catégorie 4 intermédiaire-financier. Cette AT d'établissement de l'ADFIC est une opération institutionnelle/AT sans ouvrages de génie civil, dont les seules dimensions E&S découlent des missions de terrain, de l'engagement des parties prenantes, des conditions de travail du personnel, et d'un usage énergétique mineur d'hébergement de plateforme.

Note de catégorisation. Une opération purement AT pourrait, sous une lecture stricte, être candidate à la Catégorie 3 ou à une non-attribution. Nous attribuons délibérément la Catégorie 2 parce que (a) les missions de terrain récurrentes vers les communautés sous-desservies du Nord portent une dimension de risque social réelle (quoique limitée) ; (b) la Catégorie 2 est la posture conservatrice et supervisable qui maintient formellement en vigueur les instruments ISS (ESMS, SEP, GRM, criblage OS) ; et (c) la Catégorie 2 est cohérente avec les déterminations parallèles « Modéré » de la Banque Mondiale et « Catégorie B » du GCF.

Tableau 3-4.A — Grille de critères de classification

CritèreStatut pour l'AT de l'ADFICDétermination
Impacts adverses significatifs/irréversiblesAucun — pas d'ouvrages physiquesPas Catégorie 1
Conversion/dégradation d'habitat critiqueAbsent — pas d'ouvrages physiquesFaible
Acquisition foncière / réinstallation involontaireAbsentFaible
Impacts sur le patrimoine culturelAbsent — pas de construction/excavationFaible
Déclencheurs de zone sensible / FPICAucun dans le périmètre ATFaible
Impacts limités au niveau communautaireMissions de terrain du Nord — limités, temporaires, gérablesÉlément Catégorie-2
Conditions de travail pour le personnel PMO/ADFICCode du Travail CIV (Loi n°2015-532) + OS5Élément Catégorie-2
Risque d'engagement des parties prenantes de l'AT institutionnelleTransformation ONEP-SA politiquement sensibleÉlément Catégorie-2
Impacts d'intermédiation financièreL'ADFIC ne rétrocède/ne garantit pas en Phase 0/1Pas Catégorie 4 (Phase 0/1)

Cohérence inter-packs. Catégorie 2 du Bailleur Concessionnel ≈ « Modéré » de la Banque Mondiale ≈ « Catégorie B » du GCF — fonctionnellement équivalentes, reposant sur des faits identiques (périmètre d'AT institutionnelle, aucun ouvrage physique). Si le périmètre change de sorte que la classification change dans un pack, les autres s'actualisent simultanément.

3-4.3 Criblage des Sauvegardes Opérationnelles (OS1–OS5)

Tableau 3-4.B — Criblage OS1–OS5

OSIntituléPertinenceAction / instrument requis
OS1Évaluation Environnementale & SocialePERTINENTE (chapeau)ESMS + engagements équivalents-ESMP ; criblage E&S de chaque mission de terrain ; ESMS divulgué d'ici M2
OS2Réinstallation InvolontaireNON PERTINENTE (Phase 0/1)Documenter la non-pertinence ; signaler pour le pipeline en aval (les ouvrages liés au PERIEP-GA déclenchent OS2 à leur propre évaluation)
OS3Biodiversité & Services ÉcosystémiquesNON PERTINENTE (Phase 0/1)Documenter la non-pertinence ; signaler pour le pipeline en aval
OS4Prévention de la Pollution & Efficience des RessourcesPERTINENTE (limitée)Préférence efficience-énergétique / hébergement-renouvelable ; norme d'émission véhicules pour les missions de terrain
OS5Conditions de Travail, Santé & SécuritéPERTINENTE (limitée)Procédures de Gestion de la Main-d'œuvre ; protocole SST / sécurité des missions de terrain ; recrutement à parité de genre ; conformité au Code du Travail

Conclusion : OS1 pleinement pertinente ; OS4/OS5 limitées ; OS2/OS3 non pertinentes pour la Phase 0/1 (non-pertinence documentée, signalée en aval). Reflète la cartographie ESS de la Banque Mondiale (ESS1+ESS10 pertinentes ; ESS2/3/4 limitées) et la cartographie GCF/IFC PS (PS1+PS10 primaires). Au titre de l'ISS, la consultation et la divulgation des parties prenantes sont intégrées dans OS1 (non une sauvegarde autonome).

3-4.4 Système de Gestion Environnementale & Sociale (ESMS) — pour le criblage de projets en aval

Double intention de conception. L'ESMS sert deux objectifs simultanément : (opérationnel) gérer systématiquement les risques E&S limités des activités Phase 0/1 de l'ADFIC au titre d'OS1/OS4/OS5 ; et (criblage-aval) fournir l'infrastructure institutionnelle de sorte que chaque projet du secteur de l'eau en aval que l'ADFIC origine soit criblé selon les normes ISS / OS du Bailleur Concessionnel (et IFC PS / GCF E&S) dès la conception. L'ADFIC est le substrat MRV/maturité ; son ESMS est ce qui rend les projets qu'elle dé-risque conformes aux sauvegardes avant même qu'ils n'atteignent l'évaluation. L'ESMS est conçu pour croître d'un système viable minimal de Phase 0/1 vers un périmètre complet de niveau-intermédiation (criblage Catégorie-4/FI) sans remplacement structurel.

Ancrage statutaire (CIV). Code de l'Environnement (Loi n°96-766) ; Décret n°96-894 (procédure d'EIE — aucune EIE déclenchée pour une AT pure) ; Code de l'Eau (Loi n°98-755 + Loi n°2023-902) ; Code du Travail (Loi n°2015-532) ; Constitution (Loi n°2016-886) ; PNEEG 2024–2030.

Tableau 3-4.C — Tableau d'engagements ESMS (cartographié-OS, sélection)

RéfOSEngagementCalendrierVérification
E1OS1Préparer, divulguer, mettre en œuvre l'ESMS ; soumettre au Bailleur Concessionnel d'ici M1 ; divulguer d'ici M2M1–M2Confirmation de divulgation du Bailleur Concessionnel
E4OS1Cribler chaque projet en aval que l'ADFIC origine au regard de l'ISS/OS, IFC PS, GCF E&S dès la conception ; recommandation de catégorisation dans le dossier d'originationPar projet originéSection E&S du dossier d'origination
L1OS5Procédures de Gestion de la Main-d'œuvre (Code du Travail ; SST ; interdiction du travail des enfants/forcé ; non-discrimination/parité de genre)M2 (divulgué)Revue E&S du Bailleur Concessionnel
L2OS5Recrutement à parité de genre : ≥30% de spécialistes PMO féminins ; ≥30% de Conseil féminin ; ≥40% de personnel technique ADFIC féminin d'ici M24Par jalons de recrutementDossiers RH ; composition du Conseil
R1OS4Préférence efficience-énergétique / hébergement-renouvelable pour le MRV / Base Scientifique Climat ; référence énergétique d'ici M12M12 ; annuelContrats d'hébergement ; relevés énergétiques
R2OS4Norme d'émission véhicules pour tous les véhicules de mission de terrainÀ partir de M3Dossiers d'acquisition/location
C1OS5Protocole de sécurité des missions de terrain (sécurité routière ; premiers secours ; communications de mission éloignée ; dépistage de santé ; code de conduite communautaire)M3+Protocole ; journal des missions de terrain
S1OS1Préparer, divulguer, mettre en œuvre le SEP d'ici M4 (calendrier de consultation du Nord ; plan ONEP-SA/SODECI ; GRM)M4Divulgation du Bailleur Concessionnel ; journal SEP
S2OS1Rendre opérationnel le GRM d'ici M4 — gratuit, sans représailles, en français + Malinké/Dioula/SénoufoM4GRM opérationnel ; journal des griefs
S3OS1≥2 consultations communautaires du Nord/an (M3–M24), séparées par genre là où c'est coutumier, en langues localesM3–M24Comptes rendus de session ; procès-verbaux divulgués
G1OS1/OS5Indicateurs genre-sensibles dans tout le S&E (données de bénéficiaires désagrégées ; parts de gouvernance/technique/consultation féminines)M3 ; annuelSection genre du rapport de supervision
D1OS1Si le périmètre ajoute une activité physique non prévue au PAR : suspendre, notifier le Bailleur Concessionnel, conduire une évaluation E&S supplémentaire avant de reprendreContinuNotification du Bailleur Concessionnel ; journal des changements de périmètre

3-4.5 Plan d'Engagement des Parties Prenantes (au titre d'OS1)

Le SEP régit l'identification, l'engagement, et la gestion des griefs ; préparé d'ici M4 suite à la divulgation de l'ESMS à M2. La cartographie des parties prenantes couvre la Catégorie 1 (partenaires institutionnels primaires — MINHAS [Ministre Dr. Amédé Koffi Kouakou], MINEDD [direction du Ministre Abou Bamba], Ministère des Finances et du Budget, Eaux et Forêts [Ministre Jacques Assahoré Konan], équipe-projet du Bailleur Concessionnel [RDGW + OWAS], ONEP [DG Nabintou Cissé, par intérim], BNETD [DG Kinapara Coulibaly], SODEXAM) ; la Catégorie 2 (partenaires opérationnels — SODECI ; PNUD comme AE intérimaire primaire ; Bailleur Concessionnel comme AE intérimaire alternative ; RV Iroko SA observateur consultatif, non-votant) ; la Catégorie 3 (communautés affectées & société civile — 11 régions du Nord ; groupes de femmes ; OSC eau/environnement ; opérateurs du secteur privé) ; et la Catégorie 4 (groupes vulnérables, priorité — femmes portant le fardeau de collecte de ~90% ; communautés à forte défécation à l'air libre et faible lavage-des-mains ; populations à faible littératie nécessitant des formats oraux).

Tableau 3-4.D — Calendrier de consultation Phase 1 (sélection)

JalonActivitéMois
SEP-2Divulgation du SEPM4
SEP-4Première consultation du Nord — cadrage de la référence MRV (2 régions ; groupes de femmes prioritaires)M5–M6
SEP-5Communication sur la transformation ONEP-SA — partenaires opérationnelsM7–M8
SEP-7Deuxième consultation du Nord — retour sur la méthodologie MRV (séparée par genre ; langue locale)M10–M12
SEP-8Consultation des parties prenantes de la Revue à Mi-ParcoursM18
SEP-9Troisième consultation du Nord (balayage des 11 régions, par échantillon ; groupes de femmes prioritaires)M20–M22
SEP-10Pré-engagement de la tournée de maturité obligataire (UEMOA + investisseurs internationaux)M22–M24

Toutes les consultations communautaires portent une interprétation Malinké/Dioula/Sénoufo ; protocoles genre-sensibles (sessions séparées là où c'est coutumier ; co-animatrices ; horaires adaptés aux emplois du temps des femmes ; participation féminine suivie, engagement G1).

3-4.6 Mécanisme de Gestion des Griefs (au titre d'OS1)

Tableau 3-4.E — Conception du GRM (opérationnel d'ici M4)

ÉlémentCaractéristique de conception
Canaux d'accèsEn personne (Chargé de Communication PMO, locaux MINHAS, Abidjan) ; ligne gratuite ; soumission écrite ; facilitateurs de liaison communautaire du Nord ; formulaire du site web ADFIC (~M12)
LanguesFrançais + canaux en langues locales (Malinké, Dioula, Sénoufo)
Confidentialité / représaillesIdentité protégée ; représailles interdites (action disciplinaire immédiate)
DélaisAccuser réception ≤5 jours ouvrés ; simple 15 jours ; complexe 30 jours ; escaladé 60 jours
EscaladeChargé de Communication → Spécialiste E&S → Coordonnateur PMO → Secrétaire Général MINHAS → équipe-projet du Bailleur Concessionnel
Recours externeTribunaux administratifs CIV ; Mécanisme de Recours Indépendant du Bailleur Concessionnel (Unité de Revue de Conformité & Médiation) ; Mécanisme de Recours Indépendant du GCF
Journal des griefsTenu par le Spécialiste E&S du PMO ; dans le rapport de supervision semestriel ; divulgué annuellement

3-4.7 Suivi E&S et criblage climatique

KPI de suivi (sélection) : politique ESMS adoptée/publiée d'ici M2 ; ESMS soumis au Bailleur Concessionnel d'ici M1 ; SEP d'ici M4 ; griefs consignés et résolus ≥90% sous 30 jours ; missions de terrain du Nord avec consultation séparée par genre = 100% conformes ; participation féminine aux consultations du Nord ≥50% ; projets en aval criblés selon ISS/OS à l'origination = 100%.

Criblage climatique. L'AT est, par conception, une opération climatique : son produit est le MRV national / Base Scientifique Climat alignant le pipeline du secteur de l'eau sur la CDN 3.0 (33,07% d'ici 2035 vs 2018) et comblant la lacune institutionnelle du Chapitre VI de la QCN4 (avril 2026), au regard des références de sécurité de l'eau (aquifère 120 mg/L ; déforestation 4M ha = 2,1 Gt CO₂ ; la fracture Nord–Sud). En tant qu'AT sans ouvrages de génie civil, l'opération a une exposition directe au risque climatique négligeable ; sa contribution principale est la capacité d'adaptation — incorporant un protocole de criblage climatique (engagement E4 étendu) dans chaque projet en aval, référencé à la CDN 3.0, aux critères d'investissement du GCF, et au suivi du financement climatique du Bailleur Concessionnel. C'est le mécanisme par lequel l'AT convertit l'ambition du Pacte de US$6.9B en pipelines bancables alignés-GCF et conformes-CDN 3.0, dé-risquant l'enveloppe mobilisable de US$1.38B (effet de levier 424× / 307× / 230×).

Détermination synthèse : ISS du Bailleur Concessionnel Catégorie 2 (≈ Modéré Banque Mondiale ≈ Catégorie B GCF) ; OS1 pertinente, OS4/OS5 limitées, OS2/OS3 non pertinentes ; aucune EIE déclenchée (Décret n°96-894 ; limite de périmètre) ; ESMS M2, SEP M4, GRM M4 ; criblage en aval selon ISS/OS + IFC PS + GCF E&S ; alignement climatique positif.


PARTIE B — MISE EN ŒUVRE DU PROJET


ANNEXE 4-1 — PLAN DE SUIVI

(La matrice de suivi RBLF complète — Impact / Résultats / Produits × indicateur / situation de référence / cible / MdV / fréquence / responsabilité. Les KPI propres à la CIV figurent en tête. Approfondit D-A1 §5.)

4-1.1 Méthode et discipline des indicateurs

Parce qu'il s'agit d'une opération de pur renforcement institutionnel créant une nouvelle institution souveraine — sans travaux physiques, sans acquisition foncière, sans produit monétisable au niveau projet — le plan de suivi est fondé sur les produits et les résultats à l'échelle institutionnelle et de la maturité (readiness), conformément au moule « créer une nouvelle institution » du Bailleur Concessionnel (PAR YEIB). Les impacts en aval, en matière d'accès à l'eau et de réduction des GES, sont suivis via le pipeline que l'ADFIC dé-risque (PERIEP-GA) et le Pacte au sens large, inscrits au niveau Impact comme le changement systémique auquel l'ADFIC contribue — et non comme des résultats que l'ADFIC produit directement. Les indicateurs placent en tête les KPI propres à la CIV (QCN4 Chapitre VI ; CDN 3.0 33,07 % ; S&E PASEA ; suivi du Pacte National) ; IRIS+ constitue le mapping secondaire à l'usage des investisseurs institutionnels ; les KPI régénératifs de RV sont une additionnalité, jamais l'épine dorsale principale. Convention d'horizon : M = mois depuis l'entrée en vigueur de l'AT ; fenêtre d'établissement de 24 à 36 mois.

