Paris · Abu Dhabi
rachid@regenerativeventures.design
Monsieur Amédé Koffi KOUAKOU
Ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité
République de Côte d'Ivoire — Abidjan
Monsieur le Ministre,
La Côte d'Ivoire dispose aujourd'hui de trois engagements climatiques de premier rang — le Pacte National pour l'Eau, la CDN 3.0 et le siège du Hub Régional du Fonds Vert pour le Climat à Abidjan — que les mêmes contraintes institutionnelles empêchent encore d'opérationnaliser : absence d'un mandat d'origination de projets à l'échelle du portefeuille sectoriel, insuffisance des capacités de mesure et de vérification, GIRE incomplètement déployée. La Quatrième Communication Nationale les a nommées explicitement. Nous proposons à la République l'instrument qui y répond.
Cet instrument — nom de travail ADFIC, Agence pour le Développement, le Financement et l'Infrastructure Climatique — est un substrat opérationnel : il renforce les acteurs qui existent déjà, sans s'y substituer. Il fournit la couche d'origination, de cartographie, d'audit et de structuration qui fait défaut à l'ONEP, aux agences de bassin, au Bureau du Marché Carbone et à la direction point focal GCF — il les sert ; il ne les remplace pas.
L'architecture de gouvernance que nous proposons comporte trois niveaux. Au sommet, un Comité de Pilotage présidé par le Premier Ministre, instance de souveraineté stratégique de l'Agence. À l'ancre opérationnelle, votre Ministère, désigné chef de file unique, conformément à la désignation du Pacte Eau — interlocuteur institutionnel permanent de l'Agence et titulaire de sa tutelle sectorielle. En coordination programmatique, un Conseil inter-ministériel réunissant MINHAS (lead), MINEDDTE, Eaux et Forêts et l'ONEP. Cette architecture résout la paralysie qu'aurait créée un modèle de co-tutelles coégales : le Premier Ministre arbitre en dernier recours sans que l'Agence accumule de pouvoir d'arbitrage ; vous assurez la continuité opérationnelle. L'Agence reste substrat.
Sur le plan budgétaire, deux points méritent d'être posés sans ambiguïté. D'abord, l'établissement de l'Agence ne crée pour l'État ni dette, ni garantie, ni charge éventuelle : l'Agence est conçue pour mobiliser des ressources, non pour en consommer. Ensuite, l'enveloppe d'amorçage est modeste au regard des capitaux qu'elle permet de débloquer — sans commune mesure avec la valeur des investissements qu'elle rend accessibles. Elle est mobilisable par plusieurs canaux : Banque mondiale, Fonds Vert, partenaires bilatéraux, enveloppes gouvernementales existantes. La voie la plus rapide reste à la main de l'État, qui peut engager la phase initiale sur ses propres ressources pendant que nous travaillons à en couvrir le coût par l'assistance technique mobilisée. Aucune ressource publique supplémentaire ne sera jamais requise au titre du fonctionnement de l'Agence elle-même : son rôle est de démontrer, contre les budgets engagés, le levier qu'elle génère.
Notre sérieux est documenté avant même ce courrier. À nos frais, à titre de contribution fondatrice, nous avons produit l'architecture complète — doctrine institutionnelle, méthodologie, corpus de recherche de plus de cent trente sources tracées — et préparé deux dossiers de financement complets, l'un pour la Banque mondiale, l'autre pour le Fonds Vert. La décision qui vous revient n'est pas d'engager un projet incertain : c'est de prendre la tête d'un dispositif déjà construit, documenté, et prêt à servir la République.
Nous vous invitons à nous accorder un créneau de présentation à votre cabinet, à la date de votre choix dans les semaines à venir, afin de vous soumettre la vision dans sa forme complète et d'engager avec vos services la session technique de validation des paramètres. C'est à cet horizon que nous souhaitons, ensemble, ouvrir la phase 0.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma très haute considération.
Mohamed Rachid NDIAYE
Fondateur & Directeur Général
Regenerative Ventures Advisory FZCO