4-1.2 Niveau Impact (RMF Niveau 1)

Tableau 4-1.A — IMPACT (le changement systémique auquel l'ADFIC contribue)

Chaîne de résultatsIndicateurRéférence (année)Cible (année)MdVFréquenceResponsabilité
IMPACT. L'ambition du Pacte CIV de 6,9 Md US$ absorbée à l'échelle visée ; trajectoire CDN 3.0 opérationnaliséeI-1 Part des enveloppes bilatérales du Pacte (1,38 Md US$) + 25 % WB+Bailleur Concessionnel (1,75 Md US$) mobilisée dans des projets d'eau alignés GCF / vérifiés MRV~0 % aligné GCF (la CIV n'a jamais eu de FP/SAP eau au titre du GCF) (2026)Augmentation mesurable et attribuable d'ici 2030 ; ≥1 opération du Bailleur Concessionnel pour le Grand Abidjan (PERIEP-GA) atteignant le Conseil (2030)Tableau de bord du Pacte National (MINHAS) ; portefeuille du Bailleur Concessionnel ; portail GCFAnnuelleMINHAS + ADFIC
I-2 Trajectoire de réduction des GES CDN 3.0 rendue vérifiable pour le secteur de l'eau (33,07 % d'ici 2035 vs 2018)Pas de méthodologie MRV alignée CDN 3.0 pour le secteur de l'eau ; lacune QCN4 Ch.VI ouverte (2026)Méthodologie MRV nationale du secteur de l'eau validée par le MINEDD ; trajectoire auditable jusqu'en 2035 (2028)Lettre de validation du MINEDD ; matrice de clôture de lacune QCN4 Ch.VI ; audit MRV de l'ADFICAnnuelleADFIC + MINEDD

4-1.3 Niveau Résultats (RMF Niveau 2)

Tableau 4-1.B — RÉSULTATS (ce que l'ADFIC produit)

Chaîne de résultatsIndicateurRéférence (année)Cible (M)MdVFréquenceResponsabilité
OC-1 Premier pipeline eau CIV prêt pour le GCFOC-1.1 Notes conceptuelles / FP prêtes pour le GCF soumises via le MINEDD (AND) + une entité accréditée, utilisant la méthodologie MRV de l'ADFIC0 (2026)≥1 soumise (M24) ; ≥1 en cours d'examen GCF (M36)Portail Partenaire GCF ; archives du MINEDD ; registre du pipeline ADFICAnnuelleDG ADFIC
OC-1.2 Bassins prioritaires audités sur le terrain et inscrits au pipeline0 (2026)≥3 (M24)Rapports d'audit terrain ADFIC ; registre d'originationSemestrielleRéférent MRV ADFIC
OC-2 Transformation d'ONEP-SA rendue bancableOC-2.1 Certification de maturité (ou feuille de route validée) de l'ADFIC pour ONEP-SAPas de certification ; ONEP est un EPIC sans forme de détention d'actifs (2026)Feuille de route validée + première évaluation de bancabilité (M24) ; certification dès le décret ONEP-SA (~déc. 2027, à vérifier)Registre de certification ADFIC ; supervision PASEA ; MINHASAnnuelleDG ADFIC + Finances
OC-2.2 Dossier de préparation à l'émission obligataire d'ONEP-SA completPas de dossier (2026)Dossier livré (M24)Récépissé de livraison ; lettre d'examen ICMAUne foisDG ADFIC
OC-3 Pipeline du Grand Abidjan du Bailleur Concessionnel dé-risquéOC-3.1 Package de dé-risquage pour PERIEP-GA (P-CI-EA0-006, enregistré le 20 févr. 2026) livré à l'équipe-projet du Bailleur Concessionnel ; pipeline avancé vers le Conseil à confirmer — PERIEP-GA : enveloppe (US$), division responsable (RDGW vs OWAS), année de présentation au Conseil (2027 inféré, non publié)Pré-investissement / faisabilité ; pas de contrepartie nationale (2026)Package livré (M24)Fiche-projet du Bailleur Concessionnel ; récépissé de livraison ADFICAnnuelleDG ADFIC + Bailleur Concessionnel
OC-3.2 Fonction de contrepartie nationale AUSII opérationnelle (CIV 1 des 7 pilotes)Pas de contrepartie AUSII en CIV (2026)ADFIC reconnue comme la contrepartie AUSII de la CIV (M24)Archives la facilité concessionnelle/AUSII ; mémo de coordinationAnnuelleADFIC + Bailleur Concessionnel
OC-4 CDN 3.0 vérifiable ; QCN4 Ch.VI portéOC-4.1 Plateforme MRV nationale du secteur de l'eau opérationnelle, ≥2 flux de données intégrés (SODEXAM + ONEP/ONEP-SA)0 ; 27 stations SODEXAM déconnectées (2026)Plateforme opérationnelle, ≥2 flux ; premier rapport MRV selon ICMA GBP juin 2025 (M24)Tableau de bord MRV ADFIC ; certificat SODEXAMAnnuelleDG ADFIC
OC-4.2 Feuille de route de clôture de lacune QCN4 Ch.VI adoptéeLacune Ch.VI existante, sans responsable (2026)Feuille de route publiée ; fonctions de réponse de l'ADFIC opérationnelles (M24)Registre de publication ADFIC ; validation MINEDDUne foisADFIC + MINEDD

4-1.4 Niveau Produits (RMF Niveau 2/3) — par Composante

Tableau 4-1.C — PRODUITS, Composante A (Établissement juridique de l'ADFIC)

Chaîne de résultatsIndicateurRéférenceCible (M)MdVResponsabilité
O-A1 ADFIC constituée en EPIC souverainDécret d'établissement publié (statut EPIC, mandat, gouvernance, capitalisation)L'ADFIC n'existe pas (2026)Décret au Conseil des Ministres (M12) ; publié au Journal Officiel (M24)Journal Officiel ; rapport MINHASMINHAS + Conseil des Ministres
O-A2 Conseil d'Administration constitué≥5 membres nommés par décret (dont MINHAS, MINEDD, Eaux et Forêts, ≥1 expert indépendant ; ≥30 % de femmes)0 membre (2026)≥5 nommés (M24) ; opérationnel (M36)Notification MINHAS ; documents fondateursDécret du PM (Mambé)
O-A3 Statuts / charte de gouvernance adoptésStatuts EPIC (OHADA-CI + droit public CIV) ; codifient le pare-feu Couche-1/Couche-2Aucun (2026)Statuts communiqués (M12) ; charte adoptée (M24)Archives juridiques MINHAS ; communication ADFICConseil juridique (FL-1)

Tableau 4-1.D — PRODUITS, Composante B (MRV / Socle de Science Climatique / Plateforme de Données)

Chaîne de résultatsIndicateurRéférenceCible (M)MdVResponsabilité
O-B1 Méthodologie nationale de finance climatique du secteur de l'eau publiéeComptabilité GES + métriques d'adaptation + normes SODEXAM/BNETD + alignement ICMA GBP juin 2025Aucune ; lacune QCN4 Ch.VI (2026)Projet v1.0 en revue par les pairs (M12) ; v2.0 par arrêté conjoint MINHAS/MINEDD (M24)Registre ADFIC ; arrêté conjointRéférent MRV ADFIC
O-B2 Méthodologie de traçabilité des GES CDN 3.0 validéeTraçabilité des GES du secteur de l'eau approuvée par le MINEDD pour la trajectoire 33,07 %-d'ici-2035Aucune (2026)Validée, approuvée par le MINEDD (M18)Rapport d'audit MRV ; lettre du MINEDDADFIC + MINEDD
O-B3 Protocole d'intégration des données SODEXAM actifAccès en temps réel à ≥20 des 27 stations automatiques de la SODEXAM0 ; 27 stations déconnectées (2026)Protocole signé (M12) ; ≥20 stations en service (M24)Tableau de bord MRV ; certificat SODEXAMRéférent MRV ADFIC
O-B4 Socle de Science Climatique opérationnelIntégration hydro-climatique nationale (SODEXAM + SIG BNETD + CMIP6/CORDEX-Africa + ISIMIP)Aucun (2026)Catalogue complet (M12) ; SSC alimentant le MRV (M24)Rapport technique SSC ; accords de donnéesADFIC + BNETD

Tableau 4-1.E — PRODUITS, Composante C (Maturité / Origination / Dé-risquage du Pipeline)

Chaîne de résultatsIndicateurRéférenceCible (M)MdVResponsabilité
O-C1 Sous-jalons PASEA PBC3 appuyés (additif, non redondant avec C4.1 7 M US$)Appui technique pour ≥2 sous-jalons ONEP→ONEP-SA0 (2026)Plan de travail conjoint (M12) ; ≥2 appuyés (M24) ; ≥4 (M36)Supervision PASEA ; registre des produits ADFICADFIC + PCU PASEA
O-C2 Cadre de certification de maturité d'ONEP-SA publiéTaxonomie de l'usage des fonds (ICMA GBP), modèle MRV, métriques climatiques, voies de rehaussement de créditAucun (2026)Publié, approuvé par MINHAS + Finances (M24)Registre ADFIC ; certificat ICMADG ADFIC
O-C3 Package de dé-risquage du Grand Abidjan du Bailleur Concessionnel livréJustification climatique + référence MRV + mapping d'éligibilité GCF pour PERIEP-GAPré-investissement ; pas de contrepartie (2026)Livré (M24) à confirmer — PERIEP-GAFiche-projet du Bailleur Concessionnel ; récépissé de livraisonADFIC + Bailleur Concessionnel

Tableau 4-1.F — PRODUITS, Composante D (Gestion de Projet / Fiduciaire / Genre / S&E — RMF Niveau 3)

Chaîne de résultatsIndicateurRéférenceCible (M)MdVResponsabilité
O-D1 Unité de mise en œuvre opérationnellePCU dotée (GF, passation, E&S, S&E — 4/4)PCU PASEA partielle (2026)4/4 pourvus (M12)RH MINHAS ; supervision du Bailleur ConcessionnelCoordinateur PMO
O-D2 Audit externe annuel — opinion sans réserveOpinion non qualifiée dans les 6 mois suivant la clôture de l'exerciceS.O. au démarrage (2026)An 1 sans réserve et dans les délais (M18) ; maintenu (M36)Rapport d'audit au Bailleur ConcessionnelSpécialiste GF
O-D3 Plan d'Action Genre mis en œuvre (Marqueur Genre)PAG adopté ; ≥30 % de femmes dans le personnel professionnel ; ≥3 métriques MRV désagrégées par genreONEP 33 %/9 % (à vérifier) ; MICS-5 ~90 % corvée ; CDN 3.0 40 % (2026)PAG adopté (M12) ; ≥30 % + ≥3 métriques (M24)RH ADFIC ; documents MRV ; référence MICS-5DG ADFIC
O-D4 Système S&E opérationnelCadre S&E de l'ADFIC ; protocole de reporting conjoint avec PASEA/GCFAucun (2026)Opérationnel (M12) ; protocole conjoint (M18)Cadre S&E ; archives de supervisionSpécialiste S&E PMO
Hiérarchie des indicateurs. Le Tier 1 (propre à la CIV) est l'épine dorsale qu'un examinateur du Bailleur Concessionnel/CIV lit en premier ; le Tier 2 mappe chacun à IRIS+ (p. ex. PI4060 Finance Climatique Catalysée ; PI3503 Capital Mobilisé ; PI2764 Émissions de GES ; PI4874/OI2440 Lentille Genre) à l'usage des co-financiers institutionnels ; le Tier 3 est l'additionnalité régénérative de RV (ΔR, NRS, RV, RQ, DEI), rapportée en information complémentaire dans le rapport annuel de l'ADFIC, jamais en conditionnalité du Bailleur Concessionnel.
Discipline de variance zéro. Tous les chiffres partagés — Pacte 6,9 Md US$ ; bilatéral 1,38 Md US$ ; PASEA 825 M US$ / 250 M US$ / 30 M US$ ; CDN 3.0 33,07 % ; SODEXAM 27 stations — correspondent exactement au Build Brief §2 et aux packs B/C.

ANNEXE 4-3 — PLAN DE MISE EN ŒUVRE DÉTAILLÉ

(Phase 0 60 jours → Phase 1 mois par mois, par Composante, avec un tableau de jalons. Approfondit D-A3 §4.)

4-3.1 Phasage de la mise en œuvre

L'opération est déployée sur 24 à 36 mois en trois phases : Phase 0 (mobilisation de 60 jours, M0) ; Phase 1 (établissement institutionnel + construction du substrat, M1–M24) ; transition Phase 1→2 (M24–M36). La durée du Mandat Fondateur est de 36 mois.

4-3.2 Phase 0 — pré-effectivité / lancement de l'établissement (fenêtre de 60 jours, M0)

La Phase 0 est financée par l'allocation Phase-0 de l'AT (ou, le cas échéant, par l'AT complémentaire de la Composante 4 du PASEA sur une base non redondante). Aucun financement-relais de RV Iroko SA. La contribution de pré-développement de RV est une contribution en nature non valorisée, exclue du cofinancement.

Tableau 4-3.A — Phase 0 (M0)

ActivitéResponsableProduitCalendrier
Décision d'établissement PMO/PCUMINHAS (note du Secrétaire général)PMO désigné ; Coordinateur nomméM0
Soumission de la demande de financement AT au Bailleur Concessionnel (la facilité concessionnelle)MINHAS + équipe-projet du Bailleur ConcessionnelDemande de subvention formelle reçueM0
Mémo de cartographie des fenêtres et de non-redondance (la facilité concessionnelle en primaire / secondaire ; note de contrepartie AUSII)Coordinateur PMONon-redondance confirmée vs la facilité concessionnelle, AUSII, NIIF, Bureau GCF AbidjanM0
Préparation préliminaire ESCP / ESMSSpécialiste E&SProjet d'ESMS pour examen du Bailleur ConcessionnelM0–M1
Cadrage de la loi sectorielle / décret en Conseil des MinistresSpécialiste Institutionnel/JuridiqueMémo de cheminement du décretM0–M1
Note de contrepartie AUSII. L'ADFIC comble la lacune structurelle créée par AUSII (12 M€ levés auprès du NDF vs une cible initiale de 30 M US$ / une ambition décennale de 320 M US$), dont la CIV est 1 des 7 pilotes. Aucune contrepartie nationale n'existe en CIV → l'ADFIC est cette contrepartie manquante.

4-3.3 Phase 1 — mois par mois par Composante (M1–M24)

Tableau 4-3.B — Composante A (Établissement juridique de l'ADFIC)

MoisActivitéJalon
M1PMO opérationnel (Coordinateur, GF, Passation)IR-1
M1–M2ToR de rédaction juridique préparés et sélectionnés par mise en concurrence (QCBS)
M2–M3Rédaction des statuts EPIC de l'ADFIC ; revue juridique
M3Projet de décret circulé au MINHAS, MINEDD, Finances pour revue interministérielle
M4Règlements de gouvernance rédigés (Règlement Intérieur ; comité d'audit ; charte de passation)
M5Validation des documents constitutifs par le Comité de Pilotage
M6Décret soumis au Conseil des MinistresJalon PDO 1
M8Décret publié (sous réserve du calendrier du Conseil)Jalon PDO 1 atteint
M8–M9Enregistrement CEPICI/RCCM ; formalisation EPIC OHADA-CI
M10Conseil d'Administration constitué ; réunion inauguraleIR-2
M11Recrutement du DG lancé (par mise en concurrence)
M12Directeur Général de l'ADFIC nommé
M15Point Focal E&S et Genre recruté ; ESMS opérationnelIR-3 (E&S)
M18Rapport opérationnel semestriel au Comité de Pilotage
M24ADFIC pleinement opérationnelle (personnel, systèmes, gouvernance) ; Rapport Annuel An 1Indicateur PDO 1

Tableau 4-3.C — Composante B (Méthodologie MRV & Socle National de Science Climatique)

MoisActivitéJalon
M3Spécialiste Technique MRV en poste ; plan de travail approuvé
M3–M5Analyse de lacune du Chapitre VI de la QCN4 (avril 2026)
M4–M6Protocole d'intégration SODEXAM ; cadrage des audits terrain des bassins prioritaires
M6Méthodologie d'éligibilité à la finance climatique v1 (ICMA GBP juin 2025 ; IFC Blue Finance v2.0 sept. 2025)IR-4
M9Architecture du Socle National de Science Climatique / plateforme MRV complète
M12Contrat de développement de la plateforme attribué (QCBS)
M18Plateforme MRV Phase 1 déployée ; flux SODEXAM en serviceIR-5
M22–M24Revue qualité ; protocole BNETD ratifié ; processus de certification opérationnelIndicateur PDO 2

Tableau 4-3.D — Composante C (Maturité Réglementaire & Financière pour ONEP-SA)

MoisActivitéJalon
M3–M6Appui technique à la transformation d'ONEP-SA (complémentaire au PASEA) ; cadrage de la voie de rehaussement de crédit
M6–M9Diagnostic de préparation à l'émission obligataire (prérequis SPO ICMA GBP ; checklist IFC Blue Finance v2.0)IR-6
M9–M15Cadrage de la pile de rehaussement de crédit ; pré-engagement avec une institution de rehaussement de crédit
M15–M20Appui technique à la réforme tarifaire ; cadrage législatif du régulateur indépendant
M20–M24Dossier de préparation à l'émission obligataire d'ONEP-SA v1 (substrat MRV confirmé ; certification opérationnelle ; conditions indicatives de rehaussement de crédit)Indicateur PDO 3

Tableau 4-3.E — Composante D (Gestion de Projet)

MoisActivitéJalon
M1FMM approuvé par le Bailleur Concessionnel ; Manuel de Passation approuvé
M2ESCP/ESMS finalisés et divulgués (sites du Bailleur Concessionnel + MINHAS)
M4SEP finalisé et divulgué ; MGP opérationnel
M6Premier rapport de supervision/d'avancement (décaissement, avancement RBLF, E&S, genre)
M12Revue Annuelle de la Passation
M18Revue à mi-parcours (avancement, ajustement du calendrier, re-cotation des risques)Jalon RMP
M24Rapport d'avancement An 2 ; confirmation de l'opérationnalité de l'ADFIC

4-3.4 Transition Phase 1 → Phase 2 (M24–M36)

Tableau 4-3.F — Transition (M24–M36)

MoisActivitéProduit
M24–M27L'ADFIC assume la gestion directe de la plateforme MRV et des fonctions de certificationRapport de transfert opérationnel
M27Jalon de transformation juridique ONEP→ONEP-SA (jalon externe régi par le PASEA)ONEP-SA constituée (externe)
M27–M30L'ADFIC fournit le substrat MRV et la première certification de préparation à l'émission obligataire d'ONEP-SACertification de préparation à l'émission obligataire v1
M30Activités d'AT achevéesIntrants du rapport d'achèvement
M33–M36Clôture ; rapport de supervision final ; document Leçons Apprises de l'ADFICRapport final ; documents d'achèvement

4-3.5 Tableau consolidé des jalons

Tableau 4-3.G — Calendrier maître des jalons

JalonDescriptionCible
IR-1PMO opérationnelM1
IR-3ESMS opérationnelM2 (divulgué) / M15 (point focal ADFIC)
SEP / MGP en serviceSEP divulgué ; MGP opérationnelM4
Jalon PDO 1Décret soumis (M6) / publié (M8)M6–M8
IR-2Conseil d'Administration constituéM10
DG en posteDirecteur Général de l'ADFIC nomméM12
IR-5Plateforme MRV Phase 1 déployéeM18
RMPRevue à mi-parcoursM18
Indicateur PDO 1ADFIC pleinement opérationnelleM24
Indicateur PDO 2Processus de certification MRV opérationnelM24
Indicateur PDO 3Dossier de préparation à l'émission obligataire d'ONEP-SA v1M24
ClôtureRapport final ; Leçons ApprisesM33–M36

4-3.6 Feuille de route ETP

Tableau 4-3.H — Feuille de route ETP (preuve de la capacité d'exécution)

PériodeETP PMO/PCU (hébergés au MINHAS)ETP ADFIC (une fois constituée)Total
M1–M2 (lancement)3.0 (Coordinateur, GF, Passation)03.0
M3–M5 (montée en puissance)5.5 (+E&S 0.5 + MRV + S&E 0.5)05.5
M6–M12 (établissement)7.0 (+Comm 0.5 à partir de M4)2.0 (DG + admin, M12+)9.0
M12–M18 (opérationnel)7.05.0 (DG + Point Focal E&S + 3 techniques)12.0
M18–M24 (plateforme opérationnelle)6.0 (S&E réduit)8.0 (effectif Phase-1 complet)14.0
M24–M30 (entrée en Phase-2)4.0 (fiduciaire/clôture)10.0+ (montée en échelle Phase-2)14.0+

Recrutements techniques ADFIC spécifiques d'ici M18 : Responsable Méthodologie de Finance Climatique ; Manager MRV / Plateforme de Données ; Spécialiste Affaires Réglementaires (droit public OHADA) ; Chargé Finance & Rehaussement de Crédit (expérience du marché obligataire UEMOA) ; Point Focal E&S et Genre.


ANNEXE 4-4 — DISPOSITIFS DE MISE EN ŒUVRE DÉTAILLÉS

(ADFIC EPIC, tutelle MINHAS, tri-tutelle, PMO/PCU, organes de gouvernance, RACI. Approfondit D-A3 §1.)

4-4.1 La chaîne institutionnelle (cadrage obligatoire)

flowchart TD
  n0["République de Côte d'Ivoire (récipiendaire de la subvention — Ministère des Finances et du Budget)"]
  n1["Ministère de l'Hydraulique et Assainissement (MINHAS) [ministère de mise en œuvre]"]
  n2["Financement AT du Bailleur Concessionnel — subvention de la facilité concessionnelle (le mécanisme financé)"]
  n3["Établissement de l'ADFIC (le PRODUIT institutionnel financé par l'AT)
— EPIC souverain Couche-1 ; substrat MRV / maturité / origination
— fournit : méthodologie Iroko Climat, plateforme MRV nationale, Socle de
Science Climatique, substrat de conception réglementaire, certification de maturité"] n4["ONEP (actuel ; transitoire ; DG par intérim Nabintou Cissé)"] n5["ONEP-SA (société de détention d'actifs ; transformation rendue possible, non réalisée, par l'ADFIC)"] n0 --> n1 n1 --> n2 n2 --> n3 n2 --> n4 n4 --> n5

Distinctions critiques. L'ADFIC est l'instrument institutionnel propre de la CIV — une expression des programmes budgétaires 5 et 6 du MINHAS (« appui au financement ») — jamais une prescription externe. Doctrine du substrat : l'ADFIC fait briller les ministères, les services publics, les bailleurs et les opérateurs ; elle ne coordonne jamais, n'accumule jamais de pouvoir. ONEP n'agit pas comme une agence de mise en œuvre ; c'est une partie prenante institutionnelle et un objet de réforme. La marque méthodologique est Iroko Climat (jamais « HydraMap ») ; la Couche 2 est RV Iroko SA (OHADA-CI, filiale de Regenerative Ventures Advisory FZCO).

4-4.2 Récipiendaire de la subvention, ministère de mise en œuvre et PMO/PCU

La République de Côte d'Ivoire est le récipiendaire de la subvention (signataire via le Ministère des Finances et du Budget). Le MINHAS (Ministre Dr. Amédé Koffi Kouakou) est l'agence d'exécution principale : il signe l'Arrangement Subsidiaire avec l'ADFIC pour les Composantes A/B/C ; héberge le PMO/PCU ; assure l'interface avec l'équipe-projet du Bailleur Concessionnel (RDGW + OWAS à confirmer — PERIEP-GA : division responsable RDGW vs OWAS) ; rend compte aux Finances sur l'absorption ; et coordonne le Comité de Pilotage et la tri-tutelle. Le MINHAS apporte un historique de l'eau financée par les bailleurs (programmes du Grand Abidjan et nationaux ; PASEA P177118, 250 M US$ IBRD / rév. 264,66 M US$), satisfaisant l'exigence de diligence raisonnable GF du Bailleur Concessionnel (Annexe 4-6).

Le PMO/PCU est établi au sein du MINHAS d'ici M1 comme bras d'exécution opérationnel pour toutes les Composantes. Ce n'est pas une nouvelle entité juridique ; c'est une unité désignée dirigée par un Coordinateur PMO (équivalent DG pour l'AT), rendant compte au Secrétaire général du MINHAS.

Tableau 4-4.A — Composition du PMO/PCU (Phase 1)

PosteProfilCalendrier
Coordinateur PMO/PCU (1.0 ETP)Cadre senior du secteur de l'eau du secteur public ; 10+ ans ; expérience multilatéraleM1
Spécialiste en Gestion Financière (1.0 ETP)Expert-comptable ; systèmes GF du Bailleur Concessionnel/IFIM1 (chemin critique)
Spécialiste en Passation des Marchés (1.0 ETP)la politique de passation du Bailleur (2015) ; QCBS/QBS ; administration d'appels d'offres ouvertsM1
Spécialiste Institutionnel / Juridique (1.0 ETP)Droit public OHADA-CI ; constitutions d'EPIC ; processus de décretM2 (chemin critique Comp. A)
Spécialiste E&S et Genre (0.5 → 1.0 ETP à partir de M6)SSI / OS1–OS5 du Bailleur Concessionnel ; engagement communautaire ; S&E sensible au genreM2
Spécialiste Technique MRV (1.0 ETP)Systèmes de données climatiques ; SODEXAM/BNETD ; normes MRV du Bailleur Concessionnel/GCFM3 (chemin critique Comp. B)
Spécialiste S&E (0.5 ETP)Suivi RBLF ; suivi des indicateurs du Bailleur ConcessionnelM3
Chargé de Communication (0.5 ETP)Divulgation du Bailleur Concessionnel ; SEP ; communication avec les parties prenantes du NordM4

Total ETP PMO/PCU : 3.0 (M1) → 5.5 (M3) → 7.0 (M6 pleine montée en puissance). D'ici M24, la responsabilité opérationnelle des fonctions MRV et maturité est transférée du PMO/PCU à l'ADFIC constituée ; le PMO/PCU conserve les fonctions fiduciaires et de gestion de projet jusqu'à la clôture de la subvention.

4-4.3 Comité de Pilotage interministériel

Établi d'ici M1, présidé par le MINHAS ; se réunit trimestriellement les Années 1–2, semestriellement par la suite.

Tableau 4-4.B — Comité de Pilotage

InstitutionReprésentantRôle
MINHAS (présidence)Secrétaire général / Directeur désignéPrésidence ; liaison avec le Bailleur Concessionnel ; supervision fiduciaire
MINEDDDirection de focalisation finance climatique du Ministre Abou BambaAlignement GCF/CDN 3.0 ; tutelle environnementale ; supervision SSI
Ministère des Finances et du BudgetDirecteur, Dette & Coopération FinancièreGestion de la subvention ; supervision de l'émission obligataire d'ONEP-SA
Ministère des Eaux et ForêtsReprésentant du Ministre Jacques Assahoré KonanInterface capital naturel / foresterie
ONEPDG par intérim Nabintou CisséInterface opérationnelle ; jalons ONEP→ONEP-SA
BNETDReprésentant du DG Kinapara CoulibalyCoordination technique de la plateforme de données (Comp. B)
SODEXAMDirecteur GénéralExtension du réseau de stations MRV ; fournisseur de données climatiques
ADFIC (à partir de M3+)Président du Conseil (désignation en Conseil des Ministres)Perspective institutionnelle de l'ADFIC ; produits Comp. A
Bailleur ConcessionnelÉquipe-projet (RDGW + OWAS)Observateur ; non votant ; supervision AT & fiduciaire

Un protocole de coordination PASEA formel (non-redondance ; PASEA C4 = 30 M US$ AT ; C4.1 = 7 M US$) est établi d'ici M2.

4-4.4 Organes de gouvernance de l'ADFIC et tri-tutelle

L'ADFIC est un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) de droit public CIV. Libellé canonique de l'Article 1 : « Établissement public à caractère industriel et commercial pour la sécurité de l'eau et son intégration dans l'infrastructure climatique nationale. » L'ADFIC est centrée sur l'eau ; les extensions climatiques plus larges relèvent de la Phase 2+.

Tableau 4-4.C — Organes de gouvernance de l'ADFIC

OrganeCompositionRôleFréquence
Conseil d'AdministrationPrésident (désignation en Conseil des Ministres) ; MINHAS ; MINEDD ; Finances ; 1–2 indépendants (cible ≥30 % de femmes) ; expert MRV/eauSupervision stratégique ; approbation du budget ; Rapport Annuel ; politique E&STrimestrielle (An 1–An 2) ; semestrielle (An 3+)
Comité d'Audit≥2 membres du Conseil (dont 1 indépendant) ; observateur des FinancesContrôle financier ; audit interne ; conformité fiduciaireSemestrielle (audit externe annuel)
Direction Générale (DG)DG (nomination par le Conseil par mise en concurrence selon le décret fondateur)Gestion opérationnelle ; interface Bailleur Concessionnel/GCF/PNUD ; Comité de PilotageContinue
Groupe Consultatif TechniqueBNETD ; SODEXAM ; ONEP/ONEP-SA ; SODECI ; EA intérimaire ; Bailleur Concessionnel (observateur) ; RV Iroko SA (consultatif, non votant, COI déclaré)Revue de qualité technique ; validation MRV ; exigences de la plateformeBimestrielle (An 1–An 2)

Tri-tutelle (formalisée dans le décret) : Technique — MINHAS (primaire ; mandat eau ; ministère de mise en œuvre du Bailleur Concessionnel) ; Environnementale — MINEDD (données climatiques, CDN 3.0, canal AND GCF) ; Financière — Ministère des Finances et du Budget (soutenabilité budgétaire ; lien obligataire ONEP-SA). La conception maintient délibérément la tri-tutelle au niveau de la tutelle (supervision), l'exécution quotidienne étant dévolue à la Direction Générale — cohérent avec la préférence post-Jituboh pour une exécution au niveau PMO sous tutelle ministérielle (et non un organe d'exploitation tri-tutelle lourd), et avec ONEP rehaussé dans l'interface opérationnelle.

4-4.5 RACI pour les principales fonctions de gouvernance

Tableau 4-4.D — RACI (R = Responsible · A = Accountable · C = Consulted · I = Informed)

FonctionMINHASTri-tutelle (MINEDD/Finances/E&F)PMO/PCUConseil ADFIC / DGÉquipe-projet du Bailleur ConcessionnelRV Iroko SA
Décret de création / loi sectorielleACRICI
Signature de la subvention & avis juridiqueA (via Finances)CRC
Établissement & dotation du PMO/PCUAIRC
Passation (la politique de passation du Bailleur 2015)AIRC (à partir de M12)C / revue préalableI (exclu des soumissions)
Gestion financière & décaissementAC (Finances)RC (à partir de M12)C / non-objection
ESMS / SEP / MGPAC (MINEDD)RC (point focal E&S M15+)C / supervision E&SI
Méthodologie MRV & Socle de Science ClimatiqueCC (MINEDD)R (jusqu'à M24)A/R (à partir de M12)CC (consultatif, non votant)
Maturité ONEP-SA & dossier de préparation à l'émission obligataireA (via Finances)CRA/R (à partir de M12)CC (consultatif)
Contrats de licence de méthodologie & d'équipement (de pleine concurrence)A (supervision)C (Finances)IA/R (Conseil, à partir de M12)C (non-objection)R (contrepartie)
Comité de PilotageA (présidence)CR (secrétariat)CI (observateur)I (observateur GCT)
Reporting S&E / RBLFAIRCCI
Note pare-feu (RACI). RV Iroko SA n'est jamais A (Accountable) ni R (Responsible) pour aucune fonction financée par le Bailleur Concessionnel ; elle est R uniquement pour ses propres obligations de contrepartie de pleine concurrence, exclue de toutes les soumissions de passation et de tous les panels d'évaluation financés par le Bailleur Concessionnel, et présente au Groupe Consultatif Technique uniquement comme observateur consultatif non votant avec COI déclaré à chaque session.

ANNEXE 4-5 — PASSATION DE BIENS, TRAVAUX & SERVICES DE CONSEIL

(la politique de passation du Bailleur 2015 : évaluation BPS, méthodes par catégorie, seuils, revue préalable/postérieure, arrangement inaugural souverain, appel d'offres ouvert > 100 K US$. Approfondit D-A3 §2.)

4-5.1 Cadre régissant

La passation est réalisée sous la politique de passation du Bailleur pour les opérations financées (2015) et son Manuel Opérationnel de Passation (OPM). Le trait distinctif de la Politique de 2015 est sa philosophie de adaptation à l'objet (fit-for-purpose) et l'option d'utiliser le Système de Passation propre à l'Emprunteur (BPS) lorsqu'il est évalué comme capable, aux côtés des Méthodes et Procédures du Bailleur Concessionnel et des procédures de Tiers. Il s'agit d'une AT dominée par les services de conseil sans travaux de génie civil et sans fourniture significative de biens au-delà des seuils standards ; la stratégie est donc construite autour des méthodes de sélection de consultants, avec une enveloppe de biens limitée pour l'équipement de l'ADFIC et l'instrumentation des audits terrain.

4-5.2 Évaluation du Système de Passation de l'Emprunteur (BPS)

Tableau 4-5.A — Évaluation BPS

DimensionConstatDétermination
Cadre légal/réglementaireCode des Marchés Publics de la CIV + droit commercial OHADA-CIAdéquat
Capacité de l'agence d'exécutionCapacité démontrée du MINHAS sur les opérations d'eau antérieures + PASEA actif (P177118)Adéquat pour une AT dominée par le conseil
Profondeur du marchéAbidjan = hub ouest-africain pour le conseil institutionnel/financier/eau/OHADA-CI francophone ; ≥3 firmes qualifiées attendues par package majeurAdéquat
Risque de passation novatriceLe conseil en structuration PPP / préparation aux obligations bleues n'a aucun précédent au MINHASÉlevé — atténué par une supervision renforcée + une méthode à dominante qualité
Contrôles fiduciairesSpécialiste Passation du PMO + revue préalable du Bailleur Concessionnel pour les packages majeursAdéquat

Verdict BPS. Le système national est évalué comme adéquat pour le conseil et les biens de faible valeur, faible risque, revue postérieure, utilisé en adaptation à l'objet sous la Politique de 2015. Les packages de haute valeur, en concurrence internationale, utilisent les Méthodes et Procédures du Bailleur Concessionnel (le marché du conseil en finance climatique est novateur et le vivier de fournisseurs qualifiés est international). Cette application mixte est la configuration standard d'adaptation à l'objet.

Arrangement inaugural souverain (note loi-sectorielle). L'établissement de l'ADFIC est l'acte fondateur inaugural d'une nouvelle institution souveraine. Lorsque le décret et la loi sectorielle réservent certaines nominations inaugurales de conception institutionnelle à un arrangement de prérogative souveraine (l'arrangement inaugural souverain), ces actes sont régis par la procédure souveraine de la CIV plutôt que par une passation concurrentielle — cohérent avec la pratique du Bailleur Concessionnel pour les instruments fondateurs d'un nouvel établissement public. Cela s'applique uniquement aux actes fondateurs/de nomination inauguraux ; toute la passation substantielle de conseil et de biens de l'AT est concurrentielle selon les §§4-5.3–4-5.5. L'arrangement est divulgué de manière transparente et ne s'étend à aucune partie affiliée à RV (dont l'exclusion est régie par le pare-feu).

4-5.3 Méthodes de passation par catégorie

Tableau 4-5.B — Packages de conseil et méthodes

PackageDescriptionValeur estiméeMéthodePhase
A-1AT de conception juridique & institutionnelle (statuts ; décret ; enregistrement EPIC ; OHADA-CI ; rédaction de loi sectorielle)0,4 M–0,6 M US$QCBSPhase 0–1
A-2Méthodologie MRV & Socle National de Science Climatique / plateforme de données (intégration SODEXAM ; protocole BNETD ; clôture de lacune QCN4 Ch.VI)1,0 M–1,6 M US$QCBS (concurrence internationale ; sous-consultant national obligatoire)Phase 1
A-3AT de gouvernance & renforcement de capacités (conception de la gouvernance du Conseil ; appui à la tri-tutelle ; référentiel de compétences ; voyage d'étude)0,3 M–0,5 M US$QCBS ou CQS (selon le périmètre)Phase 1–2
A-4Établissement du PMO/PCU & S&E (GF, passation, cadre S&E, conformité E&S, suivi SEP)0,5 M–0,8 M US$CQS / Consultant-individuelPhase 0 jusqu'à la clôture
B-1Conseil en structuration PPP & préparation à l'émission d'ONEP-SA / obligations bleues (gouvernance, structuration du rehaussement de crédit, cadre d'usage des fonds)0,6 M–1,0 M US$QBS (100 % technique)Phase 1–2
B-2Examen externe obligations bleues / finance climatique (avis d'alignement ICMA GBP juin 2025 / IFC Blue Finance v2.0)0,2 M–0,4 M US$CQS ou Direct (marché d'examinateurs accrédités restreint)Phase 2
L'enveloppe de conseil est dimensionnée à la demande d'établissement de l'AT (Lean 3,25 M US$ / Base 4,5 M US$ / Full 6,0 M US$). L'AT finance l'établissement de l'ADFIC (Couche 1) + les opérations de la première année. Ce n'est pas un honoraire de RV. La licence de méthodologie et les contrats d'exploitation d'équipement de RV Iroko SA NE sont PAS inclus dans ce plan de passation — ce sont des contrats commerciaux de pleine concurrence entre l'ADFIC et RV Iroko SA, divulgués pour transparence uniquement.

Tableau 4-5.C — Justification de la méthode de sélection

MéthodeQuand appliquéeJustification
QCBSA-1, A-2, A-3 (si > 0,5 M US$)Conseil concurrentiel standard ; pondération technique ≥70 %, financière ≤30 %
QBS (100 % technique)B-1Hautement spécialisé ; la complexité & la sensibilité stratégique exigent la firme la mieux qualifiée ; coût négocié avec la firme la mieux classée sous l'implication d'un spécialiste passation du Bailleur Concessionnel
CQSA-3 (si ≤ 0,5 M US$), A-4, B-2Faible valeur ; marché spécialisé/restreint (B-2 examinateurs accrédités ICMA)
Direct (source unique)repli B-2 ; licences logicielles spécialiséesAdmissible sous la Politique de 2015 dans des circonstances limitées ; requiert l'accord préalable du Bailleur Concessionnel
Consultant-individuelRôles PMO A-4Coordinateur PMO, GF, Passation, S&E, E&S en tant que consultants individuels

Biens (équipement de l'ADFIC, matériel informatique, instrumentation d'audit terrain) : passés par shopping national/international ouvert ou appel d'offres ouvert. Tout contrat de biens ou de services supérieur à 100 000 US$ fait l'objet d'un appel d'offres ouvert (pas de source unique en dessous de la protection de l'appel d'offres ouvert) — cohérent à la fois avec le défaut de concurrence ouverte de la Politique de 2015 et le seuil d'appel d'offres ouvert du pare-feu.

4-5.4 Exigences de critères cotés et de contenu local

Tous les AMI en concurrence internationale comportent une matrice technique transparente de critères cotés avec des pondérations publiées. Une composante de sous-consultant national obligatoire (minimum 30 % des heures professionnelles à des sous-consultants enregistrés en CIV) s'applique au Package A-2 et est encouragée pour A-1 et B-1. Un plan de transfert de capacités (minimum 6 agents techniques de l'ADFIC formés au niveau opérateur de plateforme) est un livrable obligatoire dans A-2 et B-1.

4-5.5 Seuils de revue préalable

Tableau 4-5.D — Seuils de revue préalable/postérieure (cotation de risque-passation Modérée ; sous réserve de confirmation du Bailleur Concessionnel à l'évaluation)

Type de contratRevue préalableRevue postérieure
Firmes de conseil (QCBS/QBS)≥ 200 000 US$< 200 000 US$
Consultants individuels≥ 100 000 US$< 100 000 US$
Biens≥ 100 000 US$< 100 000 US$
Travaux (aucun anticipé)S.O.S.O.

Tous les contrats des Packages A-2, B-1 et B-2 sont soumis à la revue préalable du Bailleur Concessionnel. Le Plan de Passation est finalisé à l'évaluation et incorporé par référence dans le protocole de subvention.

4-5.6 Risque de passation

Risque de passation global : Modéré. Entièrement dominé par le conseil, sans travaux de génie civil ; le MINHAS dispose d'une capacité démontrée. Le principal facteur élevé est la nouveauté du conseil PPP/obligations bleues (B-1), atténué par le QBS, un comité d'évaluation renforcé et une supervision rapprochée d'un spécialiste passation du Bailleur Concessionnel.

Tableau 4-5.E — Registre des risques de passation

RisqueProbabilitéImpactNiveauAtténuation
Vivier restreint de consultants MRV/eau francophones (A-2)MoyenneÉlevéSubstantielConsortium international-national obligatoire ; clause de transfert de capacités dans les ToR
Conseil PPP/obligations bleues novateur pour le MINHAS (B-1)MoyenneMoyenMoyenQBS ; comité renforcé ; supervision du Bailleur Concessionnel
Conflit d'intérêts de RV Iroko SAFaible (pare-feu)Élevé (si matérialisé)MoyenFiltrage COI à la présélection ; RV exclue de tous les panels et de toute passation financée par le Bailleur Concessionnel
Retard du décret affectant le démarrage d'A-1MoyenneÉlevéSubstantielPhase 0 (périmètre initial A-1) financée par l'allocation Phase-0 de l'AT en attendant l'établissement complet
Marché restreint d'examinateurs accrédités ICMA (B-2)MoyenneFaibleFaibleCQS (≤3 firmes) avec repli Direct sous accord préalable du Bailleur Concessionnel

ANNEXE 4-6 — GESTION FINANCIÈRE & DÉCAISSEMENT DÉTAILLÉS

(Évaluation GF, flux de fonds, méthodes de décaissement, compte spécial, audit, FMM. Approfondit D-A3 §3.)

4-6.1 Évaluation de la capacité GF

Le MINHAS a démontré une capacité GF sur des opérations d'eau financées par les bailleurs et le PASEA actif (P177118). Le système GF du PASEA (logiciel comptable approuvé par les IFI ; un Spécialiste GF désigné ; un Manuel de Gestion Financière approuvé) fournit la plateforme institutionnelle sur laquelle sont construits les dispositifs GF de l'AT de l'ADFIC. Cotation du risque GF : Modéré (cohérent avec la cotation Fiduciaire équivalente-SORT en Partie 3 Annexe 4-2).

4-6.2 Flux de fonds

flowchart TD
  n0["Bailleur Concessionnel"]
  n1["subvention de la facilité concessionnelle (fenêtre AT primaire) + facilité concessionnelle (fenêtre secondaire/complémentaire)"]
  n2["Compte Spécial (libellé en FCFA, dans une banque commerciale acceptable pour le Bailleur Concessionnel à Abidjan,
opéré par le PMO/PCU du MINHAS)"] n3["dépenses AT éligibles (conseil, personnel de l'ADFIC, équipement, audits terrain,
Socle de Science Climatique, voyage d'étude, finalisation juridique/fiscale, S&E)"] n4["Paiement Direct (pour les grands contrats de conseil, sur non-objection du Bailleur Concessionnel)"] n0 --> n1 n1 --> n2 n2 --> n3 n1 --> n4

4-6.3 Méthodes de décaissement

Tableau 4-6.A — Méthodes de décaissement

MéthodeApplication
Compte Spécial (avance)Méthode primaire pour les dépenses récurrentes / faibles : un Compte Spécial FCFA réapprovisionné contre Relevés de Dépenses (RD) + pièces justificatives, sur un cycle trimestriel
Paiement DirectPour les grands contrats de conseil (A-2, B-1) et la construction de l'équipement de l'ADFIC / Socle de Science Climatique : le Bailleur Concessionnel paie le fournisseur/consultant directement sur demande du MINHAS et non-objection du Bailleur Concessionnel
RemboursementPour les dépenses éligibles préfinancées, sur pièces justificatives
Engagement SpécialDisponible si requis pour un paiement garanti ; non anticipé dans une opération d'AT

Le financement rétroactif des activités éligibles de la Phase-0 peut être autorisé jusqu'au plafond standard du Bailleur Concessionnel, sous réserve des termes du protocole de subvention.

4-6.4 Compte spécial

Un Compte Désigné/Spécial est ouvert à la BCEAO ou dans une banque commerciale acceptable pour le Bailleur Concessionnel, libellé en FCFA, opéré par le PMO/PCU du MINHAS, dans les 60 jours suivant la signature (une condition de premier décaissement — Partie 3 Annexe 4-2 §FD-2). Le compte reçoit et gère les produits de la subvention et est réapprovisionné contre RD sur un cycle trimestriel.

4-6.5 Dispositifs d'audit

Tableau 4-6.B — Dispositifs d'audit

ÉlémentDispositif
Audit externeÉtats financiers audités annuels par un auditeur indépendant sélectionné par mise en concurrence et acceptable pour le Bailleur Concessionnel ; les ToR couvrent toutes les dépenses AT et le Compte Spécial
SoumissionÉtats audités soumis au Bailleur Concessionnel dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice
Reporting intérimaireRapports Financiers Intérimaires Non Audités (IUFR) trimestriels dans les 45 jours suivant la clôture du trimestre
Contrôles internesCadre de contrôle interne du PMO/PCU ; sous-grand-livre comptable séparé pour l'AT ; missions de supervision fiduciaire du Bailleur Concessionnel
Note d'audit des parties liéesL'audit annuel inclut une section de Divulgation des Parties Liées listant tous les accords ADFIC ↔ RV Iroko SA, leurs termes commerciaux, le test de conformité au plafond de concentration de 60 % (F9), et les actions de supervision du MINHAS

4-6.6 Manuel de Gestion Financière (FMM)

Un Manuel de Gestion Financière pour l'AT est approuvé par le Bailleur Concessionnel d'ici M1 (une condition d'entrée en vigueur), couvrant le plan comptable, l'opération du Compte Spécial, les seuils RD, le format IUFR, les contrôles internes et le cycle d'audit. Après établissement, les revenus propres de l'EPIC ADFIC sont régis sous le droit budgétaire de la CIV et les normes OHADA-CI / SYSCOHADA (une considération de Phase 2+) ; le renforcement de capacités fiduciaires de l'ADFIC (formation GF EPIC) est incorporé au budget de l'An 2 pour la transition vers les revenus propres.


ANNEXE 4-8 — PLAN D'APPUI À LA MISE EN ŒUVRE

(Plan de supervision du Bailleur, missions, tableau de la combinaison de compétences. Reflète l'Annexe 4-8 du YEIB.)

4-8.1 Approche de l'appui à la mise en œuvre

L'appui à la mise en œuvre du Bailleur Concessionnel est calibré à une opération à risque Substantiel-inhérent / Modéré–Substantiel-résiduel créant une nouvelle institution souveraine (Partie 3 Annexe 4-2). Il concentre l'attention du Bailleur Concessionnel sur les trois catégories cotées Substantiel — Politique/Gouvernance (le décret de création), Capacité Institutionnelle (dotation du PMO et construction de l'ADFIC), et le risque d'Absorption/Substitution-par-une-firme-en-place — et sur la maturité fiduciaire, E&S et de passation qui conditionne le premier décaissement et les suivants. L'appui est délivré via deux missions de supervision par an les Années 1–2 (semestrielles), une Revue à Mi-Parcours à M18, et une mission d'achèvement à M33–M36, complétées par un engagement continu de l'équipe-projet et la revue préalable des packages majeurs.

4-8.2 Plan de supervision et focalisation par période

Tableau 4-8.A — Focalisation de la supervision sur l'horizon de mise en œuvre

PériodeFocalisationJalons clés supervisésType de mission
M0–M3 (lancement)Dotation PMO ; approbation FMM & Manuel de Passation ; cadrage ESMS/SEP ; mémo de non-redondanceIR-1 ; FMM (M1) ; ESMS (M2) ; SEP/MGP (M4)Mission de lancement / démarrage
M4–M9 (établissement I)Cheminement du décret ; lancement de la passation A-1/A-2 ; protocole SODEXAM ; diagnostic de préparation à l'émission obligataireJalon PDO 1 (M6–M8) ; IR-4 (M6) ; IR-6 (M9)Mission de supervision #1 (semestrielle)
M10–M18 (établissement II)Constitution du Conseil ; nomination du DG ; plateforme MRV Phase 1 ; validation de la méthodologieIR-2 (M10) ; DG (M12) ; IR-5 (M18) ; O-B2 (M18)Mission de supervision #2 + Revue à Mi-Parcours (M18)
M19–M24 (opérationnel)ADFIC pleinement opérationnelle ; processus de certification ; dossier ONEP-SA v1 ; Plan d'Action GenreIndicateurs PDO 1/2/3 (M24) ; O-D3 PAG (M24)Mission de supervision #3
M24–M30 (transition)Transfert MRV/certification à l'ADFIC ; certification de préparation à l'émission obligataire d'ONEP-SA v1Transfert opérationnel (M24–M27)Mission de supervision #4
M30–M36 (clôture)Achèvement de l'AT ; audit final ; Leçons Apprises ; intrants du Rapport d'Achèvement du ProjetAT achevée (M30) ; clôture (M33–M36)Mission d'achèvement

4-8.3 Combinaison de compétences et apport indicatif

Tableau 4-8.B — Combinaison de compétences du Bailleur et apport indicatif (semaines-personnel/an, indicatif)

Compétence / rôleResponsabilitéApport indicatif (An 1)Apport indicatif (An 2–An 3)
Chef de Projet (Eau / RDGW + OWAS) à confirmer — PERIEP-GA : division responsable RDGW vs OWASCoordination globale ; liaison avec le pipeline PERIEP-GA ; non-redondance ; observateur du Comité de Pilotage8 semaines6 semaines
Co-Chef de Projet (Finance Climatique)Méthodologie MRV ; traçabilité CDN 3.0 ; alignement de préparation au GCF ; gestion des fenêtres de la facilité concessionnelle6 semaines5 semaines
Spécialiste en Gestion FinancièreApprobation FMM ; Compte Spécial ; revue IUFR/audit ; supervision de la divulgation des parties liées4 semaines3 semaines
Spécialiste en PassationSupervision BPS ; revue préalable d'A-2/B-1/B-2 ; discipline d'appel d'offres ouvert (>100 K US$) ; suivi de l'arrangement inaugural souverain4 semaines3 semaines
Spécialiste Environnemental & SocialSupervision SSI / OS1–OS5 ; conformité ESMS/SEP/MGP ; screening aval (engagement E4)3 semaines2 semaines
Spécialiste GenreConformité au Marqueur Genre Catégorie 2 ; Plan d'Action Genre (PAG-1…15) ; S&E désagrégé par genre2 semaines2 semaines
Conseil Juridique / InstitutionnelRevue du décret / loi sectorielle ; forme EPIC ; codification du pare-feu ; interface des confirmations fiscales FL-13 semaines1 semaine
Spécialiste S&E / RésultatsSupervision RBLF ; protocole de reporting conjoint (dé-duplication PASEA/GCF) ; qualité des rapports de supervision2 semaines2 semaines

4-8.4 Notes sur les ressources d'appui à la mise en œuvre


REGISTRE CONSOLIDÉ DES POINTS OUVERTS (à confirmer — Partie 2)

Selon le Build Brief §3, exactement trois lacunes de renseignement sont portées comme champs explicites à confirmer à travers cette Partie 2 ; aucun autre placeholder (RC-22). Chacune requiert une confirmation d'initié du Bailleur Concessionnel ; aucune n'est inventée ni silencieusement résolue.

Tableau OI — Points ouverts

TagCe qui requiert confirmationOù cela apparaît dans la Partie 2
à confirmer — PERIEP-GAL'enveloppe (US$) de prêt en aval, le chef de projet / division responsable du Bailleur Concessionnel (RDGW vs OWAS), et l'année de présentation au Conseil (2027 inféré d'un cycle standard de 18–30 mois, non publié)Annexe 3-1 §3-1.4/§3-1.10 ; Annexe 4-1 OC-3.1 / O-C3 ; Annexe 4-4 §4-4.2 ; Annexe 4-8 §4-8.3
à confirmer — Consultative GroupSi le Bailleur Concessionnel inscrit une session dédiée de financement du secteur de l'eau au Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026, et qui la présente pour le Bailleur ConcessionnelAnnexe 3-1 §3-1.3/§3-1.10
à confirmer — Pacte DFI sub-breakdownLa ventilation du Pacte de 6,9 Md US$ par DFI individuel (Bailleur Concessionnel vs WB vs AFD vs BID) — seuls la répartition globale 30/25/20/20/5 et le « >1 Md US$ privé » sont publics ; le PDF source WB n'est pas extractible en texteAnnexe 3-1 §3-1.7/§3-1.10

Préparé par Regenerative Ventures — équipe-projet Iroko Climat · 21 juin 2026 · v1.0 projet Build-on-file Annexes Techniques — Partie 2 de 3 (Faisabilité du Projet · Mise en Œuvre du Projet). Moule format YEIB du Bailleur Concessionnel ; reflète W-A2/A3/A4/A5/A6 et G-A6/A7 à profondeur égale, re-templatisé sur l'architecture des Annexes Techniques du Bailleur Concessionnel. Se réconcilie avec le Build Brief v1 du Bailleur Concessionnel (2026-06-21) §2 chiffres verrouillés — TA 3,25 M US$ / 4,5 M US$ / 6,0 M US$ ; levier 424× / 307× / 230× sur 1,38 Md US$ ; Pacte 6,9 Md US$ ; PASEA 825 M US$ / 250 M US$ / 30 M US$ ; CDN 3.0 33,07 %. Variance de chiffre zéro. Honoraire de RV exclu du cofinancement. Le chiffre de revenu Couche-2 An 5 et tous les artefacts de revenu retirés sont délibérément omis selon la discipline pare-feu / RC-24. DG ONEP = Nabintou Cissé (par intérim). ADFIC = nom de travail (note de bas de page à la première mention).


ANNEXE 5-1 — CADRE GÉNÉRAL DE L'ADFIC

5-1.1 · Contexte programmatique : le substrat que la République s'est diagnostiqué à elle-même

La République de Côte d'Ivoire a, en moins de dix-huit mois, posé trois actes institutionnels de premier rang qui convergent vers un seul horizon : le Pacte National pour la Sécurité de l'Eau (avril 2026), la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) 3.0 (octobre 2025), qui engage une réduction des GES de 33,07 % d'ici 2035 par rapport à une référence 2018 [F-CD-001], et la désignation d'Abidjan comme siège du Bureau Régional du Fonds Vert pour le Climat (GCF) pour l'Afrique de l'Ouest, centrale et du Nord (44e Conseil du GCF, mars 2026 [F-GF-025]). Ces trois engagements rencontrent le même obstacle. À la mi-2026, la contrainte déterminante pesant sur l'ambition de sécurité de l'eau de la Côte d'Ivoire n'est pas la rareté du capital — le Pacte mobilise 6,9 Md$US sur 2026–2030 pour 32 millions d'habitants [F-PK-001] — mais l'absence de l'institution qui convertit le capital engagé en portefeuilles de projets déployables et éligibles au financement climatique. L'opération PASEA (Banque Mondiale P177118, 250 M$US, entrée en vigueur en septembre 2024) a enregistré 2,77 % de décaissement à fin 2024 [F-PS-011] — non pas un échec de l'opération, mais le signal quantitatif que la contrainte déterminante est la capacité d'absorption institutionnelle, et non le capital.

L'ADFIC¹ est l'institution conçue pour lever cette contrainte. C'est un substrat national et souverain de préparation de projets eau-climat et de MRV : il audite les infrastructures, mesure et vérifie l'impact climatique aux normes de qualité obligataire, détient les données du registre national des actifs, origine des projets bancables et structure des instruments de mobilisation de capital. Il ne coordonne pas l'écosystème existant et ne se substitue à aucun opérateur. Il se place au-dessous du MINHAS, du MINEDDTE, du Ministère des Eaux et Forêts, d'ONEP-SA, de l'ONAD, de la SODECI, du BNETD et des bailleurs — un substrat qui les rend collectivement plus forts. L'iroko (Milicia excelsa), un bois dur ivoirien patrimonial, prête son nom à la doctrine : profondément ancré, il soutient l'écosystème forestier sans se faire voir.

¹ ADFIC est le nom de travail ; la dénomination officielle sera fixée par le Conseil des Ministres lors de la Phase 1. (F-RV-006)

5-1.2 · La doctrine du substrat — le verrou éthique

Il existe une tentation institutionnelle permanente : créer une nouvelle agence qui coordonne les agences qui existent déjà. Cette tentation produit invariablement des structures qui accumulent du pouvoir au lieu d'en créer pour les autres, et qui disparaissent au premier remaniement gouvernemental. L'ADFIC est bâtie sur le principe inverse, qui est aussi son verrou éthique : elle rend l'écosystème plus fort ; elle n'accumule jamais de pouvoir ; elle ne coordonne pas à leur place. C'est cette restriction délibérée — faire moins pour que les autres fassent mieux — qui constitue la valeur de l'institution et la condition de sa durabilité. La République est propriétaire de l'institution ; le partenaire de conception la conçoit et l'établit, puis la transfère. La doctrine du substrat gouverne chaque choix de gouvernance, chaque flux de revenu et chaque mécanisme de pare-feu dans les annexes qui suivent.

5-1.3 · Forme juridique : EPIC en droit public ivoirien (OHADA-CI)

L'ADFIC prend la forme d'un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) — doté de la personnalité juridique et de l'autonomie financière. La forme EPIC est la réponse institutionnelle précise aux quatre fonctions qu'une direction ou une unité de projet ne peut assurer : elle peut détenir une propriété intellectuelle et des données souveraines, elle peut être entité candidate à l'Accès Direct (DAE) auprès du GCF, elle peut servir de substrat MRV de qualité obligataire et — point décisif — elle survit au cycle gouvernemental. La permanence institutionnelle est l'objectif, non un accident. Trois options de constitution sont documentées et seront arbitrées en Phase 1 : (A) EPIC pur ; (B) EPIC avec participation ; (C) société d'économie mixte à capital majoritairement public. L'option par défaut est l'option A. L'EPIC est constitué par décret en Conseil des Ministres, déposé au CEPICI/RCCM et publié au Journal Officiel ; l'instrument fondateur est le Mandat Fondateur (architecture juridique complète à l'Annexe C1, volume compagnon de la Partie 1).

Tableau 5-1.1 — Forme juridique de l'ADFIC vs. formes institutionnelles alternatives (défense du choix de l'EPIC)

Capacité requiseDirection au sein d'un ministèreOpérateur existant (ONEP-SA)Banque Mondiale / bailleur directementADFIC (EPIC souverain)
Détient à perpétuité la PI méthodologique souveraine et les données nationalesNonNon (serait un actif au bilan d'un opérateur)Non (se retire à la clôture du projet)Oui (OHADA-CI / OAPI)
Entité candidate éligible à l'Accès Direct (DAE) auprès du GCFNonNons.o.Oui (cat. B / I-2, RAF B.42/13)
Substrat MRV de qualité obligataire, neutre entre opérateursNon (captation par un seul ministère)Non (arbitre au sein d'une seule équipe)NonOui
Survit à un remaniement gouvernemental / à la clôture du projetNons.o.NonOui (permanence institutionnelle)
Origine des projets bancables à travers les sous-secteurs (eau, assainissement, bassins, climat)Partiel / en siloNon (eau potable uniquement)NonOui (trans-sectoriel)
Droit de réversion souverain (sans contentieux) sur la PI, les données, les équipementss.o.NonNonOui (propriété dès le Jour 0)

L'argument contre un hébergement par un opérateur est décisif : un substrat ne peut vivre au sein d'un opérateur qu'il audite et pour lequel il origine — ce serait l'arbitre jouant pour une équipe. La transformation ONEP→ONEP-SA fait d'ONEP davantage un opérateur commercial, donc moins apte à héberger un substrat neutre. ONEP-SA devient un client du substrat (son obligation bleue a besoin du MRV de l'ADFIC), non son parent.

5-1.4 · Le positionnement à la couche AIS — là où vit le déficit

Pour intervenir à l'échelle à laquelle le climat agit, le système ivoirien des ressources en eau se décompose, selon les orientations sectorielles « eau » du GCF, en trois sous-systèmes interdépendants. L'ADFIC se positionne précisément dans le troisième.

Tableau 5-1.2 — Le système des ressources en eau et le positionnement de l'ADFIC (NRS / SES / AIS)

Sous-systèmeCe qu'il comprendSignal observéRôle de l'ADFIC
NRS — Système des Ressources NaturellesLes trois grands bassins (Comoé, Bandama, Sassandra) ; recharge des aquifères ; régimes d'étiage4 millions d'ha de forêt perdus depuis 2001 (= 2,1 Gt CO₂) [F-CD-006] ; aquifère d'Abidjan à 120 mg/L de nitrate vs 50 mg/L OMS [F-CD-005]Mesure et vérifie l'hydrologie des bassins ; le substrat de données
SES — Système Socio-ÉconomiqueProduction, usages, accès, genreFracture d'accès Nord-Sud (11 régions septentrionales <10–15 % d'accès de base vs 89 % en urbain) [F-CD-007] ; charge de collecte de l'eau ~90 % féminine (MICS-5) [F-CD-011]Cible l'origination sur la fracture d'accès ; portefeuille ancré sur le genre
AIS — Système Administratif et InstitutionnelSODEXAM, BNETD (SIG), ONEP, MINEDDTE, registre du marché carboneLe chapitre VI de la QCN4 nomme le déficit : « insuffisance d'experts nationaux qualifiés et de capacité institutionnelle pour la GIRE » [F-CD-004]Le déficit vit ici — et l'ADFIC opère ici comme le substrat AIS manquant

La Quatrième Communication Nationale (QCN4, déposée auprès de l'ONU, avril 2026 [F-CD-004]) nomme le déficit dans les propres termes de la République. Le Code de l'Eau de 2023 (Loi n°2023-902) attend toujours l'adoption de ses quatorze décrets d'application. Le Bureau du Marché Carbone (Décret n°2024-658, 1er août 2024) existe sans registre opérationnel. Le choix n'est donc pas « un substrat institutionnel versus une économie budgétaire » ; c'est « un substrat versus une déperdition continue ». L'ADFIC est le nœud de la couche AIS qui convertit le diagnostic de la République en une institution fonctionnelle.

5-1.5 · Les cinq modules — le système d'exploitation de l'ADFIC

La plateforme méthodologique souveraine de l'ADFIC repose sur cinq modules. Ensemble, ils constituent le système d'exploitation qui exécute les cinq fonctions souveraines de l'institution (auditer · mesurer-et-vérifier · données · originer · structurer-et-mobiliser). Les modules sont sectoriellement neutres : déployés d'abord sur l'eau (Phase 1), ils s'étendent à la forêt, à l'agriculture, à l'énergie et à l'adaptation dans les phases ultérieures.

Tableau 5-1.3 — Les cinq modules (le système d'exploitation de l'ADFIC)

ModuleFonctionContenu centralAncrage normatif
M1 — AuditDiagnostics de performance des infrastructures ; quantification de l'Eau Non FacturéeCapteurs IoT, télédétection satellitaire, intégration SCADA ; données de référence de qualité d'investissement ; certificats patrimoniaux opposablesNormes de pertes en eau de l'AWWA
M2 — MéthodologieNormes de bancabilité ; normes d'instruments financiers ; protocoles de finance mixteLa colonne vertébrale méthodologique du substratICMA Green Bond Principles (juin 2025 [F-BB-014]) ; IFC Blue Finance v2.0 (sept. 2025 [F-BB-015])
M3 — DonnéesRegistre national des actifs ; substrat SIG interopérableInteropérabilité avec le Bureau du Marché Carbone (Décret n°2024-658) et les systèmes MRV de la CDN 3.0 ; opéré par Equanym.ai (Ibrahim Touré, ex-BNETD Innovation, membre AWWA [F-NM-018]) sous contrat de pleine concurrenceARTCI (Loi n°2013-450) ; souveraineté nationale des données
M4 — Vérification (MRV)Mesure, Notification et Vérification de qualité obligataireMRV pour obligations bleues, crédits eau-carbone, fonds d'adaptation ; alimente le reporting CCNUCC via la DICMF (Dr. ASSAMOI Éric-Michel [F-NM-002])Verra/VCS ; Gold Standard ; ICVCM ; ISO 14064-3
M5 — Académie Iroko ClimatFormation du capital humain national15–20 experts nationaux qualifiés par cohorte [F-RV-005], répondant directement au déficit du chapitre VI de la QCN4 — le capital humain qui survit au mandatCCNUCC / accréditation nationale

5-1.6 · Architecture à double couche — vue d'ensemble

L'ADFIC est l'entité de Couche 1 : l'EPIC souverain qui détient la PI méthodologique, les équipements et la plateforme nationale de données, et qui est l'entité financée par l'AT du Bailleur Concessionnel. La Couche 2 = RV Iroko SA (OHADA-CI, filiale de Regenerative Ventures Advisory FZCO), le consortium privé de conception d'architecture de capital qui a conçu la méthodologie et la mettra en œuvre dans le cadre de deux contrats de pleine concurrence avec l'ADFIC : une licence de méthodologie et un contrat d'exploitation des équipements. RV Iroko SA n'est ni le bénéficiaire de la subvention, ni l'emprunteur, ni un propriétaire ou émetteur d'une quelconque obligation bleue ou instrument de cofinancement. Onze mécanismes de pare-feu vérifiables gouvernent la séparation (détaillés à l'Annexe 5-2 §5-2.4 et dans l'annexe D-A7 Cofinancement & Pare-feu). Les honoraires de RV sont exclus du cofinancement ; l'économie commerciale de la Couche 2 est exclue par pare-feu et n'apparaît pas dans le présent volume destiné au gouvernement. Le présent volume de Partie 3 ne décrit que la Couche 1.


ANNEXE 5-2 — DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE L'ADFIC

5-2.1 · Structure de propriété et de PI souveraine

La souveraineté de l'ADFIC n'est pas déclarative ; elle est mécanique. Dès le Jour 0, l'institution est propriétaire :

La chaîne de propriété est l'inversion du modèle de projet standard. Là où la Banque Mondiale finance des opérateurs et des programmes puis se retire à la clôture du projet, et là où un opérateur porterait le substrat comme un actif à son bilan, l'ADFIC détient la méthodologie, les données et les équipements au nom de la République, à perpétuité. Parce que la PI, les données et les équipements appartiennent à l'ADFIC dès le Jour 0, l'État peut — à des déclencheurs définis (non-performance, le terme M36, manquement aux règles de conflit d'intérêts) — reprendre la licence de méthodologie, l'exploitation des équipements, les données et l'équipe sans contentieux. La réversion est un droit contractuel exécuté par une clause de transition opérationnelle (Mandat Fondateur, Annexe 2), non un litige : pas de rachat, aucune créance résiduelle de la couche privée. C'est la preuve la plus forte de la doctrine « architecte de capital, jamais courtier » — rien ne permet une captation privée du substrat, parce que le substrat est souverain par construction.

Tableau 5-2.1 — Propriété par l'ADFIC des actifs souverains (au Jour 0 et au transfert)

Actif souverainPropriétaire dès le Jour 0Hébergement / enregistrementJalon de transfert / réenregistrementRôle de la couche privée
PI méthodologique (5 modules, bases de code, jeux de données)ADFICOAPI (3 niveaux) + acte OHADA-CICession complète + réenregistrement OAPI au nom de l'ADFIC à M24Licencié sous licence de pleine concurrence ; pas de fonds propres, aucune créance résiduelle
Équipements & technologie (IoT, SCADA, serveurs SIG/MRV)ADFICHébergés en CIV (ARTCI) ; financés bailleur→ADFIC directementReviennent instantanément à l'ADFIC au terme ou en cas de manquement — pas de rachatOpérateur-dépositaire uniquement
Données (registre national, séries ENF, archives d'audit)ADFICHébergées en CIV (Loi n°2013-450, ARTCI) ; rétention ≥10 ansPropriété souveraine ; aucun transfert à un tiers sans autorisationSous-traitant sous contrat ; aucune propriété
Capital humain (cohortes de l'Académie)ADFIC (national)Accréditation nationaleCohortes de 15–20 [F-RV-005] formées sur la durée du mandatPartenaire formateur / de curriculum

5-2.2 · Modèle de gouvernance — Comité de Pilotage · Comité d'Audit · DG · Conseil consultatif

La gouvernance de l'ADFIC est organisée en trois niveaux distincts (architecture validée, Mandat Fondateur v5, 7 juin 2026), préservant et renforçant la doctrine du substrat. Le modèle évite délibérément la paralysie de trois co-tutelles à parité : un chef de file opérationnel unique (MINHAS) assure la continuité, le Premier Ministre préside au sommet en arbitre neutre de la légitimité transversale, et l'ADFIC demeure un substrat opérationnel.

Le Conseil d'Administration compte 12 sièges : six sièges souverains avec droit de vote (Primature / Premier Ministre [siège souverain permanent avec droit de vote] ; Présidence ; MINHAS [chef de file — siège principal] ; MINEDDTE ; Eaux et Forêts ; MEF en rotation) ; un observateur ONEP sans droit de vote ; deux observateurs bailleurs sans droit de vote (BM / Hub GCF Abidjan) ; deux votants techniques indépendants ; un votant société civile / académique. La présidence du Conseil d'Administration tourne par triennat entre les trois institutions sectorielles (MINHAS / MINEDDTE / Eaux et Forêts), distincte de la présidence permanente du Comité de Pilotage par le PM. Deux sièges de personnalité qualifiée (infrastructure climatique / finance du développement ; gouvernance d'institution souveraine / régulation) sont désignés par le Comité d'Audit Indépendant et nommés par le Conseil d'Administration (procédure finalisée en Phase 1).

Tableau 5-2.2 — Conseil d'Administration de l'ADFIC — répartition des sièges (12 sièges)

Bloc de siègesTitulaireVoteSélection / rotation
Souverain — PrimaturePremier Ministre (siège souverain permanent)Avec droit de votePermanent
Souverain — PrésidencePrésidence (représentation Bouaké Fofana)Avec droit de votePermanent
Souverain — MINHAS (chef de file)MINHAS — siège principalAvec droit de votePermanent ; présidence du Conseil en rotation triennale
Souverain — MINEDDTEMINEDDTEAvec droit de votePermanent ; présidence du Conseil en rotation triennale
Souverain — Eaux et ForêtsMinistère des Eaux et ForêtsAvec droit de votePermanent ; présidence du Conseil en rotation triennale
Souverain — MEFMinistère de l'Économie et des FinancesAvec droit de voteRotation
Observateur opérateur — ONEPONEPSans droit de voteObservateur permanent
Observateurs bailleurs (×2)BM · Hub GCF AbidjanSans droit de voteObligation de divulgation, sans droit de vote
Techniques indépendants (×2)Personnalités qualifiéesAvec droit de voteDésignés par le Comité d'Audit, nommés par le Conseil
Société civile / académiqueMembre indépendantAvec droit de voteNommé par le Conseil

Comité d'Audit Indépendant (CAI). Trois membres (dont un non-ivoirien) ; rapport public annuel ; revue triennale de la redevance méthodologique. Le CAI est l'organe permanent d'intégrité : il reçoit la divulgation hybride (rapport public annuel Réussite/Échec + rapport confidentiel complet à l'État), désigne les candidats personnalités qualifiées, et est le destinataire de notification pour le mécanisme de pare-feu du Comité d'Audit (5 jours ouvrés, seuil proposé 100 K$US). L'IGF et la Cour des Comptes vérifient la conformité du périmètre souverain.

Directeur Général & management. Un Directeur Général conduit l'exécution sous l'autorité du Conseil ; l'Unité de Coordination du Projet (UCP) pour la phase d'établissement comprend les fonctions Directeur, Gestion Financière, Passation des Marchés, E&S/Genre et S&E (détaillées dans l'annexe de mise en œuvre, volume compagnon de la Partie 1). Groupe consultatif : les sièges de personnalité qualifiée et de technique indépendant, conjointement avec les observateurs bailleurs, constituent la fonction consultative permanente autour du Conseil.

Mécanique d'escalade. Le Conseil inter-ministériel est le forum de coordination primaire ; aucun membre ne détient de veto unilatéral. Lorsqu'un désaccord n'est pas résolu au niveau du Conseil, le Comité de Pilotage (présidé par le PM) est saisi — une instance permanente d'orientation stratégique, non un mécanisme exceptionnel. Lignes de reporting : Conseil inter-ministériel (MINHAS chef de file) → co-instances ; Conseil d'Administration → Comité de Pilotage (PM) → Gouvernement ; observateurs bailleurs → Conseil d'Administration, sans droit de vote, sous obligation de divulgation. L'ADFIC est conçue dès le Jour 0 pour devenir une Entité d'Accès Direct (DAE) du GCF (catégorie B / I-2, RAF B.42/13 [F-GF-013/016]) ; l'horloge de performance démarre à M0. L'ambition d'accréditation est mesurée — aucune automaticité n'est revendiquée ; les paramètres respectent les prérequis fiduciaires, E&S et de genre atteignables en bonne et due forme.

5-2.3 · La structure à deux contrats — licence de méthodologie + contrat d'exploitation des équipements

L'ADFIC (souveraine) et RV Iroko SA (privée, Couche 2) sont liées par exactement deux contrats de pleine concurrence, tous deux subordonnés à la propriété souveraine de l'ADFIC et tous deux gouvernés par le pare-feu. C'est la traduction contractuelle de l'architecture à double couche.

Tableau 5-2.3 — La structure à deux contrats (ADFIC ↔ RV Iroko SA, pleine concurrence)

ContratSensCe qu'il couvreBase de tarificationGouvernance pare-feu
Licence de méthodologieRV Iroko SA concède la méthodologie à l'usage de l'ADFIC ; l'ADFIC verse une redevance de licence à RV Iroko SA pour services méthodologiquesUsage de la méthodologie Iroko Climat (la colonne vertébrale à 5 modules) durant le mandat ; PI intégralement cédée à l'ADFIC à M24Prix de transfert de pleine concurrence (CGI-CIV art. 36 ter) ; Stream C = 15 % des revenus nets de la Couche 2, CIV uniquementF3 (PI dans la couche souveraine) ; F6 (indépendance des bilans) ; F9 (plafond de concentration de 60 %) ; F11 (revue triennale du Stream C)
Contrat d'exploitation des équipementsRV Iroko SA exploite les équipements détenus par l'ADFIC en qualité d'opérateur-dépositaireExploitation/maintenance des équipements IoT/SCADA/SIG-MRV détenus par l'ADFIC et financés bailleur→ADFICAppel d'offres ouvert au-delà du contrat divulgué pour les mandats > 100 K$USF1 (isolement de la passation) ; F7 (seuil d'appel d'offres ouvert) ; F10 (divulgation publique des mandats)

Deux caractéristiques rendent la structure défendable auprès du Bailleur Concessionnel. Premièrement, la redevance de licence de méthodologie est un coût de projet pour l'ADFIC, non une contribution de cofinancement ni un usage de fonds du Bailleur Concessionnel — elle est divulguée par souci de transparence et exclue de tout total de cofinancement (D-A7 §4). Deuxièmement, les deux contrats se dénouent proprement dans la propriété souveraine : à M24, la PI est cédée et réenregistrée à l'OAPI au nom de l'ADFIC ; les équipements reviennent instantanément à l'ADFIC au terme ou en cas de manquement, sans rachat. L'ADFIC ne détient aucun capital dans RV Iroko SA ; RV Iroko SA ne détient aucun siège au Conseil d'Administration de l'ADFIC.

5-2.4 · Analyse de rentabilité et de viabilité de la Couche 1

L'ADFIC est conçue pour atteindre l'autonomie financière au niveau institutionnel (Couche 1). Ses ressources de Couche 1 proviennent de cinq flux au niveau de l'agence, dont deux — les Streams D et E — alimentent la viabilité de l'ADFIC, tandis que le **Stream C (la redevance méthodologique de 15 %, CIV uniquement) est une sortie de l'ADFIC vers la Couche 2, et non une source de viabilité de l'ADFIC. Le point d'inflexion est la transition d'un établissement financé par subvention vers une exploitation financée par honoraires**, qui convertit un coût d'établissement en institution autosuffisante.

Note pare-feu (discipline verbatim). La présente analyse de rentabilité est présentée à la Couche 1 uniquement. La trajectoire de revenu commercial Y5 de la Couche 2 (RV Iroko SA) est exclue par pare-feu et n'est pas énoncée dans le présent volume destiné au gouvernement et au Bailleur Concessionnel. Le Stream C n'apparaît ici que comme une sortie de 15 %, CIV uniquement de l'ADFIC vers la Couche 2 — jamais comme un revenu de la Couche 2.

Tableau 5-2.4 — Flux de revenus de la Couche 1 de l'ADFIC (niveau agence) — sens & rôle de viabilité

FluxDescriptionSens relatif à l'ADFICRôle de viabilité
Stream A — Mandat de structurationFlux de mandat de structuration rémunéré par les bailleurs/donateursEntrée vers l'ADFICFait le pont sur la transition subvention→honoraires
Stream B — Honoraires de structuration CIVHonoraires pour la structuration de projets eau/climat en CIV (origination bancable)Entrée vers l'ADFICRevenu récurrent central
Stream C — Redevance méthodologique (15 %, CIV uniquement)Redevance sur l'usage de la PI méthodologique souveraineSortie de l'ADFIC vers la Couche 2 (RV Iroko SA) ; CIV uniquement ; exclue du cofinancementUn coût pour l'ADFIC, non une source de viabilité
Stream D — Honoraires de succèsHonoraires de succès sur le capital mobilisé en CIV (seuil ≥ 100 M$US)Entrée vers l'ADFICAlimente la viabilité de l'ADFIC (gouverné par F7–F11)
Stream E — Mandat de structuration résiduelFlux de mandat de structuration résiduel au niveau de l'agenceEntrée vers l'ADFICAlimente la viabilité de l'ADFIC (gouverné par F7–F11)

La trajectoire de viabilité est instrumentée contractuellement, non présumée. Durant le mandat fondateur (M0–M24), l'ADFIC est portée par l'Assistance Technique des bailleurs. À M24, deux mouvements simultanés font basculer le modèle : la PI méthodologique est intégralement transférée à l'ADFIC (cession + réenregistrement OAPI, territorial CIV), et les propres flux de revenus de l'agence s'activent. Le Stream D (honoraires de succès) et le Stream E (mandat de structuration résiduel) — tous deux gouvernés par les mécanismes de pare-feu F7–F11 — sont les flux qui alimentent la viabilité institutionnelle de l'ADFIC. Les onze mécanismes de pare-feu (Tableau 5-2.5) garantissent qu'aucun acteur privé unique ne peut capter le substrat et que la concentration de revenus liés à RV est plafonnée.

Tableau 5-2.5 — Les onze mécanismes de pare-feu (ADFIC ↔ Couche 2)

#MécanismeEffet
F1Isolement de la commande publiquePassation de l'ADFIC gouvernée par la Politique de Passation du Bailleur Concessionnel 2015 / droit ivoirien de la commande publique ; aucune dérogation pour les affiliés de RV
F2Murailles entre personnels24 mois Agence→partenaire / 90 jours partenaire→Agence de délai de carence
F3PI logée dans la couche souverainePI méthodologique détenue par l'ADFIC ; transfert complet à M24 + réenregistrement OAPI au nom de l'ADFIC
F4Divulgation hybrideRapport public annuel Réussite/Échec + rapport confidentiel complet à l'État et au Comité d'Audit Indépendant
F5Audit indépendant par tiersMandat de 3 ans ; premier audit à M18
F6Indépendance capitalistique des bilansPrix de transfert de pleine concurrence (CGI-CIV art. 36 ter) ; bilans indépendants
F7Seuil d'appel d'offres ouvertMandats > 100 K$US soumis à appel d'offres ouvert
F8Déclaration de conflit d'intérêtsRégime permanent de conflit d'intérêts pour le Conseil, le management, les contractants
F9Plafond de concentration de 60 %Concentration de revenus liés à RV plafonnée à 60 % du revenu de mandat de l'ADFIC
F10Divulgation publique des mandatsMandats divulgués publiquement dans les 30 jours
F11Notification du Comité d'AuditNotification sous 5 jours ouvrés (seuil proposé 100 K$US) ; revue triennale de la redevance du Stream C

Le rapport coût-efficacité (value-for-money) de l'architecture s'exprime par un ratio indépendant de tout chiffre de la Couche 2 : l'investissement d'établissement représente moins de 0,25 % de l'enveloppe bilatérale du Pacte [F-PK-018] — soit 0,23 % crée l'architecture qui gouverne le déploiement des 99,77 % restants. Au niveau Full (titre), 6,0 M$US = 0,435 % de l'enveloppe mobilisable du secteur de l'eau de 1,38 Md$US que l'ADFIC dérisque, et 0,087 % du Pacte de 6,9 Md$US (D-A7 Tableau A7-5 ; levier 424× / 307× / 230× sur 1,38 Md$US). Le repère de coût-efficacité est le GCF FP074 (Burkina Hydromet, 22,5 M$US, 100 % décaissé [F-GF-019]) — un investissement de plateforme de méthodologie-et-données MRV analogue à la Composante B, atteignant le décaissement intégral à un coût unitaire bien supérieur à celui de l'ADFIC, validant l'enveloppe budgétaire resserrée de l'ADFIC.


ANNEXE 5-3 — PARTIES PRENANTES DE L'ADFIC

L'ADFIC se place au-dessous de l'écosystème pour le servir. Ses parties prenantes se classent en trois cercles concentriques — bénéficiaires ultimes, bénéficiaires directs et clients — auxquels s'ajoute le protocole d'engagement des firmes qui gouverne la manière dont l'institution engage les originateurs et opérateurs privés.

5-3.1 · Bénéficiaires ultimes — la population ivoirienne et les services publics de l'eau

Les bénéficiaires ultimes sont la population de la Côte d'Ivoire et ses services publics de l'eau, au nom desquels l'institution existe. Le bénéfice se mesure dans les propres indicateurs de la République : combler la fracture d'accès Nord-Sud (11 régions septentrionales à 10–15 % d'accès de base vs 89 % en urbain [F-CD-007]) vers la cible du Pacte d'un écart ≤10 points d'ici 2030 ; réduire la charge féminine de collecte de l'eau (~90 % au niveau national, la plus élevée documentée parmi 24 pays subsahariens, MICS-5, n=224 808 [F-CD-011]) ; améliorer la qualité de l'eau au point de consommation (E. coli 78,5 % au niveau national [F-CD-013]) et la prévalence du lavage des mains au savon (19,3 % au niveau national [F-CD-015], cible ≥35 % d'ici 2030 dans les zones financées). Les services publics — ONEP-SA (eau potable), ONAD (assainissement), SODECI (exploitation) — sont bénéficiaires d'un substrat qui rend leurs bilans et leurs portefeuilles bancables.

Tableau 5-3.1 — Cartographie des parties prenantes de l'ADFIC (trois cercles + engagement des firmes)

CerclePartie prenanteRelation à l'ADFICBénéfice / interface
Bénéficiaires ultimesPopulation CIV (32 M) ; femmes portant la charge de collecte ; régions septentrionalesLa communauté que l'institution sertRésorption de la fracture d'accès ; réduction de la charge de genre ; qualité de l'eau vérifiée
Bénéficiaires ultimesServices publics de l'eau — ONEP-SA, ONAD, SODECIBénéficiaires de portefeuilles bancables & de MRVBilans bancables ; projets financeables
Bénéficiaires directsMaîtres d'ouvrage de projets du secteur de l'eau (porteurs de sous-projets, agences de bassin)Reçoivent des projets bancables et du MRV préparés par l'ADFICServices d'origination, de structuration, de vérification
ClientsMinistères — MINHAS (chef de file), MINEDDTE, Eaux et ForêtsConvoquent et orientent le substratOrigination & reporting programmatiques
ClientsServices publics en tant qu'émetteurs — ONEP-SA (obligation bleue)Client du substrat MRVMRV de qualité obligataire pour une émission ≥100 M$US (2028)
ClientsBailleurs — le Bailleur Concessionnel, BM, GCF, AFD, IsDB (BID), JICA, BEI, BOADFinancent l'AT ; consomment le portefeuilleContrepartie nationale ; portefeuille bancable
ClientsOpérateurs / originateurs privésPartenaires d'exécution mis en concurrenceMandats sous le protocole d'engagement des firmes
Gouvernance indépendanteIGF, Cour des Comptes, Comité d'Audit IndépendantVérifient le périmètre souverainVérification de l'intégrité & du pare-feu

5-3.2 · Bénéficiaires directs — les maîtres d'ouvrage de projets du secteur de l'eau

Les bénéficiaires directs sont les maîtres d'ouvrage de projets du secteur de l'eau — porteurs de sous-projets, agences de bassin (Sassandra, Bandama, Comoé, Cavally, selon le Pacte R8) et programmes ministériels — qui reçoivent des projets bancables préparés par l'ADFIC ainsi que le MRV qui les rend éligibles au financement climatique. Là où aucune institution nationale de préparation de projets n'existe aujourd'hui, ces maîtres d'ouvrage font face à un déficit d'origination structurel : leurs projets ne peuvent atteindre la qualité d'investissement des bailleurs parce que l'audit, le MRV de qualité obligataire et la couche de structuration du capital sont absents. L'ADFIC fournit exactement cette couche, convertissant une idée de projet en un actif financeable. Les 150 000 ha de bassins versants restaurés du plan eau-forêt R10 deviennent un actif climatique financeable dès lors que le substrat MRV de l'ADFIC les mesure.

5-3.3 · Clients — ministères, services publics, bailleurs, opérateurs

Les clients de l'ADFIC sont les institutions qui commandent, financent ou consomment ses services :

5-3.4 · Le protocole d'engagement des firmes PEF

L'ADFIC engage les originateurs privés, les opérateurs et les firmes d'exécution (les « PEF » — partenaires d'exécution / firmes) dans le cadre d'un protocole d'engagement discipliné qui est l'expression opérationnelle du pare-feu. Le protocole comporte quatre règles permanentes : (i) appel d'offres ouvert au-delà des contrats divulgués pour tout mandat dépassant 100 K$US (F7), sans attribution de gré à gré aux entités affiliées à RV au-delà de la licence de méthodologie et du contrat d'exploitation des équipements divulgués ; (ii) divulgation publique de chaque mandat dans les 30 jours (F10) et notification au Comité d'Audit sous 5 jours ouvrés (F11) ; (iii) une déclaration permanente de conflit d'intérêts pour le Conseil, le management et les contractants (F8) ; et (iv) un plafond de concentration de 60 % sur les revenus liés à RV (F9). Le protocole s'applique dès la rampe d'accès (M0), avant que le décret EPIC ne se cristallise — l'isolement de la passation, la divulgation MINHAS et les seuils d'appel d'offres sont actifs durant les opérations de l'unité intérimaire. Cela garantit que l'engagement par l'institution des firmes privées renforce le substrat souverain, plutôt que de le capter.


ANNEXE 5-4 — ÉTUDE DE MARCHÉ : DEMANDE DE PRÉPARATION SOUVERAINE DE PROJETS EAU & DE MRV EN CIV

5-4.1 · Synthèse exécutive

L'étude de marché établit un constat unique, structurellement robuste : il existe une demande non satisfaite et liée à l'institution pour une fonction nationale et souveraine de préparation de projets eau et de MRV en Côte d'Ivoire, et aucune entité ne la fournit actuellement. La demande est générée, simultanément, par des programmes de financement continentaux qui exigent une contrepartie nationale, par un déficit national de préparation de projets qui freine l'absorption, et par un pipeline d'opérations nommées que l'ADFIC peut originer et dérisquer. Le verdict du renseignement est sans ambiguïté (Chronicle, analyse approfondie E10, 7 juin 2026) : chaque entité continentale de l'eau est un programme de financement, un corps politique ou une étude — aucune n'est une institution nationale de préparation de projets eau. L'ADFIC comble le vide dont chacune d'elles crée la demande. Le signal de marché est rehaussé à l'urgence stratégique par le Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026 à Abidjan, la fenêtre du moment fondateur.

5-4.2 · Le vide : la FAE, l'AUSII et le PERIEP-GA ont tous besoin d'une contrepartie nationale

Le trait définissant de l'architecture continentale de financement de l'eau qui s'assemble autour de la Côte d'Ivoire est que chaque instrument qui la compose requiert une contrepartie nationale fonctionnelle pour déployer le capital, et aucun ne fournit cette contrepartie. C'est la demande à laquelle l'ADFIC répond.

Tableau 5-4.1 — L'architecture continentale et le vide de contrepartie nationale (carte de génération de la demande)

Entité continentaleTypeNouvelle 2024–26 ?Duplique l'ADFIC ?Le vide qu'elle crée
FAE (Facilité Africaine de l'Eau)Facilité continentale de préparation de projets hébergée par le Bailleur Concessionnel ; ~150 projets dans 52 pays, ~4 Md€ mobilisés en aval ; subventions 50 K€–5 M€/projet ; Stratégie 2026–2030 adoptée au Caire les 5–6 nov. 2025Stratégie renouveléeNonLa FAE est un financeur de l'ADFIC ; elle prépare des projets mais a besoin d'une institution nationale pour les recevoir et les déployer
AUSII (Africa Urban Sanitation Investment Initiative)Nouveau guichet de la FAE ; 12 M€ levés (NDF) vs cible initiale de 30 M$US / ambition de 320 M$US sur 10 ans ; CIV = 1 des 7 pilotesOui (août 2024)NonAucune contrepartie nationale n'existe en CIV → l'ADFIC est cette contrepartie manquante
AIP Blended Investment FacilityProgramme de finance mixte & de mise en relation de l'UA/AUDA-NEPAD (opérationnalisé en 2024)OuiNonA besoin de portefeuilles nationaux bancables qu'elle ne peut origener → l'ADFIC l'alimente
NIIF (NAFAD Infrastructure Investment Facility)Manifestation d'intérêt de faisabilité mai 2026 ; multisectoriel, non spécifique à l'eau, pas encore opérationnelFaisabilitéNonCouche d'architecture ; l'ADFIC est le substrat national
Global Outlook Council on Water InvestmentsConseil politique héritage du G20 (lancé août 2025)OuiNonPlaidoyer politique ; une couche entièrement différente
Bureau Régional GCF AbidjanPrésence permanente du GCF (44e Conseil, mars 2026)OuiNonNouvelle voie d'accès ; l'ADFIC est le type d'entité nationale par lequel le GCF canalise
PERIEP-GA (P-CI-EA0-006)Étude de faisabilité/ingénierie eau potable du Grand Abidjan du Bailleur Concessionnel, enregistrée le 20 fév. 2026, pré-investissementOuiNonGénère le pipeline que l'ADFIC structure et dérisque

Le cas de l'AUSII est le plus net. L'AUSII fournit des subventions de préparation de projets ainsi que des instruments concessionnels pour l'assainissement urbain dans sept pays pilotes (Côte d'Ivoire, Kenya, Ouganda, Zambie, Ghana, Mauritanie, Togo), mais n'a aucune structure nationale de mise en œuvre — elle a besoin d'une contrepartie souveraine qualifiée dans chaque pays pilote pour origener, structurer et gérer le pipeline. En Côte d'Ivoire, cette contrepartie n'existe pas encore. L'ADFIC est la contrepartie AUSII que l'AUSII elle-même exige de voir comblée.

5-4.3 · Le déficit de préparation de projets — quantifié

La demande n'est pas théorique ; elle est quantifiée par le déficit d'absorption que les propres opérations de la République exposent. Le PASEA (BM P177118, 250 M$US, entré en vigueur en septembre 2024) a enregistré 2,77 % de décaissement à fin 2024 [F-PS-011] — quinze mois après. C'est le signal que la contrainte déterminante est institutionnelle, non financière : le capital est engagé et ne peut se déployer parce que le substrat d'origination, de MRV et de structuration est absent. La QCN4 (avril 2026) nomme le même déficit institutionnellement — « insuffisance d'experts nationaux qualifiés et de capacité institutionnelle pour la GIRE » (chapitre VI [F-CD-004]). La Côte d'Ivoire n'a, de surcroît, jamais déposé de proposition GCF « eau » de son histoire [F-GF-022] — le premier en Afrique de l'Ouest à n'avoir aucun point focal GCF « eau ». Les 14 décrets d'application du Code de l'Eau de 2023 (Loi n°2023-902) ne sont pas adoptés ; le Bureau du Marché Carbone (Décret n°2024-658) n'a pas de registre opérationnel. Chacun est un nœud du déficit de préparation de projets que l'ADFIC est conçue pour combler.

5-4.4 · Le pipeline que l'ADFIC peut origener

Face à ce déficit se dresse une vaste macro-enveloppe nommée. Le Pacte National pour la Sécurité de l'Eau engage 6,9 Md$US sur 2026–2030 (bande de présentation 7,0–7,5 Md$US ; le chiffre Water Forward de 7,5 Md$US a été présenté au Président de la BM Banga, le 15 avril 2026) pour 32 millions d'habitants, dont la part de 25 % BM+Bailleur Concessionnel = 1,75 Md$US et l'enveloppe privé/PPP = 1,38 Md$US (le dénominateur mobilisable / de levier). La répartition sectorielle est : approvisionnement en eau 3,4 Md$US / assainissement+drainage+GRE 3,5 Md$US. L'ADFIC est l'institution nationale qui convertit cette ambition affichée en décaissements au niveau des projets : elle fournit le substrat MRV, l'origination bancable et la couche de préparation (readiness). Les opérations en aval qu'elle dérisque sont traitées à l'Annexe 5-5.

5-4.5 · Lacunes et défis

L'étude de marché est autocritique quant à ses points ouverts, tous rendus comme des champs explicites à confirmer nécessitant une confirmation d'initié du Bailleur Concessionnel :

Au-delà de ces trois, les défis résiduels sont des risques de séquençage plutôt que des risques de demande : le calendrier du décret EPIC, la mobilisation du financement d'amorçage (multi-sources ; aucune source unique n'est une condition préalable), et l'acceptation de l'AE intérimaire — chacun traité dans le plan d'affaires (Annexe 5-6).

5-4.6 · Synthèse & recommandations

L'étude recommande trois mouvements de positionnement ancrés sur la demande, tous conditionnés à l'obtention du mandat et cohérents avec la discipline du « build-on-file » : (1) positionner l'ADFIC comme la condition institutionnelle préalable au Groupe Consultatif des 8–9 juillet, de sorte que l'événement devienne un moment fondateur plutôt qu'un tour de financement pour des instruments existants ; (2) présenter l'ADFIC comme co-concevant le chantier AUSII CIV avec la FAE/OWAS, une offre de service plutôt qu'un argumentaire ; et (3) placer l'ADFIC dans le pipeline de première année du Bureau GCF Abidjan comme première entité nationale souveraine, alignée sur le climat et centrée sur l'eau. Le constat de marché étaie la demande d'établissement : la demande est structurelle, nommée et sensible au temps, et aucune institution concurrente ne la fournit.


ANNEXE 5-5 — NOTE SUR LE PIPELINE EN AVAL

5-5.1 · La relation substrat→pipeline

La finalité institutionnelle de l'ADFIC ne se réalise que dans le pipeline qu'elle dérisque. La relation est substrat→pipeline : l'ADFIC (le substrat) ne détient, n'émet ni ne reçoit le produit d'aucun investissement en aval ; elle fournit l'audit, le MRV de qualité obligataire, l'origination bancable et la couche de structuration du capital qui convertissent une étude de faisabilité ou une ligne du Pacte en une opération financeable. Le pipeline en aval comporte deux registres : (a) l'investissement eau potable du Grand Abidjan PERIEP-GA que l'ADFIC dérisque, et (b) le pipeline de projets du Pacte que l'ADFIC structure à travers l'enveloppe 2026–2030. La présente note décrit les deux et explicite ce qui reste à confirmer.

5-5.2 · PERIEP-GA — l'opération eau potable du Grand Abidjan que l'ADFIC dérisque

PERIEP-GA — P-CI-EA0-006 est une étude de faisabilité/ingénierie eau potable du Bailleur Concessionnel pour le Grand Abidjan, enregistrée le 20 février 2026, au stade pré-investissement ; le département propriétaire est inféré comme RDGW + OWAS (conjoint, standard pour les opérations eau d'Afrique de l'Ouest). Ce n'est pas le programme de construction : c'est l'étude qui génère les spécifications techniques prêtes à l'investissement pour une opération de prêt majeure en aval. Le Grand Abidjan compte 6+ millions d'habitants ; un renforcement complet de l'eau potable à cette échelle implique généralement un programme total de plusieurs centaines de millions de dollars, et le Pacte de 6,9 Md$US fixe la macro-enveloppe dans laquelle le PERIEP-GA s'inscrit. L'opération de prêt en aval n'a pas été dimensionnée publiquement. L'établissement de l'ADFIC dérisque l'opération de prêt en aval du Bailleur Concessionnel et accélère l'absorption que le décaissement précoce de 2,77 % du PASEA a exposée comme liée à l'institution.

Tableau 5-5.1 — Le PERIEP-GA en un coup d'œil (l'opération que l'ADFIC dérisque)

AttributValeurSource / statut
Code projetP-CI-EA0-006Base de données projets du Bailleur Concessionnel
IntituléPERIEP-GA — Étude de renforcement de l'infrastructure d'eau potable du Grand AbidjanBailleur Concessionnel (enregistré le 20 fév. 2026)
StadePré-investissement / étude de faisabilité & d'ingénierieConfirmé
Division propriétaireà confirmer — PERIEP-GA: RDGW vs OWAS (inféré RDGW + OWAS)Nécessite une confirmation d'initié du Bailleur Concessionnel
Enveloppe de prêt en aval (US$)à confirmer — PERIEP-GA: downstream lending envelopeNon dimensionnée publiquement
Année de présentation au Conseilà confirmer — PERIEP-GA: Board year (2027 inféré, cycle standard de 18–30 mois)Non publié
Rôle de l'ADFICDérisque l'opération en aval via audit + MRV + origination bancableSubstrat→pipeline (facilitation uniquement ; l'ADFIC ne détient/n'émet rien)

5-5.3 · Le pipeline de projets du Pacte que l'ADFIC structure

Au-delà du PERIEP-GA, l'ADFIC structure le pipeline plus large de projets du Pacte sur 2026–2030. Le substrat convertit les lignes affichées du Pacte en opérations au niveau des projets, bancables et éligibles au financement climatique, et les achemine vers les guichets de financement.

Tableau 5-5.2 — Le pipeline en aval du Pacte que l'ADFIC structure (substrat→pipeline)

Opération en avalÉchelle indicativeRôle de substrat de l'ADFICStatut / note
Eau potable du Grand Abidjan PERIEP-GAà confirmer — PERIEP-GA: downstream lending envelopeDérisque ; spécifications bancables + MRVPré-investissement (P-CI-EA0-006)
Obligation bleue ONEP-SA≥ 100 M$US (cible 2028)Fournit la documentation MRV de qualité obligataire & le récit d'impact climatique vérifié ; facilitation uniquement — l'ADFIC ne détient/n'émet/ne reçoit pas le produitÀ vérifier — cible de facilitation [F-BB-001/002]
Enveloppe privé/PPP du Pacte1,38 Md$US (20 % du Pacte) ; plancher 700 M$US d'ici 2030 [F-PK-013]Le dénominateur mobilisable / de levier que l'AT de l'ADFIC dérisqueConfirmé (programmatique)
Pilote AUSII assainissement urbain CIVà confirmer — CIV AUSII pilot scope/instrument size not publicL'ADFIC = la contrepartie nationale manquante qui rend le pilote finançableExploratoire
Première proposition GCF « eau » CIV≥25 M$US (SAP) / 50 M$US+ (FP)Prérequis ADFIC ; pionnier (la CIV n'a jamais déposé de FP eau [F-GF-022])Prospectif
Restauration de bassins versants agence de bassin / R10150 000 ha (R10)Le MRV fait de la restauration un actif climatique financeableProgrammatique (Code de l'Eau)

5-5.4 · La fenêtre du moment fondateur & la voie de mobilisation des ressources

Le pipeline est calé sur le Groupe Consultatif des 8–9 juillet 2026 (Sofitel Hôtel Ivoire, Abidjan ; le Bailleur Concessionnel co-organisateur avec la BM, l'UE et l'ONU ; enveloppe PND 2026–2030 ~190 Md$US ; cible de mobilisation des partenaires internationaux ~18,5 Md$US ; ~5,6 Md$US encore à sécuriser ; l'eau étant une priorité nommée). C'est la fenêtre diplomatique dans laquelle l'ADFIC devrait être en circulation parmi les co-organisateurs avant l'événement — conditionnée à l'obtention du mandat. L'ADFIC est l'institution nationale qui rend déployable la part de 25 % BM+Bailleur Concessionnel de 1,75 Md$US du Pacte. Les deux points de renseignement ouverts au niveau du pipeline sont rendus explicitement : l'enveloppe/division/année de Conseil du PERIEP-GA (Tableau 5-5.1), et à confirmer — Consultative Group: whether AfDB tables a dedicated water-sector financing session on 8–9 July 2026 and who presents it for AfDB — requires AfDB-insider confirmation. L'ADFIC ne détient, n'émet ni ne reçoit rien dans ce pipeline ; son rôle est la facilitation — convertir l'ambition de 6,9 Md$US de la République en décaissements bancables, alignés sur le GCF et conformes à la CDN 3.0.


ANNEXE 5-6 — PLAN D'AFFAIRES DE L'ADFIC (COUCHE 1, PLAN D'EXPLOITATION QUINQUENNAL)

5-6.1 · Périmètre & discipline

Le présent plan d'affaires est présenté au seul niveau de la Couche 1 (ADFIC). Tous les chiffres sont des chiffres au niveau de l'agence (institutionnels) : l'AT d'établissement, le phasage, la feuille de route ETP, les cinq flux de revenus au niveau de l'agence, la structure de coûts, l'exhibit de levier et la trajectoire de viabilité vers la pleine opération souveraine à M36. Aucun chiffre de la Couche 2 n'apparaît. Le plan se réconcilie, avec une variance nulle, au Build Brief v1 du Bailleur Concessionnel (2026-06-21) §2 et à l'annexe D-A7 Cofinancement & Pare-feu.

5-6.2 · Phasage — la feuille de route d'établissement

L'ADFIC commence à produire avant la promulgation de la loi. Une unité intérimaire ancrée sous le MINHAS (un mandat de service, non un transfert d'actifs) permet les opérations dès le Jour 0 pendant que le décret/la loi cristallise l'EPIC souverain en parallèle. La PI, les données et les équipements destinés à l'État sont mis sous muraille dès le Jour 0 (séquestre / garde MINHAS) — jamais portés au bilan d'un acteur privé — et les pare-feux de conflit d'intérêts s'appliquent dès la rampe d'accès. Les coûts d'amorçage (M0, ~50–120 K$US [F-RV-007]) sont multi-sources : la voie la plus rapide est entre les mains de l'État lui-même (il peut engager la Phase 0 sur ses propres ressources), le partenaire mobilisant les guichets d'AT en parallèle ; aucun financement-relais privé, et aucune dette ou charge conditionnelle pour l'État.

Tableau 5-6.1 — Phasage d'établissement de l'ADFIC (M0 → M36)

PhaseFenêtreActivités → produitsJalons clés
Phase 0 — DéclenchementM0–M6Mandat signé + unité intérimaire sous le MINHAS ; démarrage immédiat de l'audit, de l'origination, du pilote MRV, de la formation ; instruments EPIC rédigés sous OHADA-CI ; accès aux donnéesStatuts EPIC rédigés ; unité intérimaire active ; pare-feux actifs dès M0
Phase 1 — ConstitutionM6–M18EPIC constitué par décret en Conseil des Ministres ; équipe fondatrice ; audit de la Base Scientifique Climat ; MRV de référence aligné IRMF ; premières notes conceptuelles GCFDécret EPIC (M3–M6) ; première note conceptuelle GCF « eau » déposée (M18) [F-GF-022] ; référence genre (M18)
Phase 2 — OpérationnalisationM18–M36Propositions de financement ; substrat MRV opérationnel ; préparation de l'obligation bleue ONEP-SA ; cession de PI (M24) + réenregistrement OAPIPlateforme MRV certifiée (opinion de seconde partie, M24) ; PI intégralement transférée à l'ADFIC (M24) ; transfert vers la pleine opération souveraine (M36)

5-6.3 · Effectifs / feuille de route ETP

Les effectifs de l'ADFIC évoluent d'une UCP resserrée à l'établissement vers une institution pleinement opérationnelle d'ici M36, l'Académie Iroko Climat formant le capital humain national sur la durée du mandat. La feuille de route ETP est l'ossature de la preuve d'exécution du plan (règle de contenu institutionnel n°10).

Tableau 5-6.2 — Feuille de route ETP de l'ADFIC (effectifs institutionnels de la Couche 1)

FonctionPhase 0 (M0–M6)Phase 1 (M6–M18)Phase 2 (M18–M36)Notes
Direction (DG + adjoint)1 (responsable intérimaire)22DG nommé à la constitution de l'EPIC
Unité de Coordination du Projet — GF, Passation, S&E234Noyau UCP pour l'AT d'établissement
Spécialiste E&S / Genrepartagé11ESMS/SEP/MGP ; référence genre à M18
Technique MRV / Base Scientifique Climat246Audits de terrain des bassins prioritaires ; construction de la BSC
Données / SIG (avec Equanym.ai sous contrat)123Registre national ; hébergement conforme ARTCI
Origination / structuration123Pipeline bancable ; protocoles de finance mixte
Académie Iroko Climat (corps enseignant + cohortes)cohorte 1 (15–20)cohorte 2+ (15–20 chacune) [F-RV-005]Capital humain survivant au mandat
ETP de base indicatif (hors cohortes)~7~14~19Dépendant du niveau ; le niveau Full finance une seconde cohorte de l'Académie & des audits de bassin élargis

Les effectifs sont sensibles au niveau : le niveau Lean (3,25 M$US) comprime le périmètre de readiness (une seule cohorte de l'Académie ; programme d'audit de terrain allégé) ; le niveau Full (6,0 M$US) finance une seconde cohorte de l'Académie, des audits de terrain de bassin élargis sur les trois bassins (Comoé, Bandama, Sassandra), une construction plus approfondie de la Base Scientifique Climat, un voyage d'étude, et une finalisation juridique/fiscale additionnelle (OAPI, régime fiscal, revue des prix de transfert).

5-6.4 · L'AT d'établissement — trois niveaux (structure de coûts)

L'AT finance l'établissement de l'ADFIC (Couche 1) et ses premières années d'opération : personnel, équipements, audits de terrain des bassins prioritaires, construction de la Base Scientifique Climat, voyage d'étude, finalisation juridique/fiscale et S&E. Ce n'est pas un honoraire de RV ; aucun composant ne contient de travaux de génie civil. La structure de coûts est organisée en quatre composantes sur trois niveaux.

Tableau 5-6.3 — Structure de coûts d'établissement de l'ADFIC par composante & niveau (M$US ; réconciliée au D-A7 Tableau A7-1)

ComposanteLean (3,25)Base (4,5)Full (6,0)Ce qu'elle finance
A — Établissement juridique & gouvernance0,700,901,10Statuts EPIC ; dossier de décret en Conseil des Ministres ; dépôt CEPICI/RCCM ; publication au Journal Officiel ; cadre Conseil & DG ; gouvernance à trois niveaux ; renforcement de capacités MINHAS
B — Méthodologie MRV & plateforme nationale de données1,201,702,40Méthodologie MRV nationale du secteur de l'eau ; comblement du déficit du chap. VI de la QCN4 ; intégration des données SODEXAM/BNETD/ONEP (≥3 sources) ; Base Scientifique Climat ; référence de cybersécurité ; validation par panel d'experts indépendants
C — Readiness obligation bleue ONEP-SA & finance climatique0,751,101,50Readiness obligation bleue (ICMA GBP / IFC Blue Finance v2.0) ; cadrage de la pile de rehaussement de crédit ; analytique tarifaire (non-redondante avec PASEA C4.1) ; note de législation habilitante R9 ; readiness DAE du GCF
D — Gestion de projet, S&E, savoir, Académie0,600,801,00UCP (Directeur, GF, Passation, E&S/genre, S&E) ; système de GF ; passation ; ESMS/SEP/MGP ; audits de terrain des bassins prioritaires ; voyage d'étude ; audits techniques indépendants ; cohorte 1 de l'Académie
Total financé par le Bailleur Concessionnel (Couche 1)3,254,506,00
Vérification de la dérivation. Lean : 0,70 + 1,20 + 0,75 + 0,60 = 3,25. Base : 0,90 + 1,70 + 1,10 + 0,80 = 4,50. Full : 1,10 + 2,40 + 1,50 + 1,00 = 6,00. ✓

5-6.5 · Les cinq flux de revenus au niveau de l'agence & la bascule subvention→honoraires

Au niveau de l'agence (Couche 1), les ressources de l'ADFIC proviennent de cinq flux (Annexe 5-2 §5-2.4). Deux — les Streams D (honoraires de succès) et E (mandat de structuration résiduel) — alimentent la viabilité de l'ADFIC ; le Stream C (la redevance méthodologique de 15 %, CIV uniquement) est une sortie vers la Couche 2 et constitue un coût pour l'ADFIC, non une source de sa viabilité. La bascule subvention→honoraires survient à M24 : la PI méthodologique est intégralement transférée à l'ADFIC (cession + réenregistrement OAPI), et les propres flux de revenus de l'agence s'activent. Cela convertit un coût d'établissement en institution autosuffisante. La trajectoire de revenu commercial Y5 de la Couche 2 est exclue par pare-feu et n'apparaît pas dans le présent plan.

Tableau 5-6.4 — Bascule de viabilité subvention→honoraires (modèle Couche 1)

PériodeBase de financementCe qui est actifDéclencheur
M0–M24 (établissement)Assistance Technique des bailleurs (la facilité concessionnelle + guichets parallèles)Établissement & premières années d'opération financés par subventionMandat signé ; EPIC constitué
M24 (inflexion)PI intégralement transférée à l'ADFIC ; propres flux activésEntrées des Streams A/B ; les flux de viabilité Stream D/E démarrent ; sortie du Stream C vers la Couche 2 gouvernée par F7–F11Cession M24 + réenregistrement OAPI
M24–M36 (transition vers honoraires)Mixte (subvention déclinante, revenus propres croissants)Honoraires de structuration, honoraires de succès (seuil ≥100 M$US), mandat résiduelDécaissements du pipeline
M36+ (pleine opération souveraine)Autofinancement au niveau de la Couche 1L'ADFIC opère à partir de ses propres flux ; réinvestit le surplus dans la mission souveraineTransfert vers la pleine opération souveraine achevé

5-6.6 · L'exhibit de levier

L'AT d'établissement est une fraction du capital qu'elle dérisque. 1,38 Md$US est l'enveloppe convertible / mobilisable du secteur de l'eau que l'AT de l'ADFIC dérisque (le dénominateur de levier ; 1,38 Md$US ÷ niveau = levier). L'exhibit est indépendant de tout chiffre de la Couche 2.

Tableau 5-6.5 — Levier par niveau (Couche 1 ; réconcilié au D-A7 Tableau A7-5)

NiveauMontant ATLevier sur enveloppe mobilisable de 1,38 Md$USEn % de 1,38 Md$USEn % du Pacte de 6,9 Md$US
Lean3,25 M$US424×0,236 %0,047 %
Base4,5 M$US307×0,326 %0,065 %
Full (titre)6,0 M$US230×0,435 %0,087 %
Rapport coût-efficacité de référence (titre). Au niveau Full (titre), 6,0 M$US = 0,435 % de l'enveloppe mobilisable du secteur de l'eau de 1,38 Md$US que l'ADFIC dérisque, et 0,087 % du Pacte de 6,9 Md$US. Moins d'un demi pour cent de l'enveloppe mobilisable crée l'architecture qui gouverne le déploiement du reste. Un second ratio de levier, complémentaire, opère entre la Readiness GCF (≤1 M$US/an) et l'obligation bleue ONEP-SA visée (≥100 M$US) : ≥1:100 (facilitation uniquement ; l'ADFIC ne détient, n'émet ni ne reçoit le produit de l'obligation).

5-6.7 · Repère de coût-efficacité & le contexte de cofinancement du Pacte

Le repère de coût-efficacité est le GCF FP074 (Burkina Hydromet, 22,5 M$US, 100 % décaissé [F-GF-019]) — un investissement de plateforme de méthodologie-et-données MRV analogue à la Composante B, atteignant le décaissement intégral et l'ancrage institutionnel sur une durée de projet pluriannuelle à un coût unitaire bien supérieur à celui de l'ADFIC, validant l'enveloppe budgétaire resserrée de l'ADFIC. La subvention d'établissement s'inscrit dans un stock de mobilisation de ressources bien plus vaste que l'ADFIC absorbe mais ne cofinance pas : les ancrages PASEA (enveloppe programmatique MPA de 825 M$US ; Phase 1 IBRD de 250 M$US, P177118 ; 30 M$US d'AT de la Composante 4 pour la transformation ONEP→ONEP-SA, Pacte §S1 verbatim — jamais 44 M$US dans ce contexte), et la répartition de financement du Pacte §7.2 (État 30 % / BM+Bailleur Concessionnel 25 % = 1,75 Md$US / bilatéraux 20 % / privé-PPP 20 % / ménages 5 % de 6,9 Md$US). Ce sont les stocks de capital dont l'ADFIC accroît la probabilité d'absorption — inclus pour démontrer la thèse préfinancée, non en tant que cofinancement d'établissement de l'ADFIC. Les honoraires de RV sont exclus du cofinancement et ne constituent pas un usage de fonds du Bailleur Concessionnel (D-A7 §4).

5-6.8 · Trajectoire de viabilité & transfert vers la pleine opération souveraine à M36

Le transfert vers la pleine opération souveraine à M36 est l'aboutissement du plan et la preuve de la doctrine du substrat. Tout ce qui est construit durant le mandat se transfère proprement dans l'EPIC souverain — aucun travail jetable, aucune déperdition de souveraineté :

  1. PI / OAPI (M24). Cession complète et formelle de l'intégralité de la PI méthodologique Iroko Climat à l'ADFIC ; réenregistrement OAPI sur les trois niveaux au nom de l'ADFIC, aux frais du partenaire. Règle de présomption : toute ambiguïté est résolue en faveur de la propriété souveraine.
  2. Équipements / exploitation. L'ADFIC est le propriétaire perpétuel de tous les actifs physiques (capteurs IoT, SCADA, serveurs SIG/MRV), financés directement par les guichets des bailleurs ; la couche privée n'est qu'opérateur-dépositaire. Au terme ou en cas de manquement, les équipements reviennent instantanément à l'ADFIC, sans rachat ni créance résiduelle.
  3. Données. Registre national, séries ENF, archives d'audit — hébergés en CIV (ARTCI, Loi n°2013-450), propriété souveraine ; aucun transfert à un tiers sans autorisation.
  4. Équipe / héritage institutionnel. L'ADFIC (sous le MINHAS chef de file, avec le Comité de Pilotage présidé par le PM et le Conseil inter-ministériel) hérite de la gouvernance, des contrats et de la position réglementaire ; l'Académie Iroko Climat a, à cette date, formé le capital humain national (15–20 experts par cohorte [F-RV-005]) qui survit au mandat.

Le droit de réversion sans contentieux (Annexe 5-2 §5-2.1) garantit qu'à M36 — ou plus tôt en cas de manquement — l'ADFIC peut reprendre l'exploitation directe via son équipe interne, un opérateur tiers ou le sous-traitant en place, sans procédure judiciaire. Le modèle reproduit le précédent SONES (propriétaire souverain) / SEN'EAU (opérateur), augmenté de l'architecture de gouvernance à trois niveaux. Au terme, la Côte d'Ivoire ne détient pas simplement un instrument financier de plus : elle a fait advenir une capacité souveraine — que la République possède, pilote et lègue.


RÉCONCILIATION & COHÉRENCE INTER-DOCUMENTS

Réconciliation des chiffres verrouillés (variance nulle avec les packs B/C, l'annexe D-A7 et le Build Brief v1 §2) :

ChiffreValeur verrouilléePrésent volume
Enveloppe du Pacte6,9 Md$US (bande 7,0–7,5 Md$US)5-1.1, 5-4.4, 5-6.7 ✓
Répartition de financement (§7.2)État 30 / BM+Bailleur Concessionnel 25 / bilat. 20 / privé-PPP 20 / ménages 55-4.4, 5-6.7 ✓
Part de 25 % BM+Bailleur Concessionnel1,75 Md$US5-4.4, 5-5.4, 5-6.7 ✓
AT à 3 niveaux (établissement Couche 1)3,25 M$US / 4,5 M$US / 6,0 M$USTableaux 5-6.3, 5-6.5 ✓
Levier sur 1,38 Md$US424× / 307× / 230×Tableau 5-6.5 ✓
6,0 M$US en %0,435 % de 1,38 Md$US / 0,087 % de 6,9 Md$USTableaux note 5-2.5, 5-6.5 ✓
PASEA825 M$US MPA / 250 M$US IDA / 30 M$US C4 (jamais 44 M$US)5-6.7 ✓
Redevance Stream C15 % des revenus nets de la Couche 2, CIV uniquement — sortie de l'ADFIC, exclue du cofinancement5-2.3, 5-2.4, 5-6.5 ✓
Honoraires de RVExclus du cofinancement ; non un usage de fonds du Bailleur Concessionnel5-1.6, 5-2.3, 5-6.7 ✓
RV Iroko SA (Couche 2) revenu commercial / Y5Absent — exclu par pare-feu, hors périmètre pour ce volume destiné au gouvernement(absent) ✓
FP074 Burkina Hydromet22,5 M$US, 100 % décaissé5-2.4, 5-6.7 ✓
Cohorte de l'Académie15–20 experts par cohorte5-1.5, 5-2.1, 5-6.3, 5-6.8 ✓

Drapeaux d'honnêteté. Le présent volume porte les trois points ouverts autorisés en tant que champs explicites à confirmer et rien d'autre (RC-22) : l'enveloppe / la division propriétaire / l'année de Conseil du PERIEP-GA (Annexe 5-4 §5-4.5, Annexe 5-5 Tableau 5-5.1) ; la question de la session eau du Groupe Consultatif (Annexe 5-4 §5-4.5, Annexe 5-5 §5-5.4) ; la sous-répartition par bailleur du Pacte (Annexe 5-4 §5-4.5) ; plus le périmètre/la taille d'instrument du pilote AUSII CIV porté en tant que à confirmer dans le pipeline en aval (Annexe 5-5 Tableau 5-5.2). Aucun autre placeholder. Ceci est un volume de Couche 1 (ADFIC) : les chiffres de revenu commercial de RV Iroko SA (Couche 2) sont exclus par pare-feu, hors périmètre, et n'apparaissent pas. Aucun chiffre de surface externe n'a été inventé.


Banque — Annexes Techniques (Partie 3 de 3) : annexes relatives à l'institution décrivant l'ADFIC (Annexes 5-1 à 5-6). Établissement Institutionnel de l'ADFIC — République de Côte d'Ivoire. Référence du document : V015-AfDB-TA-Part3-Institution-v1-2026-06-21 · Version 1.0 — projet build-on-file. Re-template les Annexes Techniques YEIB PAR, Section 5 (Annexes Connexes YEIB) → ADFIC. Chiffres de Couche 1 uniquement ; économie de Couche 2 exclue par pare-feu. Chaîne d'autorité : Build Brief v1 du Bailleur Concessionnel (2026-06-21) → Reference Pack v2.0/v2.1 + supersessions CEO post-Jituboh → le présent document.


Voies d'accès aux bailleurs (complément)

L'architecture ci-dessus est agnostique au bailleur. Trois voies d'accès, non exclusives, ont été préparées sous forme de dossiers complets téléchargeables.

AfDB — African Water Facility (AWF/FAE) · MIC-TAF

Fenêtre primaire pour l'assistance technique d'établissement. Pack complet : Note Conceptuelle (D1), Rapport d'Évaluation (D2), Annexes Techniques (D-TA), Demande de Financement TA (D3). Positionnement : l'Agence dé-risque le pipeline eau du Grand Abidjan (PERIEP-GA) et accélère l'exposition de la Banque en Côte d'Ivoire.

Banque Mondiale — PASEA C4.1 · IPF

Voie d'entrée par restructuration de la composante 4.1 de PASEA (P177118, 250 M$ IDA, effectif depuis septembre 2024) ou IPF autonome. Argument de non-duplication : PASEA n'avait décaissé que 2,77 % fin 2024 — non par défaut d'opération, mais faute de capacité nationale d'absorption, de mesure et de structuration. L'Agence est ce substrat manquant. Aligné CPF / CCDR.

GCF — Readiness · Direct Access

Voie d'accès direct via la direction point focal (MINEDDTE) : programme Readiness pour la préparation, packaging du pipeline eau, et alignement sur le processus de conception du Fonds Vert (siège du Hub Régional à Abidjan).

Chaque voie est documentée dans son pack téléchargeable (AfDB · Banque Mondiale · GCF). Les paramètres économiques de la Layer-2 (RV Iroko SA) sont exclus de toute surface bailleur